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Compte rendu de la manifestation du 11 mars

De la maternelle à l’enseignement supérieur et la recherche

Par Bérangère Dupont, le 11 mars 2009

Manifestations dans plus de 23 villes ! Envoyez-moi vos commentaires et vos photos à contact@sauvonslarecherche.fr


Vidéo de la manifestation parisienne : ici ou ici


Bordeaux

1500 à 1800 manifestants à Bordeaux, très principalement des étudiants, quelques enseignants-chercheurs, peu de chercheurs, quelques lycéens qui cherchent à faire redémarrer leur mouvement, pas de présence du primaire et du secondaire... Manif bruyante et joyeuse sous le soleil printanier.

Bourges

Nous étions environ 150 (ce qui est très bien pour la ville) nous avons défilé pendant 1h30 avec plusieurs arrêts sur des rond points. Nous avons fini devant la préfécture ou une délégation (IUT 1 EC + 1 étudiant, 1 UFR Science étudiant, 1 IUFM enseignant, 1 ENSIB EC). Des motions ont été remontés et ils ont été interessé par SYMPA et les problèmes que ca apporte.

Caen

3000 manifestants

Clermont Ferrand

Manifestation d’environ 1000 personnes à Clermont-Ferrand, dont de trés nombreux enseignants

Lyon

A lyon, environ 3000 manifestants. Après 6 semaines de manif hebdomadaire, avec une semaine à deux manif (celle du 10 a réuni 1500 personnes) c’était un super encourageemnt de constater que la mobilisation ne faiblit pas. Beaucoup de supérieur mais bien aussi des profs du secodnaire et primaire, des parenst d’élèves et quelques enfants (accompagnés de leurs parents :-) Fin devant le rectorat ou des désobéisseurs remattaient leur lettre. Un dispositif policier allégé (bienvenu pour éviter les provocations après la charge de Biovision), et pas d’incident en vue.

Marseille

A Marseille, ce sont 2.000 à 2.500 personnes qui ont manifesté. Un premier cortège (Marseille Nord, centre et est) a dévalé les rues à partir de la gare Saint-Charles pour rejoindre la Canebière. Un autre cortège (Marseille-Sud) a manifesté à partir de Castellane pour rejoindre la Canebière par la rue de Rome. Après la jonction devant l’IUFM, le cortège, très animé (beaucoup de musiques et de chansons a descendu la Canebière et rejoint le Vieux port où il a longtemps stationné. Une partie de la manifestation a continué en cortège vers le palais du Pharo. Quelques enseignants du secondaire étaient présents, mais moins qu’espéré ... Rendez-vous pour le 19 mars où l’on attend une immense manif de plus de 100 000 personnes !

Nantes

500 personnes en fin d’après midi devant les grille de la préfecture à Angers. Il y avait comme un frémissement de quelque chose de grand en cours de préparation ; des enseignants chercheurs, des enseignants du secondaire et du primaire, des étudiants mobilisés et même des étudiants de l’IUT de Cholet et quelques personnel des EPST. Bref des convergences en cours de constitution.

Orléans

Environ 700 personnes se sont retrouvées cet après-midi devant la cathédrale. Les universitaires et étudiants portent la lutte a Orléans, les chercheurs étant discrets. Très peu d’enseignants du primaire ou de collège étaient la, la FCPE était absente.Est-ce le résultat de luttes syndicales fratricides ? Le cortège n’en a pas moins visite successivement le conseil régional et le rectorat , au son de chansons vivement applaudies. 5 semaines de grève, c’est beaucoup pour un mouvement local qui fatigue. Il est vraiment temps de porter un coup fatal au niveau national si l’on veut tirer parti de toutes ces énergies et leur donner une chance de succès.

Paris A Paris, environ 25.000 personnes ont battu le pavé sous le soleil de République à Nation, l’un des parcours traditionnels des manifestations parisiennes. étant partie lentement, en accordéon, avec nonchalance... Sous le soleil "exactement". Bon, c’était plutôt IUFM, Facs, Laboratoires ou Instituts, que vraiment "De la maternelle à l’Université - enseignement et recherche" ; mais sympa quand même, et dynamique du côté étudiants, toujours.

