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Déni de démocratie à l’UPEC (ex-P12)

Les élus FSU-SLR soutiennent les membres du LISA

où est passée la démocratie à l’UPEC ?

le 15 décembre 2010

Le 10 décembre 2010, les élus SNESUP-SLR, opposés au dispositif chaire « d’excellence » comme la majorité du personnel du LISA, ont interdit la validation de cette chaire mixte CNES-UPEC en refusant de sieger en CA restreint : le quorum n’était pas atteint sans eux.

Le 10 décembre 2010, l’ordre du jour CA restreint aux enseignants-chercheurs prévoyait la validation du recrutement pour la Chaire d’Excellence Mixte CNES-UPEC au Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques (LISA).

Les élus SNESUP-SLR, opposés au dispositif chaire « d’excellence » comme la majorité du personnel du LISA, ont choisi de ne pas siéger lors de ce CA restreint. Cette action a interdit la validation de cette chaire mixte CNES-UPEC car le quorum n’était pas atteint sans eux. Cela n’est que partie remise puisqu’une réunion de CA restreint est convoquée pour vendredi 17 décembre à 9 heures dont la validation du recrutement sur cette chaire constitue le seul point à l’ordre du jour. Or cette deuxième réunion pourra se tenir sans quorum, le recrutement sur cette chaire risque donc d’être validée contre les personnels concernés… Car comme l’indique la lettre que François Dulac a adressée à l’ensemble des membres du CA et du CS (cf ci-après), cette chaire mixte CNES-UPEC LISA a été créée contre l’avis des personnels du LISA, ce qui constitue un déni de démocratie patent.

Déni généralisé de démocratie universitaire qu’on a pu voir illustré lors du CA plénier du même jour où l’on a appris la tenue de l’élection du Président de l’université le 14 janvier prochain. Cette annonce de dernière minute pose clairement la question de la place désormais accordée au débat dans les instances de notre établissement, et sa confiscation auprès des collègues enseignants, enseignants-chercheurs, chercheurs, BIATOS mais aussi auprès des étudiants. Cette tentative de minimiser autant que faire se peut l’annonce de la future élection du prochain président résulte de l’inquiétude de l’actuelle présidence face aux débats que nous imposons à chaque séance. Débats qui l’obligent à afficher ses choix, qui s’avèrent plus conformes à l’actuelle politique gouvernementale qu’à ceux désespérément demandés par les personnels (LISA à 83% contre la chaire, entre autres).

Ainsi nous assistons à une véritable confiscation de la démocratie universitaire (au sens d’un débat nécessaire, ouvert et élargi à l’ensemble des acteurs). Les élus FSU-SLR ont en effet rapproché cette annonce précipitée d’élection du mode assez obscur de désignation de représentants des enseignants-chercheurs au CA du PRES Paris-Est. La seule information disponible (http://www.univ-paris-est.fr/fr/act...) est pour le moins sommaire : quel collège électoral, combien d’électeurs (pourcentage du collège électoral), quel mandat ? Aucune réponse à ces questions posées par la FSU-SLR au CA du 10 décembre, ce qui est préoccupant étant donné le rôle que semble désormais devoir jouer le PRES dans les orientations scientifiques et pédagogiques de notre établissement.

Ces différents événements (recrutement sur une chaire mixte, pseudo élections au CA du PRES et précipitation pour l’élection du futur président de l’UPEC) sont très inquiétants au regard du nécessaire débat démocratique qui est le fondement même du fonctionnement universitaire et scientifique. Ils constituent un signe fort en direction de tous du fait qu’ actuellement, les affaires de l’université (son avenir, ses orientations) ne sont plus décidées que par un tout petit nombre qui se passe très bien des avis de la communauté universitaire. Ceci ouvre à toutes les dérives, comme tous les pouvoirs sans contre pouvoirs.

Rappelons le : la démocratie ne s’incarne pas dans le seul vote, surtout quand ce vote est organisé de telle sorte qu’il ne donne pas l’occasion de discuter des grands choix d’orientation, mais elle se niche dans le débat lui-même qui doit donner l’occasion à chacun de penser et de s’approprier les différentes orientations possibles. Oui, il existe une alternative, même si elle est aujourd’hui contrainte par la LRU et les différentes opérations gouvernementales de dépossession de l’autonomie professionnelle des universitaires. Encore faut-il pouvoir en débattre largement, ouvertement, loyalement dans des arènes plus larges que les 22 membres électeurs du CA »

Lettre de F. Dulac du 9 décembre 2010 :

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’Administration de l’UPEC, Le CA a choisi de soutenir la mise en place d’une chaire mixte au LISA, poussé par la Direction du laboratoire qui l’impose à ses personnels malgré un vote contre, A LA MAJORITE ABSOLUE DES INSCRITS et à plus de 83% des bulletins exprimés, le fait que le laboratoire accepte ou sollicite toute chaire mixte (105 incrits : 55 contre, 11 pour, et 9 abstentions).

En permettant la mise en place de cette chaire vous contribuez à un processus moralement illégitime.

En refusant de suivre l’avis des personnels du laboratoire, la Direction du LISA, avec votre appui, renie l’historique de respect et de gouvernance par consensus qui prévalaient dans ce laboratoire, l’une des raisons principales qui, alors que je viens d’un organisme très hiérarchisé, m’y ont attiré.

J’ai suggéré dans une lettre ouverte envoyée en début d’année et que je vous ai renvoyée en mai, des solutions alternatives et potentiellement consensuelles qui ont été ignorées, pour développer les relations entre le CNES et l’UPEC à travers un partenariat tout aussi visible qu’une chaire, et pour donner de l’attractivité à tous les postes de MdC de l’UPEC. La Direction du LISA sait pourtant que j’ai exercé des responsabilités programmatiques au CNES et que j’étais à même d’aider à négocier la recherche d’une alternative gagnante pour tous.

Si elle est validée, l’arrivée de cette chaire au laboratoire portera le sceau indélébile d’un manque total de respect de la Direction du laboratoire et de l’UPEC pour ses personnels. La perte de confiance qui en résulte m’amènera à ne pas poursuivre mes activités au nom du LISA et de l’UPEC.

Avec mes respectueuses salutations,

François Dulac, chercheur (rang A) ingénieur CEA. Copie : membres du CS de l’UPEC, personnels du LISA, SLR, SLU


The Chemistry-Aerosol Mediterranean Experiment http://charmex.lsce.ipsl.fr

Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE) UMR 8212 CEA-CNRS-UVSQ CEA Saclay 701 91191 Gif-Sur-Yvette Cedex Tel. 01 69 08 86 79 et Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques (LISA) UMR 7583 Univ. Paris Est Créteil-Univ. Paris 7 Denis Diderot-CNRS Faculté des Sciences et Technologie 65 Avenue du Général De Gaulle 94010 Créteil Cedex Tél. 01 45 17 15 18