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Motion votée par le CEMAf (11 février 2009)

Par Julien Brossard, le 26 février 2009

Motion votée par le CEMAf (Centre d’études des mondes africains) lors de l’assemblée générale du 11 février 2009.

Réagissant à la stigmatisation des personnels et aux bouleversements profonds imposés sans concertation à la recherche publique et à l’enseignement supérieur, le CEMAf se déclare « laboratoire en lutte » et appelle à la suspension ou au détournement des activités organisées en son sein. À l’unanimité des membres présents, il demande :
- le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs et la restauration des cadres nationaux des diplômes et des statuts ;
- l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche, notamment du CNRS, et le rétablissement de l’ensemble de leurs missions nationales (opérateur de recherche, labellisation des revues, évaluation scientifique des laboratoires) ;
- le rétablissement des postes supprimés en 2009 dans l’enseignement supérieur et la recherche (chercheurs, ITA, enseignants-chercheurs et BIATOS), ainsi que la mise en place d’un plan pluriannuel de création de postes statutaires ;
- la suppression des chaires « organisme-université » ;
- la fin des procédures d’externalisation et la résorption de la précarité pour toutes les catégories de personnel ; le déblocage et l’harmonisation des carrières ;
- l’abandon de la mastérisation pour la formation aux concours d’enseignement ;
- la révision du contrat doctoral, pour une amélioration du statut et des conditions de travail des doctorants ;
- un moratoire des expertises à l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et à l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) ;
- une large consultation de tous les acteurs concernés et une meilleure prise en compte des propositions émanant des Etats généraux de la recherche afin d’élaborer une nouvelle loi d’organisation de la recherche et de l’enseignement supérieur, et afin de mettre en place un système d’évaluation transparent fondé sur les principes de collégialité, d’indépendance et de compétence scientifique.