Vidéo de la manifestation parisienne : ici ou ici

Pau

Un peu plus de monde aujourd’hui (par rapport au 5 mars) : 400 à 600 personnes (sans garantie ...). On essayera de faire mieux la prochaine fois (le 19 mars). Le blocage de l’université avait pris fin aujourd’hui (suite au vote hier d’une AG des étudiants), mais la plage horaire 11h-15h avait été "banalisée" par le président J.L.Gout, de sorte que les étudiants et les BIATOS qui le souhaitaient ont pu participer à la manif.
- Rassemblement 11h30 devant le complexe de la République. Bonne participation de l’IUFM avec caddies et pancartes humoristiques. Nombreuses pancartes syndicales. Présence de parents d’élèves (FCPE) et d’enseignants du primaire et du secondaire.
- Défilé dans la rue Serviez (rue commerçante), quelques distributions de tracts.
- Nouveau rassemblement place Clémenceau vers midi. "Freezing" (lecture à haute voix simultanée de différents livres en plusieurs langues par une vingtaine de personnes, entrecoupée de minutes de silence total).

Poitiers

Le président de l’université de Poitiers a "pété les plombs" diraient certains. Je ne sais pas si on peut reproduire un article de presse "en l’état" mais on peut au moins reprendre les propos qui sont édifiants. Une réponse argumentée qui fera l’objet d’une conférence de presse est prévue vendredi prochain. (voir en pièce jointe)

Manifestation unitaire « De la maternelle à l’enseignement supérieur et la recherche » du mercredi 11 mars, nouvelle étape pour exprimer nos revendications, en convergence avec l’enseignement primaire et secondaire : la qualité de la formation et du recrutement des enseignants est un enjeu essentiel pour l’avenir des élèves et de la société ; A POITIERS RDV 14h30 PLACE DE L’HOTEL DE VILLE :50 000 manifestants dans toute la France dont environ 1000 à 1500 sur Poitiers), voici le programme des deux prochains jours jeudi 12 mars :
- Série de conférences (amphi A de Sciences Nat). 10 heures : "Darwin 2009..." (Didier Bouchon) 11h15 : "histoire de la "génétique moléculaire..." (Bruno constantin) 14h : Table ronde-débat sur " Le fonctionnement de notre Université et les valeurs communes que nous voudrions la voir véhiculer..." (Thierry Ferreira) 15h30/16h (sous réserves) : "Chimie verte et durable à partir de tournesol, de colza, de matières premières renouvelables" (Joël Barrault)
- autres conférences (Place d’armes) 13h avec sandwichs (non fournis par les organisateurs !) "Pourquoi et comment la Révolution en 1789 ?" (Anne Jollet) 14h30-17h30 : projection du film "La sociologie est un sport de combat. Pierre Bourdieu", de Pierre Carles, 2001, 2h26 à l’initiative du département de sociologie Appel à tous les collègues pour diffuser l’information et pour distribuer des tracts autour de ces manifestations, en particulier place de l’hôtel de ville,

Reims

Environ 800 manifestants, plus que les semaines précédentes. Les facultés étaient bloquées.

Rennes

Un soleil printanier pour une manif colorée, avec, en plus des enseignants et étudiants des deux universités de Rennes et de l’IUT, la présence de l’IUFM et des professeurs des écoles et collèges. Au moins 2000 personnes. Construction devant le rectorat d’un mur de classes en danger de fermeture. http://mathsrennes1.blogspot.com/2009/03/retour-de-manif.html

Strasbourg

A Strasbourg, 2.000 personnes se sont rassemblées place Kléber, des incidents ont eu lieu avec la police :

pour plus de détails sur Strasbourg. La lutte se radicalise, la répression policière prend de l’avance. Strasbourg, où la manifestation était tout à fait pacifique. Nous avons manifesté de la fac à une place centrale, la manif a continué vers la gare, jusqu’à une explosion de violences policières sans sommations Après ces violences, quelques 500 personnes, remontées par les matraques policières ont bloquées l’entrée de la gare, puis bloquées une entrée d’autoroute, avant de se faire courser par une brigade de CRS, et pouvoir rejoindre la fac Il semblerait que la police ait des ordres pour durcir ses interventions

(Témoignages en pièce jointe)

opendocument text - 24.4 ko
Strasbourg-le11.03.08

Toulouse

5000 manifestants.


