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Les succès du CNRS dans la valorisation survivront-ils au "gestionnaire unique" ?

Par Henri Audier, le 29 juin 2009

On savait déjà que le CNRS était le premier organisme européen par ses publications, ainsi que pas son taux de succès aux appels d’offre de l’European research council ici. Mais on connaissait moins ses réussites dans le domaine de la valorisation. C’est ce que révèle l’interview donnée à Marc Mennessier (LeFigaro.fr, 24/06/09) par Marc Ledoux, directeur de la politique industrielle du CNRS.

" Si en 2000, seuls 4 % des 25 500 chercheurs, ingénieurs et techniciens rattachés au CNRS avaient déposé au moins une demande de brevet, ils étaient trois fois plus nombreux l’an dernier, la proportion d’inventeurs passant à 12,5 % ! La qualité de ces brevets s’est nettement améliorée. Le taux de rejets qui tournait autour de 30 % il y a quelques années, n’est plus que de 10 %. Enfin sur 295 brevets publiés en 2008, 130 sont déjà exploités industriellement par cession ou licence".

"Dans certains cas, l’inventeur est incité à créer sa propre entreprise. Depuis dix ans, 45 à 50 start-up voient le jour chaque année et plus de 80 % d’entre elles existent toujours."

Le problème aujourd’hui est qu’au nom du "gestionnaire unique", les brevets seront décomptés au nom de l’établissement hébergeur de l’UMR. Il sera alors facile de dire que les personnels du CNRS sont dans leur tour d’ivoire et "ne produisent rien". On entend déjà Belloc (et ses trois publications citées trois fois) exiger la peau de l’organisme. Du moins de ce qu’il en restera.