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Accueil / Tribunes et Contributions / la recherche fondamentale selon J. F. Dehecq

la recherche fondamentale selon J. F. Dehecq

ou la vision d’un despote se croyant eclaire

Par Henni, le 27 janvier 2006

Bonjour,

dans l’article paru dans les Echos :

http://www.lesechos.fr/info/rew_met...

J. F. Dehecq dit etre partisan d’une recherche fondamentale "utile" et au service de l’innovation. Je ne peux qu’etre en desaccord avec ce genre d’inepties.

L’objet de la recherche fondamentale n’est pas de satisfaire les besoins ponctuels de l’industrie. Ceci ne veut pas dire que toutes les connaissances amassees ne peuvent etre exploitees d’une facon ou d’une autre.

Malgre sa formation , ses qualites et son experience je ne crois pas non plus J. F. Dehecq capable d’anticiper ce qui est "utile" dans le fondamental a moyen ou a long terme pour l’industrie.

Tout est utile dans la recherche fondamentale et dans toutes les disciplines. Subordonner la recherche fondamentale aux besoins de l’industrie est aberrant.

Si on avait par exemple impose aux grandes figures de la science du debut du XXe siecle de travailler pour les industries de l’epoque en ne leur permettant pas de speculer sur des choses abstraites et produire des connaissances dont l’application immediate est incertaine, il est probable que les technologies modernes telles que nous les connaissons actuellement releveraient encore de la science fiction !

J. F. Dehecq n’a pas le monopole du bon sens, mais se permet d’essayer de nous faire croire le contraire.

Autre chose de bien genant chez J. F. Dehecq :

le gouvernement, dans le mepris total des conclusions des etats generaux de la recherche, a propose un soi-disant pacte pour la recherche dont de nombreux aspects sont critiquables. J. F. Dehecq qualifie les dispositions de ce pacte de nouveaux instruments pour nous les chercheurs, dont la vaste majorite ne veut pas puisqu’ils ne repondent pas a nos aspirations. J. F. Dehecq se demande alors comment nous OBLIGER ! a nous en servir.

J’ose, en tant que citoyen francais, esperer vivre en democratie et exercer mon metier dans un cadre democratique sans avoir J. F. Dehecq (ou quiconque partageant sa vision autoritariste de la gestion de la recherche et de ses moyens) me disant si mes travaux lui sont utiles ou me forcant a utiliser les soi-disant instruments modernes de la recherche francaise.

Il nous reste du pain sur la planche pour defendre notre metier.

Cordialement,

H.