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Discours de S. Royal à Strasbourg le 16 février 2007

le 19 février 2007

L’Enseignement Supérieur et la Recherche

Strasbourg – 16/02/2007

Madame la Présidente, Messieurs les Présidents, Chers amis,

Des Etats-Unis à la Chine, en passant par l’Inde, l’Allemange ou les pays scandinaves, le monde entre à grande vitesse dans la société du savoir et s’en donne les moyens. Pas la France, car sa recherche et son enseignement supérieur sont paupérisés. Nous sommes loin de respecter l’engagement d’y consacrer 3 % de notre PIB et, depuis 2002, notre effort de recherche a carrément baissé. Malgré ses atouts et le talent de ses chercheurs et universitaires, la France est à la traîne.

Nombre de jeunes chercheurs ne trouvent qu’à l’étranger les moyens de travailler qu’on leur refuse ici. Exil foréc plutôt que mobilité choisie et temporaire. Perte sèche pour le pays. Les chercheurs sont las des incantations sur la recherche moteur de la croissance et du rayonnement français car les actes les démentent. Ils s’inquiètent de la faiblesse de leurs moyens, et d’une gestion technocratique et comptable qui érige le court terme et la précarité en dogme.

Je viens de visiter un centre international de renommée mondiale, menant des travaux de recherche en génétique et en biologie moléculaire, fondé par Pierre CHAMBON, reconnu pour ses travaux sur la compréhension de l’expression des gènes. Je salue également les académiciens Jean-Marc EGLY, Jean-Louis MANDEL et Dino MORAS, ainsi que tous les personnels de l’institut qui m’ont présenté leurs travaux. Je profite de cette visite pour saluer également l’école de chimie strasbourgeoise où l’interface avec la biologie est forte, justement récompensée par le prix Nobel de Jean-marie LEHN, et pour rendre hommage à la mémoire de Guy OURISSON qui a soutenu et dynamisé l’association nationale des docteurs.

Je salue la présence à mes côtés de Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, qui a été un grand ministre de la recherche, de Jack LANG, qui a été un grand ministre de l’éducation nationale et de Jean-Yves LE DÉAUT, qui suit les questions de recherche dans mon équipe.

Un plan national en faveur de l’innovation

L’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation constituent le socle du progrès économique dans notre pays. La croissance de demain se prépare aujourd’hui. L’innovation s’inscrit désormais partout comme une composante essentielle de la croissance économique. Elle expliquerait pour moitié le taux de croissance des Etats-Unis et de nombreux analystes lui attribuent la réussite actuelle de l’Allemagne en terme d’exportations, car elle a permis d’offrir une compétitivité nouvelle, par la valeur-ajoutée, à leurs produits. Ainsi, dans une économie de la connaissance, l’innovation permet à nos entreprises d’engager la compétition avec des armes différentes que celle du bas coût et de l’alignement par le bas sur des compétiteurs utilisant le dumping social.

Innovation, création d’entreprises, dépôts de brevets, transfert de compétences et de technologies, recherche finalisée, recherche coopérative publique et privée, diffusion des avancées dans la société : dans ces domaines, notre pays prend chaque année un peu plus de retard. Si le nombre des entreprises issues des laboratoires de recherche a été multipliée par trois grâce à la Loi de l’innovation de 1999, seules 10% d’entre elles ont atteint une taille critique, la part nationale de dépôts de brevets européens diminue au rythme de 0,2 points par an. L’investissement en R&D privée est inférieur de 0,3% à la moyenne de l’OCDE, et la recherche collaborative entre l’industrie et la recherche académique, malgré les passerelles nombreuses, reste faible.

La recherche privée reste encore trop la prérogative des grands groupes qui portent près de 80% de l’effort financier. Nos PMI/ PME, trop petites, mal dotées, peu accompagnées par la commande publique ne peuvent répondre aux défis de l’innovation. Mais pour moi, ce retard n’est pas une fatalité !

L’innovation se nourrit de l’enseignement supérieur et la recherche. Plus l’entreprise, et notamment les PME, collaboreront étroitement avec les laboratoires publics, meilleure sera leur compétitivité. Notre politique visera à irriguer les secteurs traditionnels pour les moderniser, à favoriser la création de centres de recherche dans les grands groupes, à inciter les entreprises à employer des docteurs, qui sont le mieux à même de transformer en innovation des avancées scientifiques, à inciter les secteurs de l’économie qui ne réalisent qu’un trop faible effort d’investissement en recherche.

La loi sur la recherche et l’innovation de 1999 sera renforcée dans plusieurs directions. Nous réserverons une part importante des financements d’Etat au transfert de technologies vers les PME et à la création d’entreprises innovantes. Je souhaite, et je l’ai indiqué à Villepinte, que 15 % de l’aide accordée aux entreprises soit effectivement affectée à la recherche et au développement.

