L’Association "Sauvons la Recherche" Groupes de travail Comités loc. et transv. Université de printemps 2011 EUROPE
Accès thématique Emploi et précarité Communiqués de SLR Actualités communiqués partenaires
Médiathèque Les archives Documentation revue de presse Tribunes et Contributions
accueil contact plan du site admin
caractères +caractères -
article
réactions (0)
Accueil / Actualités / OCCUPATION DU CNRS : ADRESSE AU PREMIER MINISTRE

OCCUPATION DU CNRS : ADRESSE AU PREMIER MINISTRE

le 26 mars 2009

Paris, le 26 mars 2009, 15h30

Depuis huit semaines, la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche est engagée dans un conflit avec le gouvernement portant sur l’ensemble de la politique scientifique et universitaire. Ses revendications ont été clairement exprimées et soumises aux Ministères de tutelle dès le début du mouvement. Nous avons toujours demandé une réponse globale à ce qui constitue une crise profonde de la formation et de la recherche, tant dans les universités que dans les EPST. Le Pacte pour la Recherche et la loi LRU organisent depuis plusieurs années l’affaiblissement et l’appauvrissement du service public d’enseignement supérieur et de recherche.

Nous, personnels et étudiants, avons choisi aujourd’hui le CNRS comme symbole de l’application d’une politique autoritaire, méprisante et irresponsable. Le premier levier de cette politique est l’extinction de l’emploi scientifique, qui passe par une suppression massive de postes statutaires, remplacés par des postes précaires dans les universités comme dans les organismes publics de recherche.

Le siège du CNRS est occupé depuis ce matin, à la suite de la réunion du Conseil d’administration de l’organisme. Nous exigeons la restitution des 1030 postes supprimés cette année dans l’enseignement supérieur et la recherche. Nous n’accepterons pas qu’ils soient remplacés par des emplois précaires. Nous nous adressons solennellement au premier Ministre pour obtenir le rétablissement des emplois supprimés. Nous ne quitterons le siège du CNRS qu’après satisfaction de cette exigence.

Nous sommes ici chez nous. Nous reviendrons aussi souvent que nécessaire.