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L’organisation de la recherche en biologie en France va être bouleversée

Par SLR, le 22 janvier 2010

Depuis de nombreuses années, la communauté des biologistes français débat de façon sporadique du bien-fondé de la création d’un Institut Unique des Sciences de la Vie dans lequel seraient regroupés l’INSERM, la biologie du CNRS et celle du CEA. Cette proposition est ressortie en force en octobre 2007, dans un article des Echos qui annonçait la création, sous la direction d’André Syrota (alors au CEA) d’un "mastodonte aussi gros que le CNRS (…) qui piloterait toutes les recherches françaises dans le secteur de la santé" [1]. Tout était dit dans ce raccourci : il ne s’agissait pas de discuter d’un Institut idéal des Sciences de la Vie, mais de mettre en place une structure de pilotage pour des recherches en biologie devant se confondre avec le domaine de la santé, c’est-à-dire ayant des applications médicales prévisibles.

Les réactions hostiles qui ont suivi ce ballon d’essai ont provoqué un recul tactique et provisoire du pouvoir. En effet, depuis ce premier coup de sonde, la volonté gouvernementale de restructurer la recherche publique en biologie pour obtenir le pilotage recherché s‘est manifestée à de nombreuses reprises. Cette volonté a pris une tournure encore plus inquiétante, pour qui lit avec attention le récent plan stratégique de l’INSERM [2], mis en perspective avec les projets des industries pharmaceutiques [3]. Cet examen révèle une collusion de plus en plus manifeste entre le pouvoir politique et les dirigeants des grandes entreprises de l’industrie pharmaceutique. On verra que dans ce fonctionnement, les dirigeants d’organismes de recherche publique ne montrent aucune indépendance, ne représentent aucunement les chercheurs de leur domaine, se comportent comme des fonctionnaires d’autorité qui exécutent avec docilité la politique gouvernementale. Cela concerne avant tout le responsable de l’INSERM, son équivalent au CNRS s’étant abstenu de toute prise de position durant cette période.

L’Aviesan, structure de pilotage de la recherche française en biologie

Depuis 2007, le gouvernement n’a pas changé de cap. Début 2008, il annonçait le découpage de l’INSERM en 8 Instituts, suivi de celui du CNRS en 10 Instituts en juin de la même année. Fin 2008, l’INSERM était évaluée, dans le cadre de l’AERES, par un comité présidé par Elias Zerhouni. Ce dernier était longuement reçu par le président de la République, et en recevait une décoration. La commission Zerhouni, n’avait évalué que l’INSERM, mais rendait des conclusions sur la réorganisation de l’ensemble de la recherche en sciences de la vie, notamment au CNRS, et préconisait la création d’un Institut Unique des Sciences de la Vie et de la Santé.

Les découpages du CNRS et de l’INSERM avaient préparé la création, en avril 2009, de l’Alliance Nationale des Sciences de la Vie et de la Santé (Aviesan), regroupant tous les organismes de recherche publique en biologie et santé, en particulier l’INSERM, l’Institut National des Sciences Biologiques (INSB, ex département des Sciences de la Vie) du CNRS, le département Biologie du CEA, l’INRA, l’Inria, l’IRD, l’Institut Pasteur et la CPU (Conférence des Présidents d’Université). L’Aviesan est placée sous la présidence d’A. Syrota, devenu entre-temps PDG de l’INSERM. L’Aviesan comprend une dizaine d’ITMO (Instituts Thématiques Multi-Organismes), ayant pour l’essentiel les mêmes intitulés et les mêmes responsables que les Instituts de l’Inserm créés un an plus tôt. Non seulement l’INSERM et l’Aviesan ont les mêmes dirigeants (direction générale et Instituts), mais le plan stratégique adopté le 23 novembre 2009 par l’Inserm a été présenté quelques semaines plus tard par A. Syrota, devant le conseil scientifique de l’INSB, comme le plan de l’Alliance : l’INSB était mis devant le fait accompli.

