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Pour le parti de Pécresse, des chèques comme s’il en pleuvait

Par Mathilde Mathieu Michaël Hajdenberg Mediapart 06 Janvier 2011

le 6 janvier 2011

Si Jean-Paul Huchon consulte les comptes des partis politiques, publiés la semaine dernière au Journal officiel, il risque de s’étrangler. Alors que le président (PS) de la région socialiste craint de perdre son poste pour avoir réalisé une campagne vantant les mérites de la Région sans la comptabiliser dans ses comptes de campagne, il apprendra que sa principale adversaire, Valérie Pécresse, à la même époque,s’arrangeait avec la loi, par le biais d’un micro-parti. En toute légalité certes. Mais au mépris de l’esprit du texte et dans des proportions insoupçonnées.

En effet, à côté de l’association de financement éphémère imposée par la loi, Valérie Pécresse a fondé en novembre 2008 le micro-parti « Changer c’est possible ». Si le système des micro-partis, révélé par Mediapart, ne surprend presque plus, l’épluchage des comptes « Changer c’est possible » ne laisse pas d’étonner. Les sommes en jeu s’avèrent très importantes pour un scrutin de ce type, alors même qu’on ne connaît pas encore les dons obtenus en 2010.

Rien que pour l’année 2009 donc, 390.991 euros de dons ont été versés à ce parti par des personnes physiques. Dont 275.215 euros ont été directement affectés à la campagne de Valérie Pécresse. Ce n’est pas rien : l’UMP en 2009 a levé 7.168.555euros. Le PS, 446.773 euros, soit à peine plus que Valérie Pécresse à elle toute seule.

A l’échelle d’une campagne régionale, c’est aussi une somme très importante. En Ile-de-France, le plafond de dépenses autorisées pour les régionales était fixé à 3,2 millions d’euros... Lire la suite ici