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Message du 5 février

Par Bertrand Monthubert, le 8 février 2004

Quelle est la situation actuelle ?

Le gouvernement a décidé que la réduction du nombre de postes dans la fonction publique était une priorité absolue, et il semble prêt pour cela à mettre en péril des secteurs, comme la recherche ou l’hôpital, qui sont des biens publics. C’est un choix idéologique majeur, et qui dépasse l’enjeu de la recherche.
Mais le gouvernement ne peut pas le dire tout haut ! Alors que nous pouvons et devons dire que nous nous battons parce que la Recherche constitue un Bien Public, qui est actuellement menacé. Seule une Recherche de haute qualité peut garantir un enseignement supérieur de haute qualité, un rayonnement culturel, une capacité de comprendre le monde dans lequel nous vivons, une économie portée par des innovations technologiques.

Certains pensent que nos demandes coûteraient trop cher. Ce n’est absolument pas le cas : les sommes en jeu sont sans commune mesure avec, par exemple, le coût la baisse de la TVA sur la restauration, que le gouvernement est prêt à accorder (si l’Europe ne s’y oppose pas) et qui se chiffre à près de 3 milliards d’euros ! On entend aussi qu’un collectif budgétaire (c.a.d. une modification de la loi de finances) est irréaliste et techniquement difficile voire impossible. La réponse est simple : la décision vient d’être prise, pour les semaines à venir, d’un collectif budgétaire de 1,8 milliards ? (mais pour d’autres objectifs que la recherche).

"Sauver la Recherche", ça veut dire ne rien changer ?

Certainement pas. Défendre un Bien Public, cela veut aussi dire être très exigeant envers ceux qui y travaillent. Nous nous battons contre la précarité des carrières, mais aussi pour la qualité de la recherche, donc pour des systèmes d’évaluation à la fois allégés (pour ne pas multiplier les évaluations inutiles) mais exigeants, qui récompensent l’effort et le talent. Les Assises ou Etats Généraux de la Recherche aborderont ce point sans complaisance. La réflexion sur l’organisation de ces Etats Généraux a commencé.

A quelle condition les Etats Généraux de la Recherche seront-ils tenus ?

La position du Collectif a évolué sur ce point. Nous avons dit qu’il ne rimerait à rien de tenir des Etats Généraux de la Recherche si le pouvoir décidait d’en ignorer les conclusions.
- La situation a changé. La popularité de notre mouvement a atteint un tel niveau que le gouvernement ne pourra plus se permettre d’ignorer ces conclusions. Par ailleurs nous sommes tellement convaincus que ce débat est nécessaire, et qu’il est important que le Collectif soit une force de proposition, que nous avons décidé de la tenue de ces Etats Généraux de la Recherche, dont nous annoncerons officiellement le lancement très prochainement.
- Toutefois, nous préoccuper dès maintenant du futur ne change RIEN aux deux autres points de nos demandes : crédits 2002 versés immédiatement, collectif budgétaire pour le rétablissement des 550 postes de statutaires supprimés ainsi que pour la création d’un nombre significatif de postes d’enseignants chercheurs. Ils relèvent d’une question de survie immédiate, et notre détermination est totale à ce sujet. La tenue de ces Etats-Généraux ne peuvent en aucun cas remplacer les mesures de survie immédiate, mais au contraire leur servir de point d’appui, car nous disons : voyez, nous sommes prêts à nous remettre en cause, à discuter du meilleur système de recherche possible pour notre pays.

Que se passera-t-il le 9 mars ?

Nous espérons qu’il ne se passera rien. Que d’ici là, le gouvernement, devant notre détermination, aura considéré comme trop risqué de continuer à s’opposer à nos demandes et y aura répondu. Si ce n’est pas le cas, les directeurs de laboratoire et autres structures de recherche seront invités à une Assemblée Générale à Paris. Nous y discuterons des modalités d’amplification du mouvement. La décision de démission sera prise collectivement, majoritairement, et la même lettre signée individuellement par les participants. Le scénario précis de cette journée sera précisé prochainement. Nous appelons dès maintenant les Comités locaux à imaginer des actions d’éclat, inédites, lors de la mobilisation générale de la Recherche qui aura lieu le 9 mars pour soutenir l’Assemblée Générale des Directeurs de laboratoires.

Pouvons nous gagner ?

Nous pensons vraiment que oui ! Jamais on n’a parlé autant de la recherche dans les médias. Jamais nos concitoyens ne s’y sont autant intéressés. Jamais on n’a vu une telle unanimité, dans les équipes de recherche, des jeunes hors-statuts aux directeurs d’Instituts, ou aux Académiciens, pour dire : on ne peut plus continuer comme cela, il faut une autre politique. Il faut pour cela que se mobilisent, encore plus qu’ils ne l’ont fait jusque là, toutes les personnes concernées, chercheurs, enseignant-chercheurs, ingénieurs, personnels techniques et administratifs, doctorants, et tous les citoyens convaincus de l’importance de la Recherche. Il faut que tous les signataires se donnent pour objectif de faire signer la pétition citoyenne à 10 autres personnes, et nous seront des centaines de milliers (nous avons appris qu’une seule personne a réussi à recueillir 600 signatures !). Allez sur les marchés ou les supermarchés, ou les queues de cinéma, ou devant les pharmacies (car les gens savent bien qu’il faut de la recherche pour les médicaments qu’ils viennent acheter), ou à l’entrée des hôpitaux, et faites signer, discutez avec les gens. Merci ensuite de renvoyer les signatures papier soit à votre correspondant local, soit à Stéphane Collin, 51 rue du Père Corentin, 75014 Paris.

Vous pouvez aussi utiliser la page "Conseiller ce site à un ami" du site recherche-en-danger http://recherche-en-danger.apinc.org/invite.php3 pour suggérer à vos amis de signer la pétition citoyenne.

Autre idée : dans votre signature e-mail, ajoutez
Soutenez le mouvement SAUVONS LA RECHERCHE : http://recherche-en-danger.apinc.org/

Une conférence de presse spectaculaire devrait se tenir la semaine prochaine avec ceux qui ont besoin de la recherche fondamentale (associations de malades, start-ups) et ceux qui la font (tous secteurs). Des personnalités diverses prennent des contacts au plus haut niveau, sur des positions très proches des nôtres.

Allez voir vos élus (conseillers généraux et régionaux, députés, sénateurs). Expliquez-leur pourquoi vous considérez que la situation de la recherche est catastrophique. Demandez-leur de transmettre ce cri d’alarme au Conseil Général ou Régional, au Parlement, au Sénat, au gouvernement.

N’attendez pas des instructions venant "d’en haut". C’est à vous tous d’être les acteurs de ces moments historiques ! Ne demandez pas ce que « sauvons la recherche » peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour « sauvons la recherche » !

Pour le collectif "Sauvons la Recherche", Alain Trautmann.

Un virus très actif se diffuse sur Internet depuis plusieurs jours. Ce virus crée des messages électroniques, qu’il envoie à des personnes faisant partie d’un carnet d’adresse, en faisant croire qu’ils émanent d’une autre personne du même carnet d’adresse. C’est ainsi que certains se plaignent de recevoir du spam ou des messages infectés en provenance de notre adresse. Nous n’y sommes pour rien, nos ordinateurs n’ont pas été infectés, c’est le virus qui fait de l’usurpation d’identité... D’ailleurs, la liste de diffusion est fermée en dehors des moments où j’envoie un message comme celui-ci, donc il est impossible d’envoyer un message aux abonnés par ce biais sans mon intervention directe.