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Motion de l’AG du LAL (UMR 8607) du 10 février 2009

Par Julien Brossard, le 10 février 2009

Motion de l’AG du personnel du Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire(UMR 8607, Orsay) du 10 février 2009

(Lors de cette AG une présentation des réformes a été réalisée à l’aide du power-point suivant).

Face à la crise majeure qui s’est installée au sein de la communauté académique (universités, organismes de recherche) depuis ces dernières années notamment suite à l’adoption en août 2007 de la loi dite « LRU » et des réformes en cours au sein des EPST (notamment au CNRS). Face à des réformes mises en place sans réelle concertation, et face aux récents (22 janvier 2009) propos insultants du Président de la République Française envers l’ensemble du personnel de la recherche et de l’enseignement supérieur.

L’Assemblée du personnel du Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire (UMR 8607, Orsay ) réunie le mardi 10 février 2009 s’associe pleinement au communiqué du 9 février 2009 de la C3N et demande :

  • L’arrêt du démantèlement des organismes de recherche et leur maintien en tant qu’opérateurs de recherche indépendant en reconnaissant leurs rôles de garants d’une cohérence nationale (Le LAL a voté positivement à la consultation de la C3N) .
  • La restitution des 923 postes supprimés en 2009 dans l’enseignement supérieur et la recherche (dont les allocations de recherche, des contrats postdoctoraux et des postes ITA) ainsi que la mise en place d’un plan pluriannuel de création de postes statutaires.
  • La résorption de la précarité chez les enseignants-chercheurs, les chercheurs, les ITAs et les BIATOSS et la titularisation des contractuels. La suppression des chaires « organisme-université » et le redéploiement de ces postes au sein des EPST (pour le CNRS en 2009, la création de ces chaires diminue le recrutement de 90 chercheurs, soit une baisse de 25% par rapport à 2008 et 2007).
  • Le retrait du projet de décret sur les statuts des enseignants chercheurs, qui supprime tout cadre national et indépendant dans la gestion des services et des carrières.
  • Le retrait du contrat doctoral et une réelle amélioration du statut des doctorants et des jeunes chercheurs.
  • L’augmentation des salaires par l’allongement des grilles et la revalorisation du point d’indice.
  • Qu’il n’y ait pas d’individualisation des rémunérations, ainsi que le retrait du projet des primes au rendement (PFR).
  • Le retrait de la segmentation des métiers des EPST (métiers d’accompagnement opposés aux métiers de soutien) qui conduit vers l’externalisation à marche forcée.

L’Assemblée Générale est profondément attachée à la collégialité, l’indépendance et la liberté qui font l’essence du milieu académique que sont l’Université et les organismes de Recherche et que les politiques actuelles visent à détruire.

L’Assemblée Générale appelle donc l’ensemble du personnel du laboratoire à se mobiliser contre la destruction progressive d’un service public supplémentaire, celui de l’enseignement et de la recherche.

Motion votée en présence de 60 personnes environs.