L’Association "Sauvons la Recherche" Groupes de travail Comités loc. et transv. Université de printemps 2011 EUROPE
Accès thématique Emploi et précarité Communiqués de SLR Actualités communiqués partenaires
Médiathèque Les archives Documentation revue de presse Tribunes et Contributions
accueil contact plan du site admin
caractères +caractères -
article
réactions (2)
Accueil / Actualités / Prime d’autonomie aux présidents d’université

Prime d’autonomie aux présidents d’université

Décret et arrêté du 16 juin 2010

le 20 juin 2010

Décret n° 2010-664 du 16 juin 2010 modifiant le décret n° 90-50 du 12 janvier 1990 instituant une prime d’administration et une prime de charges administratives attribuées à certains personnels de l’enseignement supérieur (sur Légifrance)

Arrêté du 16 juin 2010 (sur Légifrance)

En août 2008 un arrêté avait porté la prime annuelle des présidents d’université à la coquette somme de 18 000 euros. Des esprits chagrins s’en étaient émus, flairant là un délicat moyen de s’assurer le soutien des présidents en des temps troublés.

L’arrêté du 16 juin 2010 ne revalorise cette somme que de 300 € (austérité oblige). Mais le décret du même jour majore cette prime de 50% pour les présidents des universités passées aux Responsabilités et Compétences Elargies (diable, leurs tâches se sont accrues et il les faut remercier de l’enthousiasme parfois un brin forcé qui a porté leurs établissements vers RCE). Nous voici donc à 27 300 euros de prime annuelle (mais point de retraite chapeau)

Pour stimuler l’indépendance présidentielle, le même décret prévoit qu’ « en outre, les montants individuels de prime peuvent, dans ce cas et pour ces mêmes personnels, être augmentés, par décision du ministre chargé de l’enseignement supérieur, dans la limite de 20 % du montant de la prime majoré en application de l’alinéa ci-dessus, en fonction de la réalisation d’objectifs et des résultats d’indicateurs fixés et notifiés en début d’année par ce même ministre. »

Soit 5 400€ supplémentaires (32 700 € en tout, et bien entendu en sus du salaire fixe) qui, souverainement octroyés par leur ministre, viendront donc récompenser les présidents les plus dévoués.

Ainsi va l’autonomie des universités.