8 mai 2013 : MISE A JOUR
L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe et ailleurs : appel à témoignages
Construisons un cahier de Doléances
le 8 mai 2013
*8 mai 2013 Voici un échange reçu sur la liste slr-débats :
Ci-joint la page 2 de la lettre de licenciement que l’INSERM Languedoc-Roussillon envoie aux post-docs dont elle refuse de renouveler les contrats alors qu’ils ont moins de 6 ans de CDD et que leurs labos pourraient payer leurs salaires... Dans le privé, ce genre de clauses justifie des parachutes dorés de plusieurs millions si je ne me trompe pas... No comment
Message auquel un collègue a répondu : un extrait de la loi sur ce point :
La commission peut être saisie pour rendre un avis sur la compatibilité avec les fonctions précédentes de l’agent, de toute activité lucrative, salariée ou non, dans un organisme ou une entreprise privé ou dans une entreprise publique exerçant son activité conformément aux règles du droit privé dans un secteur concurrentiel ou d’une activité libérale que souhaite exercer l’agent pendant un délai de trois ans suivant la cessation de ses fonctions. /*La commission examine si cette activité porte atteinte à la dignité des fonctions précédemment exercées */ou risque de compromettre ou de mettre en cause le fonctionnement normal, l’indépendance ou la neutralité du service. Au cas où la commission a été consultée et n’a pas émis d’avis défavorable, l’agent public ne peut plus faire l’objet de poursuites disciplinaires et le IV ne lui est pas applicable.
j’ai surligné un morceau de phrase.
est-ce que le chômage porte atteinte à la dignité de la fonction précédemment exercée ?
*21 mars 2013 On nous signale l’article suivant :
« Une grande université italienne passe au 100% anglais. » De la bêtise comme méthode de gouvernance, par Pierre Frath
A lire en entier ici
*23 février 2013
Elections du Sénat Académique de la FCS
Nous avons reçu d’un collègue ce document, accompagné de ce commentaire :
J’ignore qui a décidé de la répartition de la représentation par discipline scientifique.
Mesdames, Messieurs Le processus électoral des élections de la composante élue du Sénat Académique de la Fondation suit son cours et il importe que vous puissiez relayer le message ci-dessous auprès de tous vos personnels.
Elections du Sénat Académique de la FCS
Le Conseil d’administration de la Fondation a pris la décision de mettre en place au sein de la FCS un Sénat Académique, chargé d’apporter ses avis, recommandations et propositions pour toutes les questions liées à la mise en œuvre de l’IDEX et à la création de l’Université Paris-Saclay. Instance représentative de la communauté scientifique, il tirera sa légitimité du taux de participation à ces élections. Il importe donc que chaque chercheur, enseignant chercheur, enseignant ou personnel assimilé se sente impliqué dans le processus électoral, soit pour se porter candidat ou pour être électeur. A cet effet, quelques informations pratiques vous sont données ci-dessous, des informations complémentaires sont disponibles sur le site de la Fondation : http://www.campus-paris-saclay.fr.
1° Informations générales sur cette élection Elles sont disponibles sur le site de la FCS http://www.campus-paris-saclay.fr/I...
2) Vérification des inscriptions sur la liste électorale Il revient à chacun de vérifier s’il est bien inscrit sur la liste électorale. ceci peut se faire très simplement sur le site : https://campus-paris-saclay.alphavo... La date limite pour cette vérification des listes est fixée au 11 mars 2013.
3) Déclarations de candidatures Nous sollicitons des candidatures pour chacun des 14 collèges électoraux. La liste des collèges et le nombre de postes à pourvoir dans chaque collège est rappelée ci-dessous(voir le document ci-joint )
*6 février 2013 Précaires Recherche : une délégation des personnels du CEFE-Montpellier reçus au ministère le 12 février prochain
Le 06 décembre dernier, nous adressions une lettre ouverte ci-jointe, contresignée en 48H par 140 personnels du Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE) de Montpellier face à l’urgence de la situation concernant le devenir des collègues précaires dont les contrats se terminaient le 31 décembre, au minimum 10, plus 10 autres les mois suivants.