L’innovation, c’est aussi l’affaire des régions.

Les régions devront pouvoir mieux s’associer entre elles pour répondre aux enjeux européens des politiques communautaires qui mobiliseront les fonds européens. La région, l’Etat et l’Europe constituent trois leviers de l’organisation de la recherche. Les régions doivent pouvoir augmenter leur aide au transfert de technologies en ayant la possibilité de soutenir directement les fonds d’amorçage. C’est à ce niveau que doivent être pilotés les pôles de compétitivité, ainsi que la gestion de base des moyens accordés par l’Etat.

Un plan ambitieux pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche

Nous, le pays de la Sorbonne, nous qui avons inventé l’université, comment pouvons-nous accepter que nos facultés dégringolent chaque année dans le classement mondial des universités ?

Nous ne pouvons pas accepter cela.

Nous ne pouvons pas nous résigner à ce que la moitié de nos étudiants ne dépassent pas la deuxième année de licence.

Nous ne pouvons pas nous résigner non plus à ce qu’un quart seulement d’enfants d’ouvriers accèdent à l’université.

Ma conviction profonde est que le relèvement de la France dépend de son effort pour l’innovation et la recherche. La compétition est rude entre continents, Inde, Chine.

Il y a une fuite des chercheurs : 200 000 chercheurs européens sont installés en dehors de l’Europe.

L’effort français de recherche et de développement est en panne, nos universités et nos laboratoires sont soumis à la disette budgétaire. Mais je reprends espoir en vous voyant, jeunes chercheurs, réunis dans cet amphithéâtre. C’est avec vous quenous devaons préparer l’avenir de la France.

A l’heure des doutes, du découragement, de la colère exprimés par les scientifiques depuis trois ans, je suis persuadée que si nous faisons de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation une priorité nationale, le génie des femmes et des hommes de notre pays nous permettra de nous maintenir dans les tout premièrs rangs mondiaux.

Le pacte présidentiel que je porte s’engage pour l’Enseignement Supérieur, et la Recherche. Je suis déterminée à remettre à flot nos universités, à améliorer le financement public de la recherche et à encourager la recherche privée et l’innovation pour que notre pays reste compétitif au niveau international.

Si je suis élue, je m’engage à augmenter, pendant cinq ans, de 10 % les dépenses consacrées à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation. Cet engagement sera inscrit dans une loi d’orientation et de programmation. Celle-ci sera discutée en tout début de législature, après concertation avec tous les acteurs de l’université et de la recherche. Des mesures d’urgence seront prises dès 2007. Le coût budgétaire des mesures pour l’Enseignement supérieur, la recherche et l’innovation est chiffré à plus de 9 milliards d’euros à terme. C’est un effort sans précédent.

Le progrès partagé et maîtrisé

J’ai conscience que toute activité de recherche représente l’exploration de l’inconnu et la remise en question des certitudes. Elle est faite de questions surprenantes, de projets au long cours, de découvertes inattendues et imprévisibles. Le soutien qu’une société décide d’accorder à la recherche traduit la manière dont cette société vit sa relation à l’avenir. Je suis progressiste, donc convaincue que le progrès des connaissances doit contribuer à améliorer la condition des femmes et des hommes qui vivent dans notre pays et sur notre planète. Je souhaite que le progrès scientifique soit partagé, que ses conséquences soient maîtrisées, qu’il soit mis au service du bien public. Je veux conduire une politique qui utilise les résultats de la science pour réduire les inégalités, pour favoriser la justice sociale.

C’est pour cette raison que je souhaite renforcer l’implication des citoyens dans le processus de décision concernant les grands choix stratégiques. La recherche scientifique comme toute activité créatrice, doit disposer d’une grande liberté conceptuelle, à condition qu’elle respecte dans ses développements, nos valeurs, et en premier lieu les valeurs d’ordre éthique, qui sont le fondement d’une société démocratique. J’y veillerai.

Je refuserai toute coupure entre « Science au Nord » et « Science au Sud », je développerai une coopération scientifique exemplaire avec les pays en développement et les pays émergents.

Réduire les inégalités entre les étudiants, soigner la misère des universités

Notre effort doit bien sûr porter en premier lieu sur l’université. Elle est le cœur du système d’enseignement supérieur, elle a une mission primordiale : former des citoyens éclairés, des travailleurs inventifs et performants, des passeurs et des créateurs de savoirs. La sélection est féroce à l’université ; le taux d’échec y est trop important, il faut lui donner les moyens de donner les clefs du succès aux étudiants.

L’université est marquée par différentes inégalités : inégalité des chances entre étudiants issus de milieux sociaux différents, inégalité entre étudiants de l’université et ceux des grandes écoles, inégalité de traitement entre étudiants des différentes filières et des différentes universités, en fonction de leur taille ou de leur localisation, inégalité d’accès aux études entre étudiants en formation initiale et salariés en formation continue. La réforme de l’université doit avoir comme principe l’exigence d’une véritable égalité pour tous.

