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L’INRA aussi dans les turbulences

le 13 mars 2009

Une des facettes de la politique de démantèlement des organismes de recherche par le gouvernement est la mise en place du « Consortium » regroupant, sous statut de PRES- EPCS, l’INRA (EPST) avec le CIRAD (Etablissement à caractère industriel et commercial) et certaines grandes écoles (AgroParisTech, AgroRennes, Agro Montpellier, Véto Toulouse). On a eu du mal à comprendre pourquoi cette différence apparente entre un tel regroupement et la dislocation en Instituts du CNRS et de l’INSERM. Pour la comprendre, il suffit de lire le projet de décret et surtout son annexe constituant le consortium, qui est explicite. Il s’agit d’orienter l’INRA vers une dimension purement appliquée, les axes thématiques affichés du consortium étant « Production de ressources, transformation des ressources, et gestion des milieux »…oubliant la production de connaissances, qui constitue au moins la moitié de l’activité de l’INRA ! Quand on met cela en parallèle avec les préconisations du rapport Godet sur les Sciences du vivant qui prévoit de faire passer les « recherches les moins finalisées de l’INRA » dans l’Institut Unique en gestation, le dépeçage de l’INRA devient ainsi d’actualité. En fait, pour l’INRA comme pour tous les autres organismes, ce que le gouvernement cherche à faire c’est faire sauter le statut d’EPST et les transformer en agences de moyens. Les personnels INRA ne s’y sont pas trompés. Ils revendiquent le retrait du consortium dans de nombreuses motions d’assemblées générales de centres, de conseils scientifiques de centre et de départements scientifiques. La direction ne peut aujourd’hui s’appuyer sur aucun soutien de quelque sorte que ce soit, à tous les niveaux hiérarchiques. Elle a néanmoins tenté de faire passer en force son décret à un CTP le 5 Mars. Des personnels venus de 20 centres de toute la France, avec CGT, CFDT et SUD, ont envahi ce CTP et empêché qu’il se tienne. Qu’à cela ne tienne, la Direction a re-convoqué un nouveau CTP le lendemain matin et voté, toute seule, son texte, aucune organisation syndicale n’acceptant de siéger. L’enjeu est aujourd’hui le conseil d’administration du 2 avril, qui doit valider de manière définitive le décret sur le consortium. Nous appelons à l’en empêcher.

Alain Roques, Secrétaire National de la CGT-INRA