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Compte rendu de l’assemblée générale du 20 mai 2005

le 24 mai 2005

150 personnes présentes à l’AG et environ 200 personnes dans la manifestation vers le vieux-port qui a suivi (nous étions plus du double en AG et près de 800 à manifester le 9 mars dernier)

  1. Résumé de la situation
  2. Prises de parole de l’assemblée
  3. Actions faites
  4. Actions proposées

1. Résumé de la situation. Depuis le mois de mars et malgré la manifestation du 9, une lettre au président de la République, la rencontre du premier ministre et des ministres Fillon et d’Aubert, l’avancement du projet de loi était complètement bloqué, le premier ministre ayant à plusieurs reprises reculé sur la date de sortie d’un texte. A partir de mi-avril, F. Fillon a mandaté JM Monteil, directeur de l’enseignement supérieur pour lancer une série de réunions de concertation où les représentants syndicaux n’ont pas été conviés et où ont siégé des représentants du Ministère et du Conseil d’état, la CPCN (CNRS), la CPU, la CP-CNU (Université), la CDEFI (écoles publiques d’ingénieurs), la CGE (grandes écoles), l’INSERM, l’INRA, le CNRS et des représentants du Comité de suivi des Etats généraux (presque tous SLR). Ces derniers avaient conditionné leur participation à 1) la sortie d’un texte devant ensuite être négocié avec SLR et les organisations syndicales, 2) le dépôt d’un texte de loi au Conseil Economique et Social à la mi-mai, 3) que le texte soumis avant le 15 mai inclue la partie programmation des moyens et des emplois. Ainsi qu’on peut le voir sur le site du ministère, ces discussions, portant sur des sujets essentiels (Agence de la Recherche, Haut conseil de la science, évaluation, gestion de la recherche universitaire, Instituts Carnot, ...) ont seulement conduit à des fiches très succinctes et générales (http://www.recherche.gouv.fr/lopr/index.htm), très éloignées d’un véritable projet de loi et ne comportant aucun élément de programmation budgétaire. Une représentante de la CP-CNU a fait ressortir des éléments insatisfaisants lors des discussions sur l’allègement de la charge d’enseignement, transformée en « modulation » de la charge d’enseignement et qui n’est pas accompagnée de propositions sur des créations de postes.

Il faut noter qu’en parallèle à cette concertation, aucune véritable négociation sur un texte de projet de loi et sur les moyens associés n’a encore eu lieu, alors que le ministre annonce un envoi du projet de loi au CES à la mi-juin. SLR a officiellement quitté ces concertations le 15 mai.

2. Prises de parole de l’assemblée

Un point soulevé à plusieurs reprises est le manque de lisibilité de la position actuelle du mouvement. Plusieurs participants souhaitent une attitude beaucoup plus musclée de SLR face à un gouvernement ne tenant pas ses engagements à plusieurs reprises, utilisant largement les effets d’annonce et qui, plus de 7 mois après les Etats Généraux, refuse toujours de sortir un vrai projet de loi et des éléments précis de programmation. Il est demandé au bureau SLR national de dénoncer fortement cette situation, de demander la sortie du projet de loi et l’ouverture de négociations.

L’Agence Nationale de la Recherche, qui a fait l’objet de plusieurs interventions en AG elle est ressentie comme un cheval de Troie : Déjà en place avant la loi, avec une logique totalement opposée à l’esprit des Etats Généraux : pas de membres élus, trop peu de recherche fondamentale, un pilotage qui échappe totalement aux scientifiques, une mise en place dans l’urgence. L’existence de cette agence montre bien que les « concertations » du gouvernement avec SLR ne sont qu’une mise en scène. Même les responsables des organismes s’en émeuvent. Il est demandé si SLR ne devrait-elle pas appeler à boycotter cette agence tant qu’elle ne reflète pas l’esprit des Etats Généraux ?

Un autre point évoqué plusieurs fois est celui de la programmation pluriannuelle des emplois ou plutôt de son absence actuelle. Il n’y a aucun poste créé en plus en 2005, les 1000 postes EC de 2004 n’ont pas tous été attribués. En outre, les postes ouverts dans les universités en 2004 sont suivis cette année par une baisse du nombre de postes ouverts. Dans ces conditions comment peut-on se féliciter des promesses de 3000 postes pour 2006 ? Pour illustrer l’absurdité de la situation des jeunes chercheurs d’emploi, un d’entre eux donne l’exemple d’un concours de maître de conférence très ciblé en Anthropologie des Pratiques Corporelles à Clermont-Ferrand : 155 candidats pour 1 poste !! Le côté central de la nécessité d’une programmation pluriannuelle des postes est réaffirmé par plusieurs intervenants et SLR doit continuer à la réclamer.

Plusieurs autres points sont évoqués comme le manque de mesures en faveur des jeunes chercheurs et en particulier les allègements de charge de cours envisagées pour les enseignants-chercheurs qui sont largement au-dessous des besoins. Il y a une inquiétude concernant les enseignements faits par les chercheurs qui devraient strictement rester sur la base du volontariat (cf Fiche Monteil gestion des ressources humaines).

3. Actions faites :

Des portraits de chercheurs expatriés et de chercheurs connus qui ne seraient pas financés par l’ANR sont en cours de réalisation. On en a fait 2 : une biologiste expatriée qui dépose des brevets en Australie, et Dirac, dont les travaux fondamentaux ont fait évoluer, de façon non anticipée au départ, des champs appliqués comme l’imagerie médicale. Ils seront publiés dans la Marseillaise et ailleurs sous peu.

Manif : on l’a faite même si nous étions assez peu par rapport à d’autres occasions, on a fini par un sit-in au Vieux Port. Présence de la Marseillaise, la Provence et M6.

4. Actions proposées :

- AG dans les labos pour expliquer la situation actuelle

- Pétition nationale, maintenant ou une fois que le projet de loi sort.

- Une proposition a reçu plusieurs échos favorables : Envoyer en masse des e-mails à l’adresse proposée an bas des fiches du ministère : lopr@recherche.gouv.fr, en réclamant la sortie d’un véritable projet de loi (et pas des fiches de travail) prenant en compte les conclusions des Etats Généraux.