Après quelques relances auprès de M. Houzel, du cabinet de la ministre, une délégation sera reçue au ministère de l’ESR le 12 février prochain, par M. BERNET et M. LE CORRE, de la DGRI ainsi que M. COUDROY, DRH du CNRS. Elle sera constituée de Roula ZAHAB, François GATCHICH, Stéphane HELLO, en CDD et de Patricia SOURROUILLE, titulaire.
Toutes les organisations syndicales ont été invitées à se joindre à nous. D’ores et déjà Michel Pierre, Secrétaire Général adjoint du SNTRS-CGT a répondu positivement.
Nous y allons avec un état des lieux précis de la précarité au CEFE afin d’exposer la réalité de la situation et demander que des mesures concrètes soient prises afin que cesse cette situation insupportable aussi bien pour les personnels que pour le fonctionnement d’un laboratoire comme le nôtre.
Nous défendrons tous les collègues en CDD qu’ils soient IT sur des contrats de recherche ou faisant partie des moyens communs du laboratoire et chercheurs post-doctorants, qu’ils entrent ou non dans le cadre de l’application de la loi Sauvadet car tous veulent pouvoir continuer à travailler, condition indispensable pour obtenir à terme un poste de titulaire dont le CEFE, comme tous les laboratoires de recherche, a grand besoin dans des proportions sans commune mesure avec ce qui lui est octroyé, notamment en ce qui concerne les postes de recrutement IT.
Dans l’immédiat et de façon urgente, nous demanderons de stopper l’application des différentes circulaires et mesures prises par les directions d’EPST, dont le CNRS, bloquant le renouvellement des contrats des contractuels ayant déjà 3 ans d’ancienneté.
Par ailleurs, le conseil scientifique de l’INEE (l’Institut Ecologie Environnement du CNRS) qui se réunit le 08 février, devrait aussi débattre de cette question et émettre une recommandation.
A Montpellier, le 06 février 2012. La délégation (Roula, François, Stéphane et Patricia). CNRS - 1919, route de Mende - 34293 Montpellier cedex 5
*4 février 2013 ECHANGES CONCERNANT LES REFORMES EN COURS (suite)
Reçu de André OUZOULIAS, en réponse aux échanges du 2 février, ci-dessous
Chers collègues,
Merci à Marie-Albane de Suremain d’avoir répondu de façon claire au communiqué maladroit ou délibérément provocateur, blessant à coup sûr, pour les personnels des IUFM, diffusé par nos amis de SLU. Si j’étais membre de ce collectif, j’aurais très envie de faire amende honorable. Car nous sommes tous, personnels des UFR et de bientôt feu les IUFM, dans le même train fou lancé dans la nuit. Le MEN et le MESR, aux commandes de la locomotive ne savent peut-être même pas très bien où ils nous conduisent. Mais ils accélèrent, comme s’ils voulaient nous étourdir et nous éviter de réfléchir ! Un déni de démocratie. Même Xavier Darcos n’avait pas pu aller aussi vite… Ce n’est pas le moment de nous diviser. Si certains voyageurs tentent d’en virer d’autres du train, personne ne pourra plus l’arrêter.
Le vrai danger, avec le projet que semble avoir retenu Vincent Peillon, c’est que l’on assiste à la dégradation brutale de la qualité de la formation dans son ensemble, académique ET pédagogique. Concernant la formation pédagogique, le risque est en effet énorme de ramener la didactique à une pédagogie de papier, à un catéchisme hors-sol à réciter le jour du concours (mais qu’on oublie l’année suivante, au cours du stage…). La didactique sera ridiculisée et les didacticiens transformés en Diafoirius. Non, les didacticiens ne jurent pas que par les épreuves des concours ! Même un défenseur très actif du principe des épreuves à coloration professionnelle, l’ancien IGEN J-P Obin, est dubitatif sur le projet de maquette des concours (1). Il s’exprime de façon diplomatique, comme il sied à un IGEn honoraire, mais il comprend que ces épreuves sont un cadeau empoisonné à la pédagogie.
