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situation des SDV : communiqué de SLR

le 17 novembre 2008

L’association "Sauvons la recherche" a pris connaissance avec étonnement et stupeur des principales conclusions du comité AERES d’évaluation de l’INSERM rendu public le 13 Novembre.

Nous sommes tout d’abord profondément choqués qu’un comité d’évaluation dont l’indépendance de jugement doit être la qualité première ait dû interrompre ses travaux pour répondre à une convocation élyséenne et rencontrer le président et son conseiller à la biologie et à la santé, Arnold Munnich.

Nous nous élevons ensuite fermement contre le fait qu’un comité dont le strict mandat était l’évaluation de l’INSERM et seulement de celui-ci, ait fait de longues recommandations visant à créer un seul institut national en sciences de la vie et de la santé, outrepassant ainsi très clairement son rôle d’évaluateur d’un institut.

Ces méthodes montrent très clairement que l’activité scientifique française est maintenant sous le contrôle politique total des dirigeants du pays, alors que l’indépendance de l’évaluation est indispensable. Elles indiquent d’autre part que les nouvelles structures scientifiques mises en place ces dernières années, telles que l’AERES et l’ANR ne sont que les rouages serviles de cette reprise en main.

Nous constatons avec effarement que les structures de recherche qui ont permis d’amener en quelques dizaines d’années la France à un rang très honorable eu égard au financement modeste de la recherche et de l’enseignement supérieur sont en train d’être démantelées dans le mépris complet de l’avis des personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur. Nous affirmons avec gravité qu’aucune autre structure existante ne pourra actuellement les remplacer, ce qui ne manquera pas d’affecter durablement les performances de la recherche du pays.

Nous nous opposerons par tous les moyens appropriés au démantèlement en cours des EPST et notamment du CNRS, dont le départ envisagé des sciences du vivant signe la mort prochaine, à l’explosion de la précarité dans nos métiers et à la suppression de postes statutaires. Dans un contexte où l’enseignement supérieur est lui aussi attaqué de toute part (révision du décret de 1984, masterisation, plan campus, etc...), la destruction des EPST conduirait la France dans une spirale de la déchéance aux conséquences tragiques.