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Election à la présidence de l’Université Paris 12 / Université Paris Est Créteil (UPEC)

Par KELLER Angélica , le 12 janvier 2011

Les élus du conseil d’administration devront élire le prochain Président le 14 janvier 2011, pour un mandat d’une année (février 2011 à mars 2012) avant le renouvellement des conseils qui aura lieu en 2012. Cette date a été rendue publique le 15 décembre 2010, par l’actuelle Présidente, Simone Bonnafous, professeure en sciences de l’information et de la communication, qui avait été élue le 16 février 2006. L’annonce de cette date in extremis a surpris. C’est uniquement parce qu’il y a une réelle opposition à l’actuelle politique menée par Simone Bonnafous au sein de son établissement qu’une candidature alternative a pu voir le jour en dépit de ces courts délais. Cette publicité tardive a surtout très sérieusement entravé le débat au sein de l’établissement.

La lecture des programmes des deux candidates démontre que la candidature de Catherine Deville Cavellin reflète l’aspiration à un autre projet pour l’établissement et pour le PRES Paris-Est (dont Paris 12 est un membre fondateur). Elle propose une alternative non seulement du projet mais aussi de la conception du rôle d’un Président d’université. Il n’est pas question d’un(e) hyper-président(e) au nom d’une soi-disant gouvernance efficace, mais d’une volonté de changer le rapport au pouvoir et de « passer d’un pouvoir conçu comme un droit de domination (pouvoir sur) à un pouvoir catalyseur de créations coopératives (pouvoir de) ». Cela suppose de placer le débat et la consultation au centre du processus de gouvernance car « quand on s’est suffisamment écoutés pour se mettre d’accord sur les objets de désaccord, on constate une progression qualitative du débat. » (P. Viveret).

C’est précisément la lecture des deux programmes, mais aussi le bilan de l’actuelle Présidente (laquelle a choisi de faire de son établissement un espace stratégique d’expérimentation de la LRU) qui devraient guider l’expression des élus du CA le 14 janvier prochain. Rappelons que l’élection repose sur la position des cinq élus étudiants dont deux représentants de l’UNEF, organisation qui s’est souvent prononcée contre la LRU, et sur la position de trois représentants des personnels administratifs (FSU, SGEN, UNSA). Depuis plusieurs mois, les positions de ces différentes organisations convergent souvent au niveau national, notamment au CNESER. On peut donc concevoir qu’elles pourraient se rejoindre au moment du vote du 14 janvier.

Cette élection sera donc très serrée, d’autant plus qu’au moment où nous écrivons ces lignes le tribunal administratif de Melun doit rendre son avis sur le résultat contesté de l’élection partielle d’un membre du collège B (autres enseignants) du CA. Elle sera également instructive quant à la capacité des différentes organisations à assurer la portée locale de leurs positions affichées nationalement.

Rappelons aussi que Simone Bonnafous a été vice-présidente à la Conférence des présidents d’université (CPU), et s’est pliée aux injonctions du ministère par la mise en route précipité des RCE, dont les présidents mesurent aujourd’hui l’effet néfaste. Ainsi , Jacques Fontanille , vice président de la CPU a vu son université à Limoges en cessation de paiement suite à ce jeu de dupes du ministère.

Catherine Deville Cavellin est professeure en électronique à l’Université Paris 12 (ou Paris-Est Créteil). Elle est syndiquée (SNeSup), membre de SLR depuis sa création et élue au CA de l’université sur une liste FSU-SLR.

Nous suivrons les débats et les résultats de cette élection avec intérêt, car ils sont les prémices de ceux qui auront lieu en 2012.

Vous trouverez ci-joint les programmes des deux candidates. S. Bonnafous ici C. Deville Cavellin ici et ici