Améliorer le statut étudiant

Le principe d’accueillir tous les bacheliers qui souhaitent continuer leur formation dans un établissement d’enseignement supérieur doit être affirmé avec force. Je refuse toute sélection par l’argent. Cela implique de porter, en cinq ans, la dépense par étudiant dans les universités à hauteur de la moyenne des pays de l’OCDE. Je veillerai donc à la fois à améliorer la condition étudiante, à garantir un logement à tout étudiant, à relever les allocations logement, à donner la possibilité aux étudiants d’occuper des emplois sur les sites universitaires, à rendre la médecine préventive gratuite et obligatoire. Pour combattre la reproduction des inégalités sociales à l’université, je mettrai en place un nouveau système de prêts et j’instaurerai une allocation d’autonomie sous condition de ressources pour tous les étudiants qui acceptent de participer au soutien scolaire des jeunes en difficulté. Je veux que les universités permettent bien plus largement qu’aujourd’hui, la reprise d’études après une expérience professionnelle.

C’est un des premiers chantiers auquel s’attaquera mon gouvernement si je suis élue. Les universités doivent devenir des lieux attractifs pour les étudiants, et nous devons leur donner les moyens d’améliorer l’encadrement des étudiants. L’échec, notamment en premier cycle universitaire est à la fois un drame social et un gâchis pour le pays. En effet, pour un lycéen habitué à un travail très encadré, l’arrivée dans des cursus de type universitaire mettant l’accent sur le travail personnel libre, est un véritable choc. Beaucoup d’entre eux perdent pied, surtout la première année. Créer donc, au début du premier cycle, un suivi et un encadrement plus fort, une aide personnalisée qui pourrait se poursuivre durant les deux premières années d’enseignement supérieur, est nécessaire. Il est indispensable de rapprocher les taux d’encadrement des premiers cycles de celui des classes préparatoires.

Je souhaite développer un service public d’orientation associant largement les universités pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.

Les pôles de recherche et d’enseignement supérieur

Le lieu naturel pour accompagner ces évolutions est le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur. Il s’agit d’une des seules mesures demandées par les états généraux qui ait été reprise dans la loi sur la recherche. Il faudra pourtant donner une ambition supplémentaire aux pôles, qui, pour le moment, sont loin de répondre aux attentes de la communauté scientifique.

Un pôle a pour vocation de faire coopérer les différents établissements d’enseignement supérieur et de recherche sur une base territoriale. Ils doivent être, par nature, pluridisciplinaires, facilitant d’abord les coopérations « à la base ». Ils sont le lieu de l’élaboration de la politique scientifique de ses composantes.

Dans cet esprit, j’ai proposé que les régions aient compétence sur les bâtiments universitaires, sur le logement étudiant, ou encore sur les aides à l’innovation, tout en respectant l’égalité entre les territoires, grâce à un fonds de péréquation. Pour moi, plus d’autonomie pour les universités signifie la responsabilisation de l’ensemble des acteurs qui négocient dans le cadre de contrats les moyens alloués par l’autorité de tutelle en fonction de leur capacité à faire évoluer l’offre de formation et leur organisation pédagogique. Ces moyens seront bien sûr attribués en fonction de l’évaluation qui deviendra la règle pour les universités.

Soutenir les jeunes chercheurs

Je voudrais vous dire, aujourd’hui que je ne peux pas admettre le gâchis que constitue la fuite des cerveaux, le déficit de reconnaissance du doctorat dans le monde du travail. Je n’hésite pas à dire que la situation des doctorants, mais aussi celle des jeunes docteurs qui vaquent d’Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche en emplois précaires, qui s’exilent ou pointent au chômage est indigne d’un pays développé. Si l’on veut que les jeunes ne se détournent pas des carrières universitaires, des métiers de la recherche, il faut absolument former des défricheurs de l’avenir.

La reconnaissance du doctorat

La qualification du doctorat, qui est la référence européenne et internationale doit être considérée comme une première expérience professionnelle, conformément à la charte européenne du chercheur. Il faudra créer un statut du doctorant et revalorsier le montant minimum de l’allocation de recherche.

Je suis aussi très préoccupée par la situation des jeunes docteurs. Les débouchés dans le secteur privé sont insuffisants, ainsi qu’au sein de la fonction publique. Je vous promets d’étudier les propositions que vous me ferez à l’issue de ce colloque. Ainsi, le crédit impôt recherche pourrait pourrait être en partie conditonné à l’embauche de docteurs. Je souhaite que dans la recherche et l’enseignement supérieur, l’emploi stable soit la règle rapidement après la soutenance.

