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Réforme des khâgnes : Pécresse enfonce les universités et les humanités

Par Henri Audier, le 3 novembre 2010

Publié le 10 octobre 2010 sur le blog d’Henri Audier

Dans l’une de ses dernières com’, Valérie Pécresse s’attaque à trois vrais sujets : les débouchés des études en SHS, le rapprochement classes préparatoires / universités et l’accès aux études supérieures des couches défavorisées. Si ces trois sujets ont des intersections, celles-ci sont faibles au regard de l’ampleur de chacun d’eux. Les traiter ensemble est une façon de ne pas traiter de l’essentiel et de faire un peu plus de casse sous couvert d’un progressisme usurpé. Nous y reviendrons.

Ici Le communiqué du Ministère

Dans un remarquable article, sous le titre « Pécresse, prépas : entre pragmatisme et pourrissement », Romain Pigenel montre en quoi la réforme va conduire à un nouvel affaiblissement des universités. Il faut lire cet article (ci-dessous) pour comprendre la manipulation.

Il est une autre dimension à cette réforme : en alignant le programme des khâgnes sur les concours des Ecoles de commerce, de management et de marketing, toutes les disciplines littéraires, « les humanités », vont être réduites à la portion congrue, ce qui entraînera des conséquence graves sur la qualité du recrutement dans ces disciplines pour l’enseignement secondaires, pour les universités et la recherche. Cela est du reste cohérent avec la « mastérisation » et les suppressions de postes dans le secondaire et la réforme en cours des programmes.

On se souvient (voir ici) que le candidat Sarkozy en 2007 déclarait que « ce n’est pas le rôle de la collectivité de financer la littérature ancienne “. On se souvient aussi de sa moue de dégoût pour la Princesse de Clèves. En bon petit soldat, Valérie Pécresse vient de signer la deuxième mort de celle-ci.

Pécresse, prépas : entre pragmatisme et pourrissement

Attendue depuis un certain temps, la « nouvelle » est tombée vendredi dernier : le concours des Écoles Normales Supérieures, débouché attitré des classes préparatoires littéraires (hypokhâgne et khâgne), permettra désormais de candidater également à un large ensemble d’autres établissements, écoles de commerce et Instituts d’Études Politiques notamment.[...] lire la suite sur le blog de Romain Pigenel