L’Association "Sauvons la Recherche" Groupes de travail Comités loc. et transv. Université de printemps 2011 EUROPE
Accès thématique Emploi et précarité Communiqués de SLR Actualités communiqués partenaires
Médiathèque Les archives Documentation revue de presse Tribunes et Contributions
accueil contact plan du site admin
caractères +caractères -
article
réactions (0)
Accueil / Comités loc. et transv. / Ile de France / Paris centre / Motion de la conférence des doyens et directeurs d’UFR de Paris I sur le projet de modification du décret du statut des enseignants-chercheurs (Décembre 2008)

Motion de la conférence des doyens et directeurs d’UFR de Paris I sur le projet de modification du décret du statut des enseignants-chercheurs (Décembre 2008)

Par Julien Brossard, le 18 janvier 2009

MOTION SUR LE PROJET DE DÉCRET DE STATUT DES ENSEIGNANTS CHERCHEURS

La conférence des doyens et directeurs d’UFR, des facultés de sciences économiques et de gestion [de l’université Paris I] exprime sa profonde préoccupation en ce qui concerne le projet de décret sur le statut des enseignants chercheurs. La conférence s’étonne que les six missions définies dans la loi LRU (n° 2007-1199 du 10 août 2007) ne figurent pas dans les mêmes termes dans le projet de décret et que celui-ci apparaisse en forte contradiction avec les objectifs affichés du ministère concernant la formation des étudiants et leur insertion professionnelle. Sept points nous paraissent ici essentiels :

1) La modulation des services qui n’est encadrée par aucune garantie d’équité et d’efficacité.

2) La conférence relève que les nouvelles tâches (tutorat, encadrement des stages, tâches administratives, Campus numérique,) ne sont pas prises en compte.

3) Les promotions ne sont encadrées par aucune disposition d’objectivité.

4) La conférence déplore la disparition de la reconnaissance explicite des tâches de management et de gestion des directeurs d’UFR dans le projet de décret.

5) La conférence exprime sa profonde préoccupation pour les universités pluridisciplinaires où les disciplines scientifiques déjà fortement sur encadrées tendent à capter les postes des disciplines de sciences humaines et sociales elles-mêmes fortement sous encadrées.

6) La conférence reconnaît pleinement l’importance de la recherche constate que l’ensemble du dispositif comporte un danger certain de sacrifier la formation des étudiants au seul profit de la recherche, avec une survalorisation du classement de Shanghai qui ne concerne pas ailleurs que quelques universités scientifiques en France (10 au maximum sur les 84 universités).

7) La conférence constate l’émergence d’un nouveau mandarinat reposant sur les seuls critères de la recherche en contradiction complète avec le discours officiel du ministère sur la lutte contre l’échec des étudiants, le développement de la pédagogie et l’insertion professionnelle.