L’Association "Sauvons la Recherche" Groupes de travail Comités loc. et transv. Université de printemps 2011 EUROPE
Accès thématique Emploi et précarité Communiqués de SLR Actualités communiqués partenaires
Médiathèque Les archives Documentation revue de presse Tribunes et Contributions
accueil contact plan du site admin
caractères +caractères -
article
réactions (0)
Accueil / communiqués partenaires / L’INSERM : vers le morcellement et le pilotage de la Recherche biomédicale française ?

SNCS-FSU, SNTRS-CGT, CFTC, SGEN-CFDT de l’INSERM

L’INSERM : vers le morcellement et le pilotage de la Recherche biomédicale française ?

RASSEMBLEMENT DEVANT LE CONSEIL D’ADMINISTRATION de l’INSERM, le JEUDI 27 mars 2008 à 14H

le 20 mars 2008

RASSEMBLEMENT DEVANT LE CONSEIL D’ADMINISTRATION de l’INSERM, le JEUDI 27 mars 2008 à 14H au 101 rue de Tolbiac (Métro les Olympiades)

L’INSERM : vers le morcellement et le pilotage de la Recherche biomédicale française ?

Le Conseil d’Administration de l’INSERM examinera le jeudi 27 Mars un projet de réforme de l’organisation « fonctionnelle » de l’INSERM, le subdivisant en huit Instituts thématiques, dédiés chacun à un domaine biomédical. Chaque Institut disposera de son budget. Quelles en seront les conséquences sur les interactions, la transversalité, la mobilité des personnels ?

Ce sont les Directeurs des Instituts qui décideront « avec quelques experts » des créations d’Unités de l’Inserm, de leur budget et de la répartition des postes aux concours. Comment seront impliqués les Commissions et le Conseil scientifiques dans ces décisions ? Outre la gestion des laboratoires de l’INSERM, ces Instituts organiseront, de façon coordonnée la recherche biomédicale entre les différents organismes et agences. Le CNRS, l’Université, les CHU, l’INRA, le CEA, l’Institut Pasteur … sont ainsi concernés par cette réforme, qui n’a été présentée ni aux représentants des personnels ni à aucune instance scientifique de ces organismes.

L’INSERM deviendra un « acteur institutionnel national de coordination de la recherche biomédicale ». Mais quelle sera la place des Instances scientifiques d’évaluation dans ce nouveau schéma ? Ce sont les Directeurs des Instituts, organisés en Conseil de Direction avec les représentants des autres organismes partenaires, de l’INCA et l’ANRS, des régions… qui vont décider des programmes et actions prioritaires à mener grâce à un fléchage des postes au recrutement et à des appels d’offres donnant lieu à des demandes de contrats. C’est ce Conseil de direction qui déterminera les axes sur lesquels l’ANR lancera ses programmes dans le domaine biomédical. Nulle part il n’est indiqué que les Directeurs des Instituts devront s’appuyer sur les Instances scientifiques des Organismes pour prendre leurs décisions. Nulle part n’est indiquée la part de budget qui restera pour le financement récurrent des laboratoires par ces Instituts. A terme, la recherche en biologie en France pourrait donc être contrainte à se limiter à des recherches finalisées.

Sous la pression du gouvernement, on pourrait voir se mettre en place un financement totalement contractualisé de la recherche biomédicale, piloté par quelques uns, sur instruction gouvernementale, et cela sans qu’aucune réforme de fond n’ait été discutée avec les différents partenaires.

Pour nous, le financement sur projet doit seulement être un complément du financement récurrent. Les programmes concernés doivent être évalués par des Comités représentatifs de la communauté scientifique.

Venez manifester votre attachement à un mode de fonctionnement de l’Inserm permettant une recherche de qualité, qu’elle soit fondamentale ou plus appliquée, grâce à un financement récurrent attribué après une évaluation scientifique par des Instances représentatives de la communauté scientifique.

SNCS-FSU, SNTRS-CGT, CFTC, SGEN-CFDT