Il y a donc peu de doutes qu’avec une Alliance pilotée par A. Syrota, le gouvernement poursuit son projet d’Institut Unique des Sciences de la Vie et de la Santé, dont la direction devait, dès octobre 2007, être confiée au même A. Syrota. A l’appui de cette affirmation, on peut lire dans le plan stratégique INSERM/Aviesan du 23 nov 2009 : "La création d’un institut unique des sciences de la vie et de la santé, selon les recommandations du rapport Zerhouni, serait, sur de nombreux aspects, source de simplification. Elle est souhaitée par un nombre important de chercheurs, mais pas par tous. La complexité technique de sa mise en œuvre doit également être prise en compte. Cela doit néanmoins constituer un axe de réflexion, voire un objectif, des quatre prochaines années dans la perspective de la recomposition du paysage français de la recherche."

En attendant cet Institut unique, on aura une structure forte de pilotage. Le plan stratégique INSERM/Aviesan précise : "La stratégie à la base de la programmation doit toutefois être effectuée par l’Alliance, dans le cadre des Instituts thématiques multi-organismes, et non par l’ANR afin d’éviter les duplications". Le Président de la République l’a d’ailleurs énoncé dans son discours du 26 octobre 2009 : « l’Alliance des sciences de la vie et de la santé a vocation à être l’agence unique de programmation de la recherche biomédicale ».

La communauté scientifique a d’autant plus de difficulté à comprendre cette nouvelle réalité que A. Syrota n’hésite pas à affirmer exactement le contraire de ce qu’il fait. Dans une interview donnée le 17 décembre 2009 à l’AEF, il déclarait que l’Aviesan n’est pas une structure de pilotage :" Aviesan reste donc quelque chose de très souple et ne saurait constituer une superstructure." Dans la même interview, à la question : "Le plan stratégique prépare-t-il la mise en place d’un institut unique en sciences du vivant, selon les préconisations du rapport Zerhouni ?", il répond simplement : "Non."

En biologie, la recherche publique doit soutenir la recherche privée

La volonté de pilotage de la recherche publique en biologie ne vise pas seulement à la réduire à sa dimension santé et applications médicales, mais aussi à permettre son utilisation par les grandes entreprises de l’industrie pharmaceutique. Le plan stratégique INSERM/Aviesan indique en effet que ces dernières ont grand besoin d’être aidées : "La recherche industrielle (…) doit intégrer la décroissance relative des spécialités chimiques au profit des médicaments biologiques et anticiper la fin des brevets et la « générication » des principales molécules. Il est nécessaire (…)de promouvoir des interactions croissantes avec la recherche académique. (…) Les processus d’innovation dans les industries de santé sont en profond remodelage. A l’instar des évolutions actuelles de toutes les industries fondées sur les hautes technologies, mais aussi du fait de tendances caractéristiques aux secteurs industriels des produits de santé, les relations entre acteurs académiques, entreprises de biotechnologie, PME et grands groupes se redéfinissent dans un contexte d’« innovation ouverte », où les entreprises ne peuvent se baser sur leurs seules recherches internes pour innover."

Il est donc "naturel" que la recherche publique vole au secours des grandes entreprises pharmaceutiques " Les moyennes et grosses industries se tournent vers le secteur académique et la petite industrie afin d’y détecter de nouvelles connaissances et des technologies de rupture, et d’y établir les preuves de concept nécessaires à toute prise de décision d’investissement dans le développement de produits de santé."

Les structures de recherche publique doivent répondre à cette demande par une "Visibilité, attractivité, réactivité qui doivent être au cœur du développement de nouveaux partenariats". Voilà pourquoi nous devons être "visibles, attractifs et réactifs"

"L’enjeu est avant tout d’innover, de développer de nouvelles approches et de nouvelles molécules, le tout dans le cadre de partenariats renforcés entre recherche académique et recherche industrielle." L’enjeu pour qui ? Pour les grandes entreprises pharmaceutiques ou pour la recherche publique ? Une telle affirmation signifie-t-elle que leurs intérêts coïncideraient ?