Ceci dit, SLU a raison sur les autres points et notamment sur celui-ci : il est évident que la réforme que Vincent Peillon semble vouloir promulguer conduirait à un affaissement brutal du niveau scientifique des enseignants (ce collectif rejoint ainsi la critique déjà faite par le GRFDE depuis l’automne dernier) : en M1, moins de temps consacré aux savoirs académiques (on bachotera un concours à forte coloration pseudo-professionnelle) ; en M2, l’essentiel du temps sera consacré au stage. Que sacrifiera-t-on ? La recherche (on aura un ersatz de master) et les savoirs académiques. Or, sans savoirs académiques de haut niveau, la formation didactique tournera vite à un « formatage des ignorants ». On ne peut en effet avoir plus de qualification professionnelle avec moins de savoirs scientifiques.
Le tout se déroule dans un cadre juridique, où — c’est un comble pour une réforme portée par un gouvernement socialiste ! — la formation initiale sera réduite de 3 à 2 ans, car désormais l’année de fonctionnaire stagiaire (FS) se confondra avec celle du M2. Il aurait suffi de donner un demi-service aux FS actuels (soit une vraie troisième année de formation) pour que le scénario de X. Darcos soit bien meilleur que ne pourra jamais l’être celui de V. Peillon.
Sur le plan institutionnel, le vrai danger ce sont des ESPE tiraillées entre l’employeur (qui définit le concours en M1 et règle l’évaluation en M2) et l’Université, non entre celle-ci et les "pédagogistes". Le MEN aura tendance à instrumentaliser les didacticiens et cela aboutira à raviver la querelle stérile entre défenseurs des savoirs et avocats de la pédagogie.
Sur le plan social, les EAP, sont présentées comme un aide aux jeunes issus des milieux populaires. Mais ces étudiants travaillent 12 h par semaine, tandis que les jeunes issus des catégories favorisées sont investis à 100 % dans leurs études. Tout se passe donc comme si on payait les étudiants de condition modeste pour qu’ils consacrent moins de temps à la préparation des concours… Au lieu de prérecrutements, les EAP sont un moyen d’exclusion active (ou de « ségrégation négative »).
Que nos collègues de SLU examinent attentivement le projet du GRFDE : avec trois années de formation rémunérées (M1, M2 et années de FS à 60 % de service maxi) et une année de T1 allégée, ou, pour les étudiants déjà titulaires d’un master, deux années de formation rémunérée (M2 et année de FS) et une année de T1 également allégée, il garantit seul, aujourd’hui, un haut niveau de formation académique et pédagogique. Avec les bourses de préparation attribuées dès le début de L2 sur critères sociaux et académiques et un concours en L3, sur critères académiques, il permet seul de sortir de la crise du recrutement. Avec le concours spécifique permettant d’entrer directement en M2 enseignement pour les détenteurs d’un master recherche, il garantit la pérennité et l’excellence des masters recherche.
L’idée d’une grève des maquettes, déjà avancée par de nombreux acteurs de la FDE, pourrait être un moyen efficace de dire au MEN : stop, on réfléchit tous ensemble ! Mais ce serait un cauchemar si elle devait aboutir à déterrer la hache de guerre entre les soi-disant républicains et les soi-disant pédagogues et lancer des hostilités entre personnels des UFR et personnels des IUFM. Ce serait un retour très loin en arrière de la lutte commune menée contre la mastérisation. Les collègues des IUFM aussi sont en colère devant les projets ministériels !