Article AFP :

PARIS, 11 mars 2009 (AFP) - La mobilisation universitaire a repris mercredi du poil de la bête, avec 30.000 à 60.000 manifestants dans tout le pays et comme principal motif de mécontentement la réforme de la formation des enseignants, objet de discussions au ministère de l’Education. "République ! On tue ton école, ton université et ta recherche", pouvait-on lire en rouge sur une banderole portée par des étudiants à Paris. Des manifestants opposés à la réforme de la formation des enseignants, ou masterisation, criaient de leur côté : "On veut un Capes, pour pas finir CRS". A Caen, les slogans allaient de "Enseigner, ça s’apprend", pour défendre les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), à "Crise de la quarantaine pour les IUT : 40 ans de succès, -40% sur le budget", en signe d’inquiétude quant aux moyens des Instituts universitaires de technologie. Entre 30.000 personnes de sources policières et 60.000 pour les organisateurs ont manifesté, selon un décompte des bureaux de l’AFP dans 21 villes, dont 8.000 à 25.000 à Paris, 2.500 à 4.000 à Lyon, 2.400 à 5.000 à Rennes, 2.300 à 5.000 à Toulouse, 2.700 à 3.000 à Caen. Cette sixième journée de manifestations est donc la deuxième ayant rassemblé le plus de monde depuis le début du mouvement universitaire, après celle du 10 février (43.000 à 100.000 personnes) mais avant les deux dernières des 26 février et 5 mars lors desquelles le mouvement avait faibli. Il faut dire que l’appel de mercredi avait un slogan large - "de la maternelle à l’université" -, susceptible d’attirer, mais il faut constater aussi que, à l’instar de la manifestation parisienne, les enseignants du primaire et du secondaire étaient peu nombreux, le cortège étant essentiellement constitué d’enseignants-chercheurs, étudiants et autres personnels des universités. Signe de la vigueur persistante du mouvement universitaire, de nouvelles universités ont été bloquées mercredi, comme Toulouse Paul-Sabatier ou Bordeaux-IV. Les organisateurs de la journée, comme Sauvons l’Université ou le syndicat Snesup, ont exprimé leur insatisfaction quant au compromis trouvé vendredi sur le statut des enseignants-chercheurs, signé par des syndicats "minoritaires" et qui ne plafonne pas la hausse possible des heures de cours des professeurs. Mais, avec l’emploi, le principal motif de mécontentement était la réforme de la formation des enseignants, dont les manifestants demandent le report d’un an, critiquant notamment son caractère précipité et le manque de formation devant leurs classes des futurs enseignants. "La masterisation des enseignants est ce qui cristallise le plus les inquiétudes car elle aura des répercussions sur l’ensemble du système éducatif", a commenté dans le cortège de Bordeaux Julien Verger, un des porte-parole du collectif départemental "Sauvons l’éducation". A ce sujet, le ministre de l’Education, Xavier Darcos, multiplie les contacts et discute des modalités concrètes de la réforme mais, interrogé à l’Assemblée nationale, il n’a pas évoqué la revendication d’un report d’un an. "Le temps d’activité du jeune enseignant - le temps seul devant sa classe, le temps passé avec son tuteur et le temps en formation continue - ainsi que la nature même de l’offre de formation continue" dans les universités font l’objet des actuelles discussions, a déclaré à l’AFP l’entourage de M. Darcos. "Les revalorisations de carrières", liées à la réforme, font aussi l’objet de discussions "qui ne sont pas terminées", a-t-on ajouté. bur-def/ed/fm Education-universités-recherche-gouvernement-Sarkozy Nicolas Sarkozy parle réforme avec des enseignants et des chercheurs