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Communiqué de presse SLR 8 avril 2005

le 8 avril 2005

Le bilan de l’entrevue qui a eu lieu entre le comité de suivi des EG et le Premier Ministre accompagné de MM d’Aubert et Fillon, est très préoccupant. La seule bonne nouvelle concerne l’annonce pour 2006 de 3000 nouveaux postes. Pour le reste, sur l’ensemble des points en suspens depuis plusieurs mois, aucune réponse satisfaisante n’a été apportée :

- Nous avions demandé que 2005 marque le début du plan pluriannuel pour l’emploi. Rappelons qu’en 2005, l’emploi statutaire est en stagnation. Un refus net a été opposé à cette demande. Une nouvelle fois, le gouvernement préfère promettre pour demain ce qu’il refuse aujourd’hui.

- Sur la programmation de l’emploi scientifique dans le cadre de la LOPR. L’annonce de 3000 postes (correspondant au 2/3 de la demande annuelle formulée aux EG) pour la seule année 2006, n’est accompagnée d’aucune indication ni sur la politique de l’emploi pour les années suivantes ni sur l’amélioration de l’attractivité des carrières. L’annonce répétée d’une enveloppe globale progressant de 1milliard € par an ne garantit en aucun cas des mesures en faveur de l’emploi scientifique. L’année 2005 en est le meilleur exemple.

-  Sur la programmation du financement, nous demandions un doublement en 5 ans des crédits de base des organismes et universités permettant une croissance équilibrée de ces crédits et de ceux de l’ANR. Sur cette question également, rien n’a été annoncé.

Si le gouvernement refusait d’inscrire la recherche dans un cadre pluriannuel clair, pourtant essentiel à la relance de notre recherche nationale, nous serions forcés de considérer que l’annonce de 3000 postes en 2006 ne reflète qu’une préoccupation temporaire de lâcher du lest et de désamorcer un conflit en période pré-électorale. Nous avons besoin d’un arbitrage au plus haut niveau de l’Etat sur la programmation de l’emploi statutaire et des moyens pour les organismes et les universités. Nous n’avons pour l’instant obtenu que des promesses pour l’an prochain et la perspective d’une négociation avec un calendrier flou.

Devant ce constat, nous redisons avec force au gouvernement qu’il n’existe qu’une seule voie pour "sortir par le haut" de la situation actuelle : il faut qu’un texte de loi cohérent avec les propositions des Etats Généraux soit présenté début mai aux instances statutaires (Conseil Economique et Social + Conseil d’Etat), puis au conseil des ministres en juin, afin que sa discussion au Parlement puisse débuter au plus vite. A cette fin, il faut qu’une ébauche de texte, incluant la partie programmation, soit disponible très rapidement, et serve de base à des négociations avec les différents représentants de la communauté scientifique (en particulier les syndicats et SLR).

La démarche de SLR, depuis le début du mouvement, a été d’interpeller nos dirigeants et nos concitoyens sur la nécessité d’une politique de recherche cohérente, inscrite dans la durée, qui préserve des aléas conjoncturels ce secteur essentiel pour l’avenir de notre pays. La communauté scientifique s’est mobilisée pendant un an et demi pour définir ce que doivent être les points forts et les priorités de cette politique. Nous n’avons jamais joué, et nous ne jouerons pas, le jeu de la surenchère. Cependant, nous ne pourrons nous satisfaire d’annonces de circonstance, sans garantie de pérennité.

Aussi, nous appelons dès à présent tous les acteurs de la recherche et de l’enseignement supérieur, appuyés par nos concitoyens, à une journée d’action nationale dans la deuxième quinzaine de mai, au cas où un texte cohérent avec nos propositions n’aurait pas été soumis aux instances statutaires début mai.