Il faut surmonter ce mauvais passage de SLU (et de son communiqué...) et proposer des perspectives d’action plus positives à tous. Réunissons-nous dans les universités et les académies entre acteurs de la FDE, des UFR et des IUFM, quel que soit leur statut. Étudions les textes des projets ministériels. Cherchons ensemble des solutions alternatives.
André OUZOULIAS animateur de la CNFDE 2009/2010 cofondateur du GRFDE
———————
(1) Entretien avec AEF : « En l’absence d’élèves, les compétences professionnelles à évaluer par le concours, selon ce document de travail du ministère, ne sont pas des compétences professionnelles mais des connaissances portant sur les contenus et techniques pédagogiques et didactiques. Il n’y a pas de compétences évaluables sans élèves ! Pour les épreuves orales, comment voulez-vous juger de la pertinence et de la qualité d’un geste professionnel sans élèves ? C’est comme si au CAP de menuisier on donnait tous les outils mais pas de bois ! C’est un exercice d’acteur, et on sait qu’actuellement, c’est bien ce qui se produit. Mesurer une compétence professionnelle ne peut se faire que devant des élèves. Il pourrait s’agir au mieux d’analyse de pratique professionnelle. Là, les auteurs du document se sont fait plaisir sur l’usage des termes « compétences professionnelles » (dépêche AEF n° 178143 ). Rappelons que J-P Obin a préfacé le projet pour l’école qu’Arnaud de Montebourg avait présenté aux « primaires » du Parti Socialiste.
*2 février 2013 ECHANGES CONCERNANT LES REFORMES EN COURS reçus sur la liste SLR débats :
1.Chers collègues,
Après avoir vraiment lu le projet de loi et le rapport le Déaut, et même avoir fait une comparaison avec la loi LRU1, pour que tout soit bien clair : http://www.sauvonsluniversite.com/s...
…après avoir rencontré les représentants du Ministère, en compagnie de SLR, jeudi 31 (c’était indiqué ici : http://www.sauvonsluniversite.com/s...),
…le CA de Sauvons l’Université, même pas fatigué, a fait un petit communiqué pour vous dire tout le mal qu’il pense de tout cela, et aussi de la réforme de la FDE, et même des Espé. Ça s’appelle "La LRU jusqu’à la lie ?" et c’est ici http://www.sauvonsluniversite.com/s...
Bonne lecture et bon week-end, Laurence Giavarini
2. Chers collègues,
on ne peut en effet que souligner la continuité de la politique menée par le gouvernement actuel en matière d’ESR avec le précédent, et le changement d’échelle dans la mise en oeuvre de la LRU et des RCE avec la création des communautés d’université.
On ne peut aussi que relever une fois de plus les incohérences de la nouvelle réforme de la FDE et l’effondrement de la place du disciplinaire. Ce qui a été fait, par exemple, voici plusieurs mois par le GRFDE, qui rassemble ... de nombreux personnels des IUFM
http://grfde.eklablog.com/propositi...
http://grfde.eklablog.com/propositi...
(une lettre est à paraître)
Et encore, tout récemment, dans une lettre pétition sur la réforme des concours, initiée par ... deux enseignants chercheurs en IUFM, le 3e auteur ayant longtemps été en IUFM aussi.
http://www.petitionpublique.fr/Peti...
Il est alors pour le moins étonnant de lire à la fin du communiqué de SLU
"les I.U.F.M., dans la version dure d’un affrontement entre le pédagogique et le disciplinaire, prennent le contrôle de l’ensemble de la formation".
Plutôt que d’annoncer une prise de contrôle par "les IUFM" (dont les personnels prennent une nouvelle fois une nouvelle réforme sur la tête, sans avoir été consultés, et dont aucun texte n’établit d’ailleurs qu’ils seront transférés dans les nouvelles ESPE, à la disparition des IUFM le 31 août 2013), il aurait mieux évoquer la continuité de la mise en oeuvre du projet porté par M. J.-M. Jolion.
