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Rappel des propositions des Etats généraux pour l’Enseignement supérieur

Des Universités à hauteur des standards internationaux

Par Frédéric Sawicki, le 10 juin 2006

1. Un effort spécifique supplémentaire

Les enjeux sociaux de l’université dépassent ceux de la seule recherche (démocratisation de l’accès, vie étudiante, orientation, taux d’encadrement). Ils nécessitent un effort considérable sur ce secteur en termes et en termes de réforme. Les moyens de porter nos universités à la hauteur des standards internationaux doit être une priorité, tant pour les besoins de formation du pays, que pour l’équilibre et le bon fonctionnement de la recherche publique. Ce redressement se fera en s’appuyant sur les organismes, et non en les affaiblissant.

2. La réforme les universités

La réforme des universités ne passe pas par l’incantation d’une autonomie sans contenu ou sans rivages. Les situations n’étant pas uniformes, il faut promouvoir des solutions progressives et différentiées, ayant un cadre commun. Comme l’ont souligné les EGR, il convient d’enclencher une "spirale positive". Tous les aspects de ce problème, incluant la "gouvernance", devrait faire l’objet d’une grande négociation impliquant tous les intéressés, les organisations représentatives notamment.

S’agissant de la recherche, il est impératif que toutes les formations soient évaluées a priori par une instance nationale et que les universités soient, tout comme les organismes, évaluées a posteriori tous les quatre ans. Il conviendrait aussi de donner un rôle plus décisif à des Conseils scientifiques largement ouverts sur l’extérieur. La place de la recherche dans les instances devrait être renforcée par une représentation spécifiques des chercheurs, comme des doctorants. Ces réformes permettraient de donner progressivement aux universités la gestion de leur propre budget de recherche, aux mains du ministère actuellement.

3. La situation des personnels universitaires

Un point déterminant est celui le manque d’ITARF pour l’enseignement comme pour la recherche, leur déclassement et le taux élevé de CDD. Pour les E-C, la rapidité d’évolution des connaissances exige un lien accru entre production et transmission de celles-ci. Il convient donc de donner plus de temps, avec évaluation, aux E-C pour faire de la recherche (150 H, accroissement de l’accueil dans les organismes et des années sabbatiques).

Il serait souhaitable que par une réforme négociée des commissions de spécialistes (composition, périmètre) d’améliorer l’objectivité du recrutement. Le "suivi" des E-C, comme leurs promotions devraient prendre en compte toutes les activités : toutes doivent être évaluées, l’enseignement notamment.

4. La mise en œuvre les PRES

Un PRES a pour vocation de faire coopérer la recherche publique sur une base territoriale : il peut y avoir plusieurs PRES par région et inversement. Il est pluridisciplinaire et propose une offre de formation diversifiée et élargiefacilitant d’abord les coopérations "à la base" entre universités (conduisant ou pas à leur fusion à terme), mais aussi entre universités et grandes écoles comme entre organismes et universités. Il serait absurde de proposer un "modèle de PRES" : il convient les adapter aux conditions locales et de les faire évoluer progressivement. Mais leur direction ne saurait réduite à quelques responsables d’universités : une représentation élue des personnels est nécessaire.

5. Une contractualisation rénovée entre universités et organismes

En l’état actuel, les PRES se créent entre universités. Mais il ne saurait être question que les PRES déterminent seuls une politique scientifique sans négociation avec les organismes. La gestion par les universités de leur budget propre, comme les coopérations établies entre elles sont des éléments fondamentaux permettant un partenariat plus équilibré avec les organismes et une négociation contractuelle "d’égal à égal", chacun gardant la possibilité d’avoir ses "laboratoires propres" (§ III.2).

6. Une unification progressive des voies de formation

La recherche ne sera pleinement reconnue tant qu’un si petit nombre de cadres auront une formation par la recherche. De plus, les relations public-privé resteront difficiles tant que la formation des cadres restera partagée entre deux filières, universités et écoles d’ingénieurs. A l’heure de l’Europe, il faut avoir pour objectif de mettre fin à cette dualité par un rapprochement progressif des deux système au sein des PRES. Pour les grandes Ecoles, il n’y a pas obstacle qu’elles deviennent des instituts autonomes d’universités avec l’organisation de passerelles, de certains cursus communs, voire d’enseignants ou de laboratoires partagés. Pour les deux cents écoles payantes à prépa intégrée, la solution passe par le nécessaire remodelage des filières professionnalisantes universitaires, dans les quelles elles auraient toute leur place après une évaluation de l’offre de formation proposée.