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Communiqué du PS, le 10 février

Article de l’AFP

le 11 février 2009

PARIS, 10 fév 2009 (AFP) - Bertrand Monthubert, secrétaire national PS à la Recherche, et les députés socialistes Marietta Karamanli et Jean-Yves Le Déaut, ont demandé mardi la "suspension" des réformes en cours dans l’université et la recherche et la constitution d’"une mission parlementaire" pour mener un débat.

"On a aujourd’hui une crise énorme dont le gouvernement et le président de la République sont entièrement responsables", a affirmé lors d’un point de presse, M. Monthubert, lui-même professeur d’université, en rappelant la forte mobilisation des enseignants-chercheurs et des étudiants contre les réformes de la ministre Valérie Pécresse.

"Le gouvernement conduit des réformes sans prendre le temps d’en discuter avec les forces constructives dans le secteur de l’université et de la recherche, préférant passer en force", a-t-il accusé.

Selon M. Monthubert, le gouvernement a fait du "cosmétique" en nommant une médiatrice, Claire Bazy-Malaurie, "qui n’est pas universitaire", ce qui "ressemble un peu à une provocation" et reste "un coup d’épée dans l’eau".

Ces réformes interviennent "dans un contexte budgétaire très négatif", avec "un millier d’emplois scientifiques en moins en 2009 par rapport à 2008", rappelle-t-il.

Pour sortir de la crise, il faut "suspendre les réformes en cours" sur "le statut des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants et les organismes de recherche" et geler des "suppressions d’emplois", souligne M. Monthubert.

Par ailleurs, les députés PS proposent la mise en place d’une "mission parlementaire" pour "ouvrir, enfin, une vraie négociation, permettant de travailler avec les acteurs du terrain qui ont des propositions à faire". Entre les réformes Pécresse et le statu quo, il y a d’autres "alternatives" possibles, lance M. Monthubert.

"Ces réformes sont mauvaises, on demande un moratoire pour discuter", a souligné Jean-Yves Le Déaut, député de Meurthe-et-Moselle pour qui "on a mis la charrue avant les boeufs".

"Il faut aborder la réforme de manière globale", "prendre le temps d’analyser la situation actuelle et proposer", a ajouté Marietta Karamanli, députée de la Sarthe.

em/cp/dv/df