Resserer les liens entre recherche et enseignement supérieur

La recherche française, tout le monde en convient, souffre de l’empilement et de la démultiplication des structures : 21 organismes, 85 universités, 250 écoles professionnelles… Je voudrais donc simplifier notre système de recherche, lui donner plus de cohérence et de réactivité.

Je souhaite réaffirmer ici le rôle central des grands organismes de recherche comme le CNRS, le CEA, l’INSERM, l’INRA ou l’INRIA, qui font la fierté de notre système de recherche français, je proposerai des regroupements qui seront progressifs, volontaires et négociés autour de grandes thématiques. Je souhaiterais également que tous les laboratoires de recherche des différents organismes soient liés à une université.

Les établissements de recherche, comme les universités, doivent être correctement dotés de façon pluriannuelle, car ils assurent le financement de base. Ces financements doivent couvrir les coûts réels des laboratoires et des équipes. C’est aux organismes de recherche et aux universités réunis au sein des pôles de recherche et d’enseignement supérieur, que revient le devoir de financer de façon pérenne les structures.

L’équilibre doit être trouvé entre les financements sur les programmes et les structures, qui assurent la charpente du système et les financements sur projets qui doivent notamment permettre de développer des recherches plus ciblées, ou d’assurer la coopération entre secteur public et privé. Les missions de l’Agence Nationale de la Recherche seront donc redéfinies.

Enfin, il est nécessaire de moderniser la gouvernance des universités ; c’est ce que demandent à juste titre les présidents d’université.

Améliorer les carrières

L’attractivité des carrières dans la rechercdhe est trop faible. Si nous voulons que les vocations se multiplient et que les chercheurs ne partent pas ailleurs, nous devons revaloriser les carrières.

Pour donner plus de souplesse à notre système, je favoriserai les échanges entre chercheurs et enseignants-chercheurs. Je veillerai à ce que la participation des chercheurs aux enseignements soit incitée et reconnue.

Mais améliorer la recherche, cela passe aussi par l’emploi de personnels technique et administratif. J’ai déjà évoqué la nécessité de créer un plan pluriannuel de recrutement. Il comportera un volant important d’emplois de personnels administratifs, de techniciens ou d’ingénieurs car je veux leur redonner confiance et leur offrir la possibilité d’une carrière dynamique au service de l’université.

Un espace européen de la recherche

L’engagement de la France dans la construction de l’espace européen de la recherche et de l’innovation doit être clairement affirmé. Cet engagement ne doit pas se résumer à une incantation ou à des voeux pieux. Les structures de recherche et d’innovation en France doivent se développer et se réformer avec nos partenaires européens, en poursuivant la réforme universitaire, en appliquant la charte européenne du chercheur, et en créant une Agence européenne de financement de la recherche.

Comme je l’ai indiqué dans le pacte présidentiel, je demanderai également à l’Union Européenne que les dépenses publiques de Recherche & Développement ne soient plus inclues dans les critères du pacte de stabilité. L’Europe doit, en priorité, soutenir la recherche fondamentale qui constitue le socle indispensable des technologies innovantes. Je pense que l’Europe doit également coordonner l’installation des grandes infrastructures et des grands équipements et faciliter la mobilité des chercheurs. Je pense qu’il faudra proposer à l’Union Européenne d’augmenter par glissement le financement du 7ème programme cadre.

Instaurer le dialogue entre la science et la société

Le débat entre les chercheurs et les Français doit se développer au fil des interrogations soulevées par les grands problèmes mondiaux, comme les défis climatiques, énergétiques, démographiques ou éthiques, mais aussi par le développement social, culturel et technique des territoires. Je souhaiterais que nos choix en matière de climat, de nucléaire, de santé, d’urbanisme, de modes de vie sortent de la rubrique des faits divers et des gestions de crise pour entrer de plain-pied dans le débat démocratique, un débat ouvert à tous et inscrit dans la durée. Le rôle des chercheurs et des décideurs politiques ne peut se concevoir sans débat citoyen. Des assises régionales, des conférences de consensus, des auditions publiques parlementaires structureront le débat entre science et société. La culture scientifique doit être partie intégrante de la culture.

Conclusion

La Nation doit se mobiliser pour son université et sa recherche.

Le soutien à la société de la connaissance et du savoir va de pair avec l’affirmation du principe de progrès : progrès dans l’émancipation des peuples et des cultures, progrès pour la sauvegarde de l’environnement et le développement durable et équitable, progrès pour l’emploi, progrès pour la santé de nos concitoyens.

C’est d’un véritable « plan de mobilisation nationale » dont la science française a besoin aujourd’hui. J’en ai conscience. Je sais ce que l’avenir devra à la production et à la diffusion des savoirs. Le pari sur la recherche c’est le pari sur l’intelligence, sur une France ouverte sur l’Europe et qui compte dans le monde.