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Résumé du programme de José Bové en matière de Recherche

(5 mars 2007)

le 26 mars 2007

(Source : voir le pdf en pièce jointe)

Comité de campagne de José Bové 120/122 Bd de Ménilmontant 75020 Paris www.josebove2007.org

Paris, lundi 5 mars 2007

Madame, Monsieur,

Suite à votre courrier, veuillez trouver ci-joint un résumé du programme de José Bové en matière de recherche.

En vous souhaitant bonne réception, Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos respectueuses salutations.

L’équipe de campagne de José Bové.

Voici quelques unes des mesures que nous nous engageons à prendre :

• Un plan pluriannuel de création d’emplois sera décidé à hauteur de 5000 enseignants chercheurs, 1000 chercheurs et 3000 personnels IATOS par an. Les heures complémentaires seront massivement transformées en postes. Pour résorber complètement la précarité, les personnels travaillant dans les universités et les organismes publics de recherche seront intégrés dans la Fonction publique d’Etat. La simplification des carrières des personnels de recherche et de l’enseignement supérieur sera engagée avec le souci d’améliorer les carrières.

• Afin de renforcer les liens entre formation et recherche dans l’ensemble des cursus, de développer l’encadrement pédagogique des étudiants, l’ensemble des tâches assumées par les personnels de l’enseignement supérieur sera pris en compte dans la définition de leur service. Le service des enseignants chercheurs sera ramené à 150 heures. Le travail par équipe sera favorisé et l’interdisciplinarité encouragée.

• Le budget de fonctionnement par étudiant sera doublé sur une législature pour passer de 6000 euros/an au standard international de 12000 euros/an. Il s’agit de permettre aux universités et aux grands organismes de recherche publique d’assurer pleinement leurs missions de formation, de recherche, de rayonnement international. Des moyens conséquents doivent être alloués aux bibliothèques, accès internet, encadrement des TP, organisation des stages, initiation à la recherche, etc.

• L’effort public en matière de recherche sera doublé. La part totale recherche et développement portée à 3% du PIB. La politique scientifique visera la satisfaction des besoins culturels, économiques et sociaux. Elaborée et votée par le Parlement, elle s’appuiera notamment sur les avis d’un Comité National de la Recherche Scientifique représentatif, à majorité élue. Un grand plan de rénovation, de construction et d’équipement des centres de recherche et de l’université sera mis en œuvre. Les moyens de la recherche fondamentale assurant le développement d’un front continu des connaissances seront garantis.

La loi de programmation de la recherche votée en mars 2006 sera abrogée et une nouvelle loi mise en chantier à partir des conclusions des Etats-Généraux de la recherche tenus à Grenoble en novembre 2004. Un programme de développement de l’emploi public dans la recherche sera élaboré ainsi qu’un statut du chercheur pour en finir avec la précarité. Tous les doctorants pourront disposer d’un statut de chercheur en formation. De plus, un pré-recrutement d’enseignants-chercheurs sera mis en place pour accueillir des doctorants avec un statut de fonctionnaire stagiaire. L’emploi de docteurs dans l’industrie sera encouragé. Le doctorat ouvrira droit aux concours de la Fonction publique. L’agence Nationale de la Recherche, pivot du récent dispositif de pilotage de la recherche et de mise en concurrence des personnels, sera dissoute et les fonds dévolus à cette agence reviendront aux grands organismes de recherche (CNRS, INSERM, etc) et aux universités. Les laboratoires et les équipes de recherche seront assurés de disposer de crédits nécessaires à leur fonctionnement et au développement des activités de recherche. Ces crédits seront répartis par les organismes et les universités. Le financement récurrent des laboratoires ne saurait être inférieur à 70% des besoins. Un organisme national à structure démocratique, pourra financer de nouveaux projets émanant des laboratoires et axes thématiques de recherche. En lieu et place de l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur dont tous les membres sont nommés par le gouvernement, les structures d’évaluation des formations, des laboratoires et des personnels seront majoritairement composées de membres élus par les personnels. Afin de renforcer les liens entre science et société, il sera mis en place des financements pour des thématiques de recherche émanant du tiers-secteur (notamment les associations). Ceci permettra aussi de contrebalancer l’influence du privé dans la recherche sur des thématiques importantes (conséquences OGM, nucléaire, etc). Le rôle essentiel des organismes publics de recherche, notamment au CNRS sera affirmé. Une reforme des institutions de recherche sera engagée pour permettre leur indépendance face aux intérêts privés et favoriser l’intervention des travailleurs scientifiques et des citoyens. Un grand établissement public de recherche technologique et industrielle sera crée pour toutes les questions liées à la valorisation et au transfert technologique. Les rapports entre recherche fondamentale et application seront favorisés sur une base mutuellement avantageuse, sans subordination d’aucune partie à l’autre. Les activités de recherche seront placées hors du champ des négociations de l’OMC et les coopérations internationales dégagées de la tutelle de la banque mondiale. Le comité d’éthique sera transformé pour traiter démocratiquement de tous les problèmes que pose à notre société le développement des sciences et des techniques (nucléaire, OGM, etc). Les développements des formations supérieures et de la recherche publique encourageront les coopérations entre équipes européennes, entre l’Europe et les autres parties du monde, avec une forte composante d’aide au développement des pays du Sud. Nous refuserons toute décision européenne susceptible de mettre en péril la politique de recherche que nous mettrons en œuvre.