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Accueil / EUROPE / Point sur l’actualité européenne au 30 novembre 2010

Point sur l’actualité européenne au 30 novembre 2010

Par Isabelle Bruno, le 1er décembre 2010

- 1) Les politiques européennes en matière d’enseignement et de recherche (p.1-4)

- 2) L’écho des « partenaires sociaux » (p. 4-5)

- 3) Les mobilisations nationales (p. 5-10)

1) Les politiques européennes en matière d’enseignement et de recherche

C’est toujours rebutant de lire la prose de la Commission européenne, mais ça nous donne un avant-goût saisissant de ce qui nous attend et contre quoi nous devons lutter dès aujourd’hui.

Les politiques éducatives ne relèvent pas de l’échelon communautaire. En la matière, l’action de l’Union européenne est juridiquement cantonnée au développement de la mobilité des enseignants et des étudiants, ainsi qu’au soutien de la coopération entre États membres et entre établissements. Néanmoins, dans le contexte d’un « capitalisme cognitif », l’objectif fixé à Lisbonne de transformer l’UE en « économie de la connaissance la plus compétitive du monde » a ouvert une fenêtre d’opportunité politique dans laquelle la Commission s’est engouffrée.

Avec la stratégie « Europe 2020 » a été lancée une initiative intitulée « Jeunesse en mouvement » (Youth On the Move – YOM pour les branchés) qui déborde les seuls enjeux de « libre échange » (personnes, services, « bonnes pratiques »), pour concerner le réaménagement de l’espace européen universitaire dans un souci de rationalisation économique. C’est par ce biais que la Commission européenne est en train de se doter d’une légitimité pour intervenir dans un domaine jusqu’alors réservé à la souveraineté nationale et à la coopération internationale (processus de Bologne).

Extrait du communiqué de presse émis par la Commission européenne, le 15 septembre 2010, à l’occasion de la publication de sa communication intitulée Jeunesse en mouvement. Une initiative pour libérer le potentiel des jeunes aux fins d’une croissance intelligente, durable et inclusive dans l’Union européenne .

« Les 10 actions prioritaires »

La stratégie « Jeunesse en mouvement » prévoit les actions ciblées suivantes :

- Création d’un site web consacré à l’initiative « Jeunesse en mouvement » […].

- Un projet pilote « Ton premier emploi EURES » proposera des conseils, des aides à la recherche d’un emploi, des aides à l’embauche et une aide financière tant aux jeunes demandeurs d’emploi désireux de travailler à l’étranger qu’aux entreprises, en particulier les petites et moyennes entreprises. Ce site sera géré par EURES, le réseau européen des services de l’emploi, et sera opérationnel en 2011.

- Un « tableau de bord de la mobilité » permettra de mesurer et de comparer les progrès accomplis en matière de suppression des obstacles juridiques et techniques à la mobilité à des fins d’apprentissage.

- La Commission étudie actuellement la possibilité de créer, en collaboration avec la Banque européenne d’investissement, un système européen de prêts aux étudiants afin de soutenir les étudiants désireux d’étudier ou de se former à l’étranger.

- Elle publiera les conclusions d’une étude de faisabilité sur un système pluridimensionnel de classement international des universités, afin d’apprécier les résultats des établissements d’enseignement supérieur d’une manière plus complète et plus réaliste que les classements existants.

- Elle prévoit aussi de créer une carte « Jeunesse en mouvement » qui permettrait aux jeunes de bénéficier de divers avantages et réductions.

- La création, fin 2010, d’un « observatoire européen des postes vacants » permettra d’informer les demandeurs d’emploi et les conseillers sur l’emploi, au moyen d’un système de renseignement sur la demande du marché du travail dans toute l’Europe.

- Le nouvel instrument européen de microfinancement Progress, mis en place par la Commission, permettra d’aider financièrement de jeunes entrepreneurs à créer ou à développer leur entreprise.

- Elle incitera les États membres à créer une « garantie pour la jeunesse », soit la garantie que tous les jeunes pourront avoir un emploi ou suivre une formation générale ou professionnelle complémentaire dans les quatre mois suivant leur sortie de l’école.

- La Commission proposera, à l’automne 2011, un passeport européen des compétences, inspiré d’Europass (CV en ligne européen), afin de pouvoir consigner les compétences acquises d’une manière transparente et comparable.

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Ce texte est aussi publié sur le site du Collectif Printemps 2010