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Jacques Bouveresse : pourquoi je refuse la Légion d’honneur

Par Julien Brossard, le 29 juillet 2010

Article publié le 29 juillet 2010 dans http://www.marianne2.fr

La Légion d’honneur, on la demande, ou d’autre la demandent pour vous. Et parfois, c’est une (très) mauvaise surprise. Exemple avec Jacques Bouveresse, qui a refusé la rosette que voulait lui épingler Valérie Pécresse. Il n’est pas le seul à refuser argent, honneurs, etc. Les scientifiques ont le verbe haut et la dent dure.

Notre Président ex-bling bling reconverti en bang-bang, et sa blonde ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à force de se prendre des vestes devraient savoir que tout le monde n’est pas prêt à retourner la sienne pour se laisser épingler une rosette sur le revers… Même s’ils ne sont pas légion, il y a encore des types bien qui refusent l’argent et les honneurs pour mettre leurs actes en conformité avec leurs convictions. Des hommes d’exception, Valérie Pécresse en a rencontré plusieurs en travers de sa route depuis le début de sa mission « dans le plus beau ministère de la République », ainsi qu’elle appelle son « portefeuille ». Il y a eu d’abord le physicien Didier Chatenay et le généticien moléculaire François Bonhomme, deux têtes du troupeau des chercheurs qui n’ont pas accepté la prime - renouvelable- de 15000 Euros pour « excellence scientifique » de leur bergère, parce qu’ils n’avaient pas envie que le métier d’enseignant chercheur se transforme en course à l’échalote comme le voudrait le gouvernement Sarkozy. Dans leur sillage, une quarantaine de salariés du CNRS avaient renoncé à des gratifications sonnantes et trébuchantes pour bien faire comprendre que la science est avant tout un travail d’équipe…

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