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Conférence : Jeunes Chercheurs, un enjeu stratégique pour demain

Par Bertrand Monthubert, le 8 février 2007

La Confédération des Jeunes Chercheurs, en partenariat avec SLR, organise une conférence à Strasbourg le 16 février, au cours de laquelle plusieurs candidats à la Présidentielle s’exprimeront et débattront avec nous : F. Bayrou, C. Lepage et S. Royal ont confirmé leur venue, d’autres réponses sont attendues.

La Conférence « Jeunes Chercheurs, un enjeu stratégique pour demain » en direct sur CanalU, Colloques et Conférences web Télé – Université Louis Pasteur de Strasbourg

les vidéos restent consultables sur le site

Programme :
- 08h30 - Accueil
- 09h00 - Mot de bienvenue o Sophie Rohfritsch, VP Région Alsace (sous réserve) o Claude Kedinger, directeur de l’ESBS (sous réserve)
- 09h30 - Intervention de Gérard Tobélem (représentant N. Sarkozy, UMP)
- 10h00 - Films du festival du très court métrage de vulgarisation scientifique
- 10h15 - Pause café
- 10h30 - Intervention de François Bayrou (UDF)
- 11h00 - Table ronde « France et Europe : quel emploi pour les docteurs ? secteur privé, fonctions publiques »
- 12h30 - Intervention de Corinne Lepage (Cap21)
- 13h00 - Buffet
- 14h00 - Intervention de Olivier Gebuhrer (PCF) et Laurent Audoin (Verts)
- 14h30 - Table ronde « Rôle des chercheurs non statutaires dans le milieu académique »
- 16h15 - Pause café
- 16h30 - Intervention de Ségolène Royal (PS)
- 17h30 - Clôture : « Apport du Parlement Européen dans la construction de l’Espace européen de la recherche et la situation des jeunes chercheurs ? » par Catherine Trautmann, rapporteur au fond de la commission Industrie, recherche et Energie (ITRE)

Chaque table ronde consistera en une présentation en 10 minutes de la problématique par l’un de nos partenaires, 4 interventions de 15 minutes, suivies d’un débat présidé par la présidente de la CJC et son vice-président. Le programme détaillé de ces tables rondes peut être trouvé ci-dessous.

Vous pouvez télécharger le programme de la journée (au format PDF). Table Ronde du matin France et Europe : quel emploi pour les docteurs ? secteur privé, fonctions publiques

introduction : Danièle Blondel, administratrice ANDèS (Académie des technologies)

présidée par : Pierre Mayance, vice-président de la CJC en charge de l’emploi des docteurs (ANCMSP)

du point de vue :

- d’un membre du bureau national du Medef,
- d’un responsable de la réforme de l’État,
- de Jean-François Bolzinger, secrétaire général de l’UGICT-CGT,
- d’Emmanuel Boudard, représentant de la DG recherche de la Commission européenne.

De 11h00 à 12h45 : 4 interventions de 15 minutes puis débat.

Un quart seulement des docteurs récemment gradés sont amenés à intégrer l’enseignement supérieur et la recherche publique. Malheureusement, les derniers chiffres du Céreq montrent que le milieu académique maintient l’illusion du Graal d’un poste chez les doctorants, et en parallèle les emplois hors recherche dans le secteur privé se sont restreints.

Pourtant le doctorat est un cadre privilégié pour renouer des contacts entre deux systèmes séparés par un fossé obsolète, si l’on en juge par les évolutions sociales, et qui ont besoin l’un de l’autre pour assurer leur développement. Or les jeunes chercheurs sont l’interface idéale. Il convient donc de s’interroger sur le rôle stratégique du doctorat dans l’émergence de la Société de la connaissance et le développement de l’économie de demain.

La loi française et les directives européennes soulignent que le doctorat est une « expérience professionnelle de recherche ». Néanmoins, comment les jeunes chercheurs peuvent-ils jouer leur rôle moteur sans les salaires et couvertures sociales reconnues à toute autre profession ? Si le milieu académique ne démontre pas l’amélioration continue de ses pratiques ? Si le doctorat et les compétences qu’il requiert ne sont tout simplement pas connus par un grand nombre de dirigeants de PME, contrairement à la situation internationale ? S’il n’est même pas inscrit dans les conventions collectives françaises ? Si même la haute fonction publique ne donne pas l’exemple en valorisant ce grade aux concours et en reconnaissant les années d’expérience professionnelle qu’il représente lors des reconstitutions de carrière ?

Vous pouvez télécharger le programme de la table-ronde (au format PDF). Table Ronde de l’après-midi Rôle des chercheurs non statutaires dans le milieu académique

introduction : Bertrand Monthubert, président de SLR

présidée par : Maiwenn Corrignan, présidente de la CJC (D2R2)

du point de vue de :

- de Michel Granet, vice-président Recherche de l’Université Louis Pasteur
- de Geogres Hadzioannou, directeur de l’ECPM (CGE)
- de Hervé Baussart, président de l’Université de Lille 1 (CPU)
- de Leisley Wilson, secrétaire général de l’Assocation Européenne des Universités (EUA).

De 14h30 à 16h15 : 4 interventions de 15 minutes puis débat.

Les chercheurs non statutaires jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des universités françaises en contribuant à leurs missions. Qu’ils soient doctorants, ATER, sur contrat post-doctoral, ou simplement « bénévoles », ils signent en première ou seconde position plus de la moitié des publications de la recherche française et assurent une part importante des enseignements.

Ces activités professionnelles n’y sont pourtant pas reconnues comme telles au sein même des établissements. Ceci nuit à l’image que s’en fait le monde extérieur, alors même que leur situation instable nécessiterait au contraire une valorisation sociale. Et pourtant les réformes récentes impliquent la démultiplication de ces emplois (création des nouveaux types de contrats post-doctoraux, emplois sur projets financés par l’ANR, voire les PRES et les pôles de compétitivité...).

Que recommande l’Europe pour ces personnels ? En quoi une réforme de la loi sur les universités va t-elle améliorer la situation de ces personnels ? Tout ceci incitera-t-il les établissements à miser sur leur propre avenir en investissant sur les écoles doctorales (levier de réalisation d’une politique de recherche locale, lien enseignement/recherche, accueil administratif des jeunes chercheurs étrangers, suivi des docteurs, image de marque à l’international, développement des interactions avec le reste du tissu socio-économique) ? Les projets de gouvernance des établissements représenteront-ils enfin les personnels non statutaires dans leurs conseils centraux ? Cela permettra-t-il une meilleure gestion des carrières au sein de l’université ? L’autonomie rendra-t-elle les établissements et organismes responsables des conditions de travail illégales dans leurs laboratoires ?

Le site de la conférence : http://enjeu-strategique.cjc.jeunes....