L’intrusion des grandes entreprises pharmaceutiques dans l’organisation de la recherche publique et de l’enseignement supérieur

Cette volonté d’intrusion ne saurait être mieux illustrée que par les déclarations faites lors de la réunion du 26 octobre 2009. Ce jour-là, N. Sarkozy, entouré de plusieurs ministres, recevait le CSIS (Conseil stratégique des industries de santé) représentant notamment les 5 plus grandes entreprises du domaine en France, qui se nomment très modestement le G5. Le CSIS venait demander une réduction d’impôt supplémentaire pour l’industrie pharmaceutique, et donner des conseils très précis sur l’utilisation du Grand Emprunt pour la recherche publique et l’enseignement supérieur.

Cette réunion avait été préparée par un rapport rendu public 4 jours plus tôt, et rédigé par le LEEM, l’organe représentatif des principales entreprises du médicament en France, qui emploient environ 100 000 personnes [4]. Le LEEM (ou le CSIS, ou le G5, c’est le même lobby sous des sigles différents) recommandait le développement de 6 programmes bien précis : l’épidémiologie, les Biobanques [5], les filières de médecine translationelle [6], la bioproduction, l’e-santé et la formation. Voyons de plus près les 3 derniers programmes.

La bioproduction correspond au "secteur industriel de très haute technologie qui alimente le segment le plus innovant de l’industrie pharmaceutique : celui des biomédicaments, qui croit de 15 % par an en moyenne depuis 2000 dans le monde." Cela concerne la production de vaccins, d’anticorps monoclonaux et de thérapies cellulaires, pour la reconstitution d’organes. Le LEEM a un programme recherche pour la bioproduction (devant être développé sur fonds publics) : 1) perfectionnement des technologies 2) explorer/maîtriser les technologies de ruptures de la bio-production 3) les biothérapies à l’ère industrielle.

Dans le projet e-santé il y aura notamment le "dossier médical partagé", qui intéresse apparemment beaucoup les assurances, et permet d’innover en "télésanté et télémédecine", ce qui attire aussi les investisseurs du domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC).

Le LEEM s’intéresse beaucoup aussi à la formation et précise ses objectifs : « En cohérence avec les orientations du CSIS, les mesures proposées visent à :
- anticiper en permanence les évolutions des compétences et à adapter en conséquence les formations pour former les meilleurs,
- sélectionner les meilleures filières de formation en biosanté en France,
- professionnaliser les cursus de formation,
- favoriser le développement de réseaux entre les universités et les grandes écoles pour faire intervenir les meilleurs enseignants-chercheurs dans chaque établissement et à aider à la mobilité et aux reconversions »

Pour la résolution du problème de la production, la première action envisagée par le LEEM est de "sélectionner et développer en France les meilleures filières de formation supérieures et techniques, aux domaines de la bio-production (…) avec création d’un centre de formation (« usine école ») aux métiers de la bioproduction".

Intéressante, cette nouvelle notion "d’usine-école" !

Le gouvernement et A. Syrota approuvent les demandes des grandes entreprises pharmaceutiques

On a vu plus haut que le plan stratégique INSERM/Aviesan affirmait que la recherche publique devait soutenir la recherche privée. A. Syrota appliquait là les instructions reçues au plus haut niveau et confirmées par N. Sarkozy réclamant, lors de sa réunion du 26 octobre 2009 avec le CSIS, une Alliance forte : " L’Alliance doit aller vite vers une gouvernance opérationnelle intégrée. C’est une condition du succès de tous nos partenariats industriels donc de la valorisation de notre recherche et de notre croissance. Nous n’attendrons pas, nous ne céderons pas parce que c’est l’intérêt de la France !" [7].

Curieusement, dans le document INSERM/Alliance validé par A. Syrota, il apparaît que le mode de gouvernance de la structure publique qu’est l’Alliance, est "conforme aux décisions du CSIS" : "Conformément aux décisions du CSIS, un mandataire unique et d’une gouvernance opérationnelle intégrée de l’Alliance seront mis en place afin d’en faire l’interlocuteur privilégié des industriels de la santé."

