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Motion des étudiants, enseignants du pôle Guyane de l’Université des Antilles et de la Guyane, et de l’IUFM de la Guyane (10 février 2009)

Par Julien Brossard, le 10 février 2009

MOTION VOTÉE EN ASSEMBLÉE GÉNÉRALE LE 10 FÉVRIER 2009

Les étudiants et enseignants du pôle Guyane de l’Université des Antilles et de la Guyane, et de l’IUFM de la Guyane, réunis en AG le 10/02/2009 :

- s’élèvent contre la diminution des postes dans l’enseignement supérieur et la recherche ;

- s’étonnent de la précipitation avec laquelle la réforme du recrutement des enseignants du premier et du second degré est menée, et du manque d’information qui circule sur les modalités du futur concours et du recrutement ;

- considèrent que le décret de modulation des services est porteur de menaces pour une université dépourvue de moyens comme l’UAG, où elle va nécessairement entraîner, à défaut de moyens humains supplémentaires, un alourdissement des services d’enseignement de tous : il risque de reléguer l’UAG en deuxième division des universités, et de transformer le pôle Guyane en un simple « collège universitaire de proximité » ;

- s’indignent du projet de démantèlement des EPST (Établissements Publics à caractère Scientifique et Technologique) et de leur transformation en agences de moyens.

- s’étonnent de la désinvolture avec laquelle l’agence d’évaluation (AERES) entend évaluer toute la recherche des Antilles et de la Guyane en visio-conférence depuis la Guadeloupe.

En conséquence, ils demandent :

  • Un retrait du décret sur la modulation des services ;
  • un retrait du dispositif qui se met actuellement en place pour modifier le mode de recrutement des enseignants du premier et second degré ; ce retrait doit absolument avoir lieu sur le plan national : nous ne voulons pas d’un moratoire concernant seulement les Antilles-Guyane ou la Guyane ;
  • l’annulation de la suppression de postes dans l’enseignement supérieur au budget 2009, et la création de nouveaux postes dans les années à venir ;
  • le maintien d’un rôle fort d’opérateur de recherche des EPST, décidant de sa politique scientifique, et ayant les moyens de la maintenir ;
  • le refus des évaluations par visio-conférence.

D’une manière générale, ils s’insurgent contre la dérive localiste introduite dans le système d’enseignement supérieur par les réformes actuellement mises en place.

Ils appellent l’ensemble de la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche en Guyane de se joindre à la journée d’action nationale du mardi 10 février, en cessant les activités pendant cette journée, et en informant autour d’eux sur les raisons de leur action.

Motion adoptée à l’unanimité (95 personnes présentes).