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Contrairement à V. Pécresse, l’OCDE n’a détecté aucun accroissement des moyens de la recherche publique (en un graphique)

Par Henri Audier, le 31 mai 2010

Le graphique ci-dessous, tiré des « principaux indicateurs de la science et de la technologie » de l’OCDE, montre que les moyens de la recherche publique française ont stagné, sinon baissé depuis 2002 et notamment entre 2007 ou 2008. Contrairement à tous les autres pays.

Seules les dépenses réelles sont enregistrées par l’OCDE Pour chaque pays, l’OCDE publie les « dépenses » réelles des établissements d’où que viennent leurs ressources (financements propres, agences, étranger). De ce fait, les mensonges et omissions du pouvoir en place sur les « fantastiques augmentations » des moyens, tout particulièrement de Valérie Pécresse, médaille d’or, sont facilement détectés. L’OCDE distingue les dépenses de recherche du secteur universitaire, plus le CNRS pour la France (la Dirdes), et les dépenses du secteur d’Etat, à savoir les organismes de recherche (la Dirdet).

Moyens de la recherche publique 2002-2008

L’OCDE n’a pas détecté le « 1,8 milliard de plus » annoncé pour 2008

En dépenses (et non en annonces médiatiques), la recherche publique a légèrement baissé depuis 2002 : 1,4 %. Beaucoup plus par rapport au PIB. Pire, pas le moindre petit million dépensé en plus en 2008, et même quelques uns en moins, alors que Valérie Pécresse et Nicolas Sarkozy avaient annoncé 1,8 milliard de plus pour la recherche et l’enseignement supérieur.

Il est clair que les annonces gouvernementales pour le budget 2008 étaient des mensonges, nous l’avions dit à l’époque, mais la presse a souvent reproduit en coupé-collé les déclarations erronées, pas les nôtres. La constance des moyens montre que Bercy avait planifié comme constant les moyens de la recherche publique sur plusieurs années : les mensonges ministériels sont donc délibérés. Gageons que pour 2009 et 2010, l’OCDE ne détectera pas plus le « 1,8 milliard de plus ».

Tous les autres pays ont fortement progressé entre 2002 et 2008

Si la France est mondialement en tête pour les promesses médiatiques faites pour la recherche, mis à part le cas particulier de la Hongrie qui a traversé un grave crise, le tableau ci-joint montre que la France est le seul pays en régression. Les autres pays progressent de 15, 30 ou 60 %.

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