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Une étude de HUMANDEE sur le financement de la recherche publique française

le 5 novembre 2010

Depuis 2007, le gouvernement a réaffirmé régulièrement sa volonté de donner la priorité à la recherche et à l’enseignement supérieur dans la répartition des crédits budgétaires de l’Etat. La ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche vient d’annoncer un projet de budget 2011 avec des chiffres apparemment mirifiques. Pourquoi alors les chercheurs et les responsables des établissements de recherche font-ils grise mine ?

Dans cette étude réalisée par Humandee, nous montrons que derrière les annonces politiques, les vrais chiffres concernant l’effort français de recherche sont très en deçà des espoirs de la communauté scientifique. La réalité est que la France a tourné le dos à la "stratégie de Lisbonne" depuis plusieurs années, et seule parmi les grands pays européens, ses dépenses de recherche et développement diminuent depuis 8 ans.

Publié le 3 novembre 2010 sur le site de Human Management and Development

La recherche et l’enseignement supérieur : une priorité politique toujours réaffirmée

Depuis 2007, le gouvernement a réaffirmé régulièrement sa volonté de donner la priorité à la recherche et à l’enseignement supérieur dans la répartition des crédits budgétaires de l’Etat :

- Ainsi en octobre 2008 : « La mission interministérielle Recherche et Enseignement supérieur (MIRES) constitue la première priorité budgétaire du Gouvernement » [1] …

- … en octobre 2009 : « Le rôle majeur de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la croissance économique et les politiques de relance se traduit par une réelle priorité au sein du budget de l’État » [2] …

- … et en octobre 2010 : « La mission interministérielle Recherche et enseignement supérieur reste la première priorité du Gouvernement » [3] .

Dans sa présentation du budget 2011 et des perspectives 2012, Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche affirme que l’engagement présidentiel d’accroître de 9 milliards d’euros l’effort national de recherche et développement sera tenu.

Malgré ce qui peut apparaître comme un véritable manne jamais vue auparavant, les syndicats de l’enseignement et de la recherche se montrent critiques. Les responsables d’unité de recherche s’interrogent sur la réalité de ces budgets apparemment mirifiques. Les responsables des établissements de recherche peinent à expliquer à leurs troupes qu’en dépit de la priorité qui leur est donnée par le gouvernement, ils doivent réduire la voilure, ne pouvant pas éternellement faire appel à des crédits antérieurs non consommés pour équilibrer leur budget.

Investissement sans précédent dans l’enseignement supérieur et la recherche, ou annonce politique masquant un effort budgétaire en berne ?

Nous cherchons ici a apporter des réponses à cette question, en nous appuyant exclusivement sur des données publiques, élaborées et publiées par l’INSEE, l’OCDE, EUROSTAT et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR).

Des crédits ouverts inférieurs à ceux qui sont annoncés

La LOLF a imposé que soient tracées des évolutions triennales des budgets des grandes missions de l’Etat. La programmation triennale du budget de la mission « MIRES » montre pour 2009 et 2010 une exécution assez proche des prévisions, qui étaient donc assez fiables. Le tour de vis qui apparaît dans les prévisions triennales à partir de 2011 est un tournant : on n’atteindra pas (en euros courant) en 2013 le budget prévu pour 2011. (…) Lire la suite sur Humandee