Alors que dans différentes académies, y compris à Créteil, des collègues aussi bien d’UFR que d’IUFM se réunissent, ensemble, pour prendre connaissance des nouvelles injonctions de cette réforme (et en voir les multiples limites, du point de vue disciplinaire aussi bien que de l’initiation à la recherche ou de la conception de la formation pédagogique), on aurait pu attendre une analyse de situation un peu moins binaire et éloignée de la réalité expérimentée par des milliers de personnels d’université...
Cordialement,
Marie-Albane de Suremain
*25 janvier 2013
Motion département d’études germaniques (reçus sur la liste "prep.coord.nat")
1. Vous trouverez ci-joint la dernière version de la motion sur le projet de loi que le conseil du département d’études germaniques de Paris 3 a votée ce matin à l’unanimité.
2. Merci (...) de cette motion critique dont j’espère qu’elle fera des émules.
En particulier nous devons continuer à réclamer :
l’abrogation du décret EC
la suppression du système actuel des comités de sélection, avec les soi-disant garde-fous mis en place dans les universités (comités d’experts).
*23 janvier 2013
Par temps enneigé
Echanges reçus sur la liste "prep.coord.nat"
1. Chers tous Ce soir on est contents. Il a neigé et les amphis ne sont pas suffisamment chauffés à l’université Paris 13 , comme la semaine dernière et comme d’habitude ; on fait le cours avec les gants, le (mignon) chapeau, l’écharpe et le manteau, en regardant les étudiants pareillement frigorifiés mais ça c’est le SPORT Habituel, on serait déçu sinon. Travailler dans des conditions ordinaires, normales, et puis quoi encore ?
On est contents parce que de retour à la chaude maison, on voit ...qui à la télé ? Mais Bruno JULLIARD , bien sûr toujours d’attaque pour pourfendre le corporatisme enseignant. Sacré BRUNO, tout de même ! Quel pote !
et en réponse... 2. (...) Cela arrive fréquemment dans mon université, depuis que le BIATOSS-chauffagiste a été remplacé par un prestataire de service privé : alors que le premier (fonctionnaire budgétivore au salaire mirobolant) entretenait la chaudière et intervenait immédiatement lors des (rares) pannes, le second (entreprise privée soumise au jeu de la concurrence libre et non faussée, "mieux disant" lors ed l’adjudication du marché) n’entretient plus rien et n’intervient qu’au bout de plusieurs jours à chacune des (désormais fréquentes) pannes. Bien sûr il est impossible d’obtenir les chiffres de "l’économie" réalisée (certainement un gros surcoût en fait d’économie : les restrictions budgétaires ont bon dos). Ma solution perso : je fais cours avec un thermomètre sur le bureau et quand il indique moins de 18° C j’exerce mon droit de retrait (puis courriel à mon président qui, évidemment, ne répond jamais).
*19 décembre 2012
Fusion forcée Nous avons reçu de Olivier Dezellus , maitre de conférence à l’Université Lyon 1 le message suivant :
une information à faire circuler largement dans vos réseaux, vers les politiques et la presse.
Lors d’un entretien la semaine dernière avec les présidents d’université de Lyon et St Etienne, le directeur de cabinet de Mme Fioraso (qui se trouve être l’ancien président de Lyon 1) a entamé une procédure de chantage en disant que dès 2014 les dotations ne seraient plus versées aux établissements mais à des superstructures type PRES et que nous devions donc, à Lyon, avancer vers la fusion. Il attend des informations tangibles de cette bonne volonté d’ici le 15 janvier ! Ce changement est selon lui dans la loi LRU2 qui sera présentée en conseil des ministres en février.... Son conseil : faites le vite sinon vous n’aurez pas la main sur le futur grand établissement et quand les dotations viendront les prélèvements du grand établissement vont ponctionner votre dotation et ce sera bien fait pour vous parce que vous n’avez pas été sages et vous n’avez pas fusionné le doigt sur la couture du pantalon.
