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ENS : après plusieurs mois de grève des précaires, la directrice refuse toujours l’accord (PÉTITION ci-joint)

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le 30 mars 2011

1009 personnes ont signé ce texte : liste des signataires

10 précaires de la cantine d’Ulm sont en grève totale depuis le début du mois de janvier. Il y a deux raisons à leur grève totale. La première est le refus de la précarité de leur travail, de la précarité de leur vie. La seconde est le rejet de leurs conditions de travail, des rapports hiérarchiques fondés sur l’autoritarisme et la violence, le racisme et l’homophobie. Tous les syndicats de l’ENS ont soutenu publiquement la lutte de ces précaires.

Cette lutte dure parce que des élèves préparent chaque jour des sandwiches et des crêpes et font circuler une caisse de grève pour payer les salaires perdus. Malgré une pétition largement soutenue par les élèves et les personnels de l’ENS, la direction ne cède pas. Elle a concédé le minimum : une certaine moralisation des CDD, avec une meilleure reconnaissance de l’ancienneté et de l’expérience dans la rémunération.

Un protocole d’accord a été négocié dans la fonction publique par G. Tron, qui prévoit des CDI pour les précaires qui ont déjà une forte ancienneté et une titularisation pour une partie d’entre eux. Ce protocole sera proposé à l’Assemblée sous forme de loi, l’été prochain. Un protocole spécifique a été négocié par Tron et la direction de la CGT prévoyant immédiatement des contrats en CDI pour 14 précaires de l’ENS et leur titularisation à terme dans le cadre du projet de loi. Tron propose même un relèvement des plafonds d’emploi de l’ENS, ce qui permettrait à l’ENS de titulariser les personnels sans entraver sa politique d’augmentation des effectifs de catégorie A (essentiellement pour des postes d’enseignants). La directrice de l’ENS refuse ce protocole. Pourquoi ?

De fait, ce projet de protocole écorne la LRU : il n’obéit pas au principe d’autonomie des universités. Pourtant l’argument de la directrice, avant cet accord était qu’elle n’avait pas l’aval du ministère pour proposer des CDI , a fortiori la titularisation, à des précaires ayant l’ancienneté requise (6 ans), mais relevant des catégories B et C. Il s’oppose au processus d’externalisation des emplois qui ne sont pas "au coeur des métiers" de l’ENS, l’enseignement et la recherche.

C’est pourquoi la lutte des précaires est notre lutte à tous. Elle s’inscrit dans la logique de la RGPP telle qu’elle se profile dans la recherche et l’enseignement supérieur avec son cortège de suppressions d’emplois techniques. Nous refusons une fonction publique réduite à une petite élite, la multiplication du nombre d’employeurs et la négation de la solidarité qui unit toutes les personnes qui travaillent sur le même site, des personnels du ménage, du jardinage, de la restauration à ceux de l’enseignement. Nous protestons contre l’atteinte à la dignité de ces personnels rivés à la précarité.
Les signataires de la pétition demandent à la direction de l’ENS d’entamer de véritables négociations sur la base du protocole proposé par le ministère de la fonction publique.

L’intersyndicale de l’ESR sur l’Ecole Normale Supérieure dénonce l’intolérable mépris de la Direction de l’ENS envers ses salariés ici.