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Après le lapsus, le syllogisme de Mme Pecresse

Par Alexandre Goldsztejn, le 12 février 2009

Mme Pecresse termine son discours du 10/02/2009 à l’assemblée nationale par « Il n’y a pas d’amour sans preuve d’amour et des preuves à la communauté universitaire, nous [les membres du parti au pouvoir *] en donnons tous les jours » (je paraphrase de mémoire), nous invitant évidement à conclure qu’ils [les membres du parti au pouvoir] aiment la communauté universitaire. Analysons ce syllogisme : Madame la Ministre nous propose l’affirmation « pas de preuve d’amour implique pas d’amour » (ou de manière équivalente, « amour implique preuve d’amour »). Puis elle explique « nous donnons des preuves d’amour ». Il est maintenant clair que notre conclusion était trop hâtive : en effet, nous sommes face à un raisonnement du type « toutes les lanternes sont belles et une vessie c’est beau, donc toutes les vessies sont des lanternes ».

Je propose à Madame la Ministre une autre démonstration qui pourrait aider à éclairer son discours qui semble si mal compris. Un enseignant chercheur efficace sera bien évalué. De plus, si nous concentrons les moyens sur les enseignants chercheurs efficaces, la France sera plus productive. Ainsi, améliorer la productivité de la France passe par la concentration des moyens sur les enseignants chercheurs bien évalués. Evidement, la fausseté de ce syllogisme ne démontre pas son contraire.

Alexandre Goldsztejn

* Incluant notre Président et son discours du 22/01/2009, car qui aime bien châtie bien.