J’aime ce fonctionnement démocratique où un ex-président d’université devenu directeur de cabinet convoque son successeur pour lui dire ce qu’il doit faire en utilisant comme arguments un projet de loi même pas encore déposé et encore moins voté....
Si jamais il disait vrai, ce serait quand même un changement hallucinant et je n’ose croire que c’est ce type de changement que l’on nous réserve.
Olivier
PS : autre option, le directeur de cabinet fait du bluff et prépare son retour sur Lyon, dans une superstructure faite pour lui, comme un grand établissement de type fusion ou fédéral....qu’il a toujours soutenu lorsqu’il était président de Lyon 1....
*12 décembre 2012
Nous avons reçu un communiqué de nos collègues de l’UPEC concernant la tentative de mise en oeuvre de la modulation de service à l’UPEC. Vous trouverez ce communiqué ici .
En voici quelques extraits
Modulation de service … pour quoi faire ? Vote programmé en CA restreint le… 14 décembre 2012
Lors de la réunion du Comité Technique de l’UPEC du 30 novembre 2012, les personnels ont été informés que la direction de l’université prévoyait de faire voter en CA restreint le principe de la modulation de service des enseignants-chercheurs.
La modulation des services signifie que la quotité de service d’un enseignant-chercheur (EC) pourra varier sans contrepartie salariale :
elle pourra augmenter, au-delà de 192 h équivalent TD, sans que le salaire de l’EC soit complété du paiement d’heures complémentaires correspondant : c’est une modulation à la hausse du service.
elle pourra diminuer, en deçà des 192 h de référence, sans que son salaire soit amputé d’autant : c’est une modulation à la baisse du service.
Ce dispositif est prévu par l’article 5 du décret 2009-460 (qui a été une des causes du mouvement de mobilisation des universitaires de 2009), mais rappelons tout de suite que cette modulation ne peut s’effectuer sans l’accord écrit de l’intéressé (...)
D’après la présentation faite le 30 novembre 2012 en Comité Technique, elle deviendrait nécessaire pour « donner un cadre légal aux différentes décharges actuellement pratiquées à l’UPEC » et se mettre en conformité avec le cadre légal du décret de 2009. Mais comme l’article 5 le dispose, les activités autres que l’enseignement et la recherche sont identifiées dans le RNA et font l’objet d’un décompte horaire qui entre dans la quotité de service de l’EC, ce qui a été mis en œuvre à l’UPEC.
La Cour des Comptes aurait cependant pointé une illégalité, dans des termes que la présidence n’a pu préciser aux membres du CT. Le passage incriminé du rapport de la Cour des Comptes a été demandé mais il n’a pas été communiqué. (...)
*3 décembre 2012 suite à notre message posté hier, nous avons reçu ceci :
un complément sur la FDE (puisqu’on lit des choses étranges sur les épreuves de concours, qui ne peuvent être professionnelles sans susciter de multiples dysfonctionnements et dévoiements)
C’est le 4e texte du GRFDE publié ici sur le site du Café pédagogique
ou sur le site du GRFDE publié ici .
Il s’agit d’une analyse du projet du MESR (document de travail présenté le 14 novembre aux organisations syndicales) concernant la statut et les missions des ÉSPÉ. Ce texte aborde aussi la question de la nature des épreuves de concours.
*2 décembre 2012
Lettre des 24 Sociétés savantes
Dans un communiqué du 17 novembre (en PJ ici ), 24 sociétés savantes expriment leurs inquiétudes sur le dossier de la FDE et demandent une concertation approfondie avec le MEN et le MESR.