Cette phrase est troublante : qui a décidé de l’organisation de l’Alliance : le Président de la République, ou le CSIS, organe de lobbying des grandes entreprises pharmaceutiques ? A la limite peu importe, tant il apparaît clairement qu’il y a une convergence d’intérêts entre un gouvernement qui veut piloter la recherche publique et y associer la recherche privée, et un secteur privé pour lequel la rentabilité financière prime sur tout, y compris une vraie logique industrielle. Ce gouvernement et les grandes entreprises n’ont pas organisé de complot : il s’agit simplement de collusion. En tous cas, des échanges d’information intenses ont dû avoir lieu entre ce lobby industriel et la direction de l’Aviesan, pour que l’on retrouve dans le plan stratégique INSERM/Aviesan plusieurs des items mentionnés par le LEEM. En particulier les Biobanques [8] et l’E-santé [9].

Lors de la réunion du 26 octobre, l’accord fondamental entre le gouvernement et les grandes entreprises pharmaceutiques apparaissait également dans le discours de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Elle précisait pourquoi les universités devaient être autonomes :"nous avons donné l’autonomie et les moyens à nos universités pour qu’elles puissent enfin être libres de nouer des partenariats, d’imaginer de nouveaux cursus et vous accompagner dans cette révolution qu’est l’innovation ouverte." Elle indiquait les limites de cette autonomie : "Vous aurez besoin de (…) former ceux qui depuis des années, ont mis leur talent au service de vos entreprises. Et notre enseignement supérieur, sera au rendez-vous, j’en prends l’engagement devant vous." Enfin, V. Pécresse illustrait le principe " Mutualiser les risques, privatiser les profits". Ce qui donne  :"De plus en plus, les médicaments innovants que vous développerez et produirez, auront été découverts par d’autres. Réussir ce transfert du capital intellectuel de nos scientifiques vers vos entreprises, c’est tout l’enjeu…"

Qu’est-ce qui justifie la collusion entre le gouvernement et les grandes entreprises pharmaceutiques ?

L’intervention marquée des grandes entreprises pharmaceutiques dans l’organisation de la recherche publique prend racine dans le paradoxe suivant : ces entreprises ont une santé financière florissante [10], mais leurs tiroirs intellectuels sont vides. Une partie de leur santé provisoire est due à des réductions de dépenses drastiques, dont celles liées à l’absence d’investissement dans de vraies nouveautés. Pour ce qui concerne les connaissances accumulées permettant les innovations de demain, les labos privés sont très pauvres, et les riches, ce sont les laboratoires de recherche publique. Une opération de siphonnage s’impose donc pour ces grandes entreprises, et c’est cette opération que le gouvernement veut faciliter, car cela correspond à sa propre vision de l’organisation de la recherche.

De même que les gouvernements de nombreux pays ont accepté de voler au secours de banques ayant fait des placements hasardeux qui ont contribué à la dernière crise financière, la recherche publique devrait maintenant voler au secours d’une industrie privée qui a pris le risque de ne pas suffisamment investir dans la recherche, et ne compte pas investir plus, pour préserver sa santé financière.

Au prétexte que les grandes entreprises pharmaceutiques commercialisent des médicaments qui peuvent soigner des humains, beaucoup croient confusément que les intérêts des grandes entreprises pharmaceutiques coïncident avec ceux de la société dans son ensemble, comme si l’objectif premier de ces entreprises n’était pas d’être rentables. S’il est plus rentable de vendre du Viagra ou d’autres molécules de confort, plutôt que des anti-paludéens et autres médicaments contre des maladies infectieuses mortelles sévissant dans des pays peu solvables, les grandes entreprises pharmaceutiques abandonnent la recherche et la production de ces derniers (c’est ce qu’a décidé Sanofi-Aventis en 2004, en fermant le site de Romainville), et produisent des médicaments rentables, quel qu’en soit l’intérêt objectif en matière de santé publique. Le développement de thérapies contre la maladie d’Alzheimer, qui concerne essentiellement les pays riches, mobilise la plupart des ‘Big Pharmas’ sur des essais précipités dont l’issue est souvent incertaine. L’enjeu financier en est la seule motivation, alors qu’une recherche désintéressée et à long terme permettrait sans doute d’élucider les mécanismes fondamentaux sur lesquels de tels essais devraient s’appuyer. Mais Pfizer, Roche ou Novartis peuvent-ils prendre le risque de projets qui pourraient ne voir leur application que dans 5 ans, 10 ans ou plus ?

