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"Sauvons la Recherche" s’associe à la manifestation du 7 Février pour l’abrogation du Contrat Première Embauche.

le 1er janvier 2006

Le 31 Janvier 2006 aurait dû s’ouvrir à l’Assemblée Nationale l’examen du pacte pour la recherche, dans le cadre d’une première procédure d’urgence. Mais le gouvernement a décidé d’y substituer, pour cause de nouvelle urgence, le débat sur la loi dite d’égalité des chances, qui prévoit notamment la création du Contrat Première Embauche. Ce contrat assorti d’une période d’essai de 2 ans concernera les moins de 26 ans et sera utilisable par toutes les entreprises quelle que soit leur taille.

Face à la violence sociale que constituent aujourd’hui le chômage, la précarité et la pauvreté, la solution proposée par le gouvernement est une mesure qui vise à augmenter la flexibilité de l’emploi en réduisant les droits sociaux de la génération la plus touchée par ces fléaux. Officiellement, cette flexibilité accrue n’est censée n’apporter que des avantages à ceux dont le quotidien se nomme CDD, stages mal ou non-rémunérés, travail au noir.

Cette mesure est d’autant moins acceptable qu’au même moment, le gouvernement refuse de mettre en œuvre une politique ambitieuse en matière de formation, alors qu’il est bien établi que la meilleure garantie d’accès à l’emploi passe par une telle politique. Pour que les formations de haut niveau ne soient pas réservées à quelques uns, issus des milieux favorisés, il faut augmenter considérablement les moyens des universités, offrir des bourses d’études plus nombreuses, engager un plan de construction de logements étudiants. Rien de tel n’est prévu. Pire, en refusant obstinément de mettre en place un plan pluriannuel pour l’emploi dans l’enseignement supérieur et la recherche, et en multipliant les recrutements sur contrat court, l’Etat contribue lui-même à la généralisation de la précarité parmi les jeunes.

Le mouvement « Sauvons la Recherche » a mis dès le départ au coeur de ses préoccupations l’idée que le destin d’une société dépendait de sa capacité à tirer le meilleur parti de ses talents, au premier rang duquel celui des plus jeunes. Il faut pour cela leur offrir le respect et la reconnaissance de leur travail, et une véritable perspective d’avenir professionnel. Parce que le gouvernement refuse, dans les faits, de prendre en compte ces principes, SLR dénonce le projet de CPE, et s’associe à l’appel des organisations syndicales et de jeunesse pour la manifestation du 7 Février.