Extrait :
« Pour conclure, nous aimerions qu’avant la promulgation d’une loi d’orientation sur la formation des enseignants, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le Ministère de l’Education Nationale engagent ensemble une concertation approfondie, à laquelle les enseignants et les universitaires que nos sociétés représentent demandent à être associés, pour prendre part à la réflexion sur les nouveaux dispositifs et leur mise en place. »
Nous avions aussi reçu le 17 novembre les remarques suivantes
deux textes du GRFDE ("Groupe Reconstruire la Formation des enseignants") qui analysent :
pourquoi le concours ne peut être placé en M1 ? à lire ici
les incohérences du dispositif transitoire, avec un concours pour partie en M1 et pour partie en M2, à lire ici
Le "croisement" master et concours ne fonctionnant pas, il est plus simple et pertinent de placer le concours entre la licence et le master, ou après un master recherche pour ceux qui s’engageront dans cette voie (ce qui suppose des financements ou pré-recrutements).
Extraits de réactions reçues ces derniers jours sur les listes de la CNU
1. Toujours aucun signe des étudiants dans ce texte, ou alors sous forme de "vivier". Comme quoi, lorsque j’écrivais dans un mail précédent que les étudiants en prépa concours n’étaient pas mieux considérés que des bêtes qu’on menait à l’abattoir, je ne tombais pas si loin des préoccupations de ces charmantes personnes… Très "préoccupées" en effet de garder le contenu "disciplinaire" des concours, c’est-à-dire de garder ce qui n’a rien à voir avec la formation et les compétences requises pour enseigner.
Car concrètement, le niveau de connaissance exigé par exemple des candidats au CAPES d’histoire-géo cette année sur le prince et les arts ou les diaspora grecques n’est d’aucune utilité ou alors d’une utilité extrêmement relative dans l’exercice du métier d’enseignant. Insister à tout prix comme le font les humbles représentants de ces "sociétés savantes" sur le contenu "disciplinaire" des concours est difficile à interpréter autrement que comme une volonté de maintenir l’homogénéité sociale de leur milieu en conservant des procédures de recrutement d’un autre âge.
Pire, cela revient à défendre le superflu contre le nécessaire, nécessaire qui est une formation à la pédagogie et à l’enseignement réel du contenu des programmes, nécessaire qui n’a cessé de reculer depuis la masterisation (et ça remonte probablement à plus loin que ça). Cela revient aussi à défendre l’inaccessibilité sociale du plus grand nombre aux concours et donc au statut d’enseignant, dans un contexte de précarisation croissante de l’éducation nationale et des services publics en général…
SUD-Etudiant Bordeaux
2. (…) Avec tout le respect que je dois aux poissons rouges, je trouve insupportable que l’on continue d’utiliser le terme de "vivier" pour le recrutement d’enseignants. Sauf à imaginer un grand aquarium, et des grands filets tenus par MEN et MSR, allant pêcher (au hasard ?) des candidats, que des filtres (CAPES et AGREG, surveillés par les Sociétés Savantes) empêchent de rejoindre n’importe comment la cohorte des futurs professeurs (…)
3. (…) les sociétés savantes parlent de leur point de vue, et souhaitent être associées à la réflexion sur les concours car parmi leurs membres se trouvent des préparateurs aux concours). Ont-elles vocation à parler pour les étudiants ? Je ne le crois pas, même si je déplore, comme vous, que la situation des étudiants soit rarement évoquée par les Ministères et leurs interlocuteurs.
Il est évident que les réformes successives du Capes ont atteint de plein fouet les candidats aux concours ; il suffit de constater la chute vertigineuse des effectifs pour le comprendre. Par ailleurs, nombres de témoignages de stagiaires ont été publiés après la mastérisation. Mon expérience de préparatrice montre que lorsque les étudiants se présentent à un concours, ils n’ont pas du tout envie de protester ou de se plaindre , car ils ne souhaitent pas passer pour des "rebelles", et prendre le risque d’être repérés au moment des épreuves. Même en 2009-2010, ils ne voulaient pas intervenir directement dans les débats sur la mastérisation, même lorsque les enseignants étaient en grève à cause de cette réforme (les cours de Capes et d’agrégation ont été assurés pendant toute cette période).
