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Déclaration de la CGT, janvier 2004

Par Bertrand Monthubert, le 26 janvier 2004

Pour la Recherche scientifique

La politique de restrictions budgétaires qui frappe directement ou indirectement tous les travailleurs se heurte à un mouvement de résistance sans précédent au sein des institutions de recherche publique. Le 29 janvier, les travailleurs de la recherche scientifique manifesteront dans une très large unité syndicale, pour des mesures immédiates comprenant notamment le déblocage des crédits annulés depuis 2002 et le rétablissement de 550 CDD en poste titulaires de la Fonction publique. Par ailleurs, la pétition « Sauvons la recherche » lancée à l’initiative de directeurs de laboratoires a d’ores et déjà reçu plus de 26 000 signatures. Au-delà de ses conséquences pour les personnels de la recherche scientifique, et notamment les jeunes générations, les choix du gouvernement sont dangereux pour l’avenir de l’économie. Sans progrès scientifiques et technologiques continus dans les domaines les plus fondamentaux, c’est tout l’effort d’innovation dans les différentes branches de l’économie qui est compromis, induisant un affaiblissement de notre pays au niveau mondial. Au-delà du monde de la recherche, tous les salariés sont donc concernés. En se déclarant solidaire de l’action des chercheurs, la CGT invite toutes ses organisations à en expliquer l’importance et la portée et à prendre les contacts et les initiatives appropriés pour exprimer cette solidarité de lutte. La France a besoin d’une véritable politique scientifique qui ne limite pas le financement de la recherche à la glorification des vertus du marché. C’est pourquoi, la CGT appuie la demande d’un collectif budgétaire, premier pas nécessaire vers une croissance de la recherche à hauteur de 3% du PIB. Elle soutient la demande pour la tenue d’Assises nationales de la Recherche. En fait, la situation de la recherche est en danger dans la quasi-totalité des pays de l’Union européenne. Si l’on continue dans la voie actuelle, l’objectif de consacrer 3% du PIB européen aux dépenses de recherche et développement sera loin d ?être atteint. L’élaboration démocratique d’une véritable politique scientifique européenne, répondant aux besoins de la société et pas seulement aux impératifs de la compétitivité économique, n’en est que plus urgente.

Montreuil, le 26 janvier 2004