C’est ainsi qu’au nom de la fausse évidence que les intérêts de la société et ceux des entreprises pharmaceutiques coïncideraient, on voudrait nous faire accepter qu’un problème sérieux pour l’avenir des entreprises pharmaceutiques (surtout pour les bénéfices de leurs actionnaires) devrait être résolu par un bouleversement de l’organisation de la recherche publique en biologie.

Pas plus que leurs concitoyens, les chercheurs en biologie ne se désintéressent de possibilités d’applications de leurs recherches dans le domaine de la santé publique. Certains rêvent de telles applications. Mais cela ne saurait se traduire par l’obligation qui serait faite à tous les chercheurs en biologie de travailler en vue d’applications prévisibles. Ce serait aussi absurde de faire cela (et nous en prenons le chemin), que d’affirmer que pour faire pousser une plante plus vite et plus haut, il faut tirer dessus, et non pas l’arroser, aérer le sol. De vrais partenariats public-privé, avec des partenaires libres d’accepter ou non le contrat, à bénéfice (y compris intellectuel) mutuel, c’est évidemment souhaitable. Mais le contexte dans lequel les partenariats public-privé pour la recherche en biologie se nouent actuellement sont marqués par la volonté d’une entreprise comme Sanofi de licencier 1200 chercheurs au motif qu’il revient moins cher à l’entreprise d’externaliser sa recherche dans un secteur public où les laboratoires sont à la recherche permanente de nouveaux contrats, faute de dotations de base suffisantes. Ce type de déplacement de l’activité de recherche du privé vers le public peut être bon pour les bénéfices immédiats de Sanofi, mais certainement pas pour renforcer l’activité globale de recherche en France.

Les responsables politiques ou leurs relais, que sont N. Sarkozy, V. Pécresse ou A. Syrota ont choisi pour la recherche en biologie d’appliquer une politique de pilotage absurde par son étroitesse, contre-productive pour l’épanouissement de la recherche, mais conforme à une ligne directrice générale idéalisant les pouvoirs miraculeux des marchés et diabolisant les services publics. Cette politique convient parfaitement aux grandes entreprises pharmaceutiques. N. Sarkozy, V. Pécresse ou A. Syrota prétendent défendre l’intérêt public, quand tout montre qu’ils le trahissent.

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[1] "Mission délicate pour André Syrota à l’INSERM : regrouper les forces de la recherche publique". Les Echos, 19 octobre 2007.

[2] Voir document joint

[3] Voir document joint

[4] Voir http://www.leem.org/medicament/historique-du-leem-383.htm

[5] Les biobanques sont très mal définies dans leur texte, qui mentionne à la fois des collections de tumeurs et des réseaux de plateformes nationales performantes (…) capables de répondre à une demande spécifique d’un industriel pour le développement d’une nouvelle thérapie.

[6] La médecine translationnelle, non définie dans ce texte (alors que beaucoup de chercheurs en ignorent la signification exacte), serait celle pour laquelle il existe un lien fort entre recherche et malade. Si la "recherche translationnelle" correspond au concept “from the bench to the bedside” (de la paillasse au lit du malade), on peut penser que la médecine translationnelle est une médecine individualisée, qui nécessite que le médecin dispose d’une quantité importante d’information hi-tech sur un malade pour pouvoir adapter son traitement à chaque cas particulier. Cette médecine de luxe réclame la construction de centres de médecine translationnelle dotés d’appareils d’imagerie et de génotypage dernier cri, centres dont le lobby pharmaceutique demande la construction par les pouvoirs publics.

[7] Pour plus de détails sur les propos tenus le 26 octobre 2009 à l’Elysée, voir Des vérités cachées ont été dévoilées lors de la réunion du CSIS à l’Elysée le 26 oct 2009

[8] "la constitution, la gestion et l’accès aux biobanques doivent être mieux structurés"

[9] L’ « e-médecine » constitue un important volet de recherche, susceptible d’aboutir à des innovations et à des transferts de technologie. La télémédecine et la robotique apporteront de nouvelles solutions technologiques.

[10] Les profits de Sanofi sont en hausse de 20% pour le dernier exercice et ce, malgré la crise.