Le programme Le Prince et les arts du moyen-âge à l’époque moderne a été conçu par l’ancien MEN avec la visée de former des historiens en histoire de l’art, de sorte qu’ils puissent enseigner l’histoire des arts à l’école. Vous dites qu’il n’a aucune utilité ? Si, justement, mais c’est un programme absurde parce qu’il veut conjuguer préparation au Capes et formation accélérée en histoire de l’art. (…)
4. Chers collègues, merci pour ce document et deux observations : 1) le contrat de 6h pour les candidats admissibles en juin 2013 est PROPOSE, cela signifie que ces étudiants n’ont aucune obligation de prendre en charge ces 6h hebdomadaires qui, en effet, sont peu compatibles avec la poursuite d’un Master 2. Il nous reste à ne pas les encourager à le prendre (c’est ce que préconisent certains conseils dans les universités).
C’est en effet un minimum. Mais il nous reste surtout à encourager nos étudiants de licence à faire un master disciplinaire complet avant de passer les concours. C’est la seule façon de :
maximiser ses chances au concours
avoir un vrai diplôme en cas d’échec.
Toute autre option revient à construire sur de la brume avec du brouillard.
2) les fameux contrats Emploi Avenir Professeur ont des conditions si spéciales (être boursier et/ou avoir étudié dans des ZEP et autres critères sociaux qui semblent vouloir inviter des étudiants n’ayant pas forcément pour projet de devenir professeurs), et en nombre si réduit par académie dans de nombreuses disciplines qu’il est probable que, de la même façon, bien peu en pâtiront (pardon, en bénéficieront).
Ce qu’il y a de dégueulasse dans cette mesure (et aussi dans la précédente pour les mêmes raisons), c’est que les “bénéficiaires” n’auront AUCUNE chance aux concours. Les étudiants les plus défavorisés seront tous collés et auront simplement servi de main d’oeuvre très bon marché : un de ces jobs à l’allemande payés 400 euros par mois. Après quoi on les jettera à la poubelle comme un mouchoir usagé. C’est à ces choses-là que devrait réfléchir Sud-étudiants au lieu d’entonner le couplet néo-libéral des “compétences” et de la “professionnalisation”.
Bon courage à tous pour les aménagements en cours (car nous ne souhaitons pas que nos étudiants échouent aux concours !)
5. J’avoue que votre propos me semble assez paradoxal, car ce qui me paraît avoir reculé depuis la masterisation et bien avant (Jospin et consort, inspirés par l’ex-SNI-PEGC...), c’est précisément le contenu disciplinaire des concours de recrutement, au profit d’épreuves de "pédagogie" ou de morale ("agir en fonctionnaire de l’État...") passablement idéologiques (et dont l’idéologie n’est autre, évidemment, que celle de la classe dominante). Mais même en adoptant votre perspective, je ne comprends pas pourquoi le fait de recentrer (encore plus) les concours sur "une formation à la pédagogie et à l’enseignement réel (?) du contenu des programmes" permettrait aux enfants du peuple (au plus grand nombre) de mieux y accéder. Ce qui va probablement leur ouvrir très largement cet accès "dans un contexte de précarisation croissante de l’éducation nationale et des services publics en général"c’est précisément la dévalorisation et le discrédit de nos métiers, dont on voit de plus en plus mal comment ils pourraient séduire les enfants de la bourgeoisie...
*27 novembre 2012 echos de precaires aujourd’hui Suite à la journée de mobilisation des précaires, nous avons recuillis quelques articles dans la revue de presse de SLR ;
Merci de nous communiquer des informations sur d’autres mobilisations en France :
*À Toulouse : 150 personnes sous une pluie battante, sur un trajet Capitole-préfecture, avec le renfort des Sanofi en lutte depuis plusieurs mois (http://www.scoop.it/t/les-sanofi). Délégation reçue à la préfecture, mais je ne suis pas resté assez longtemps pour en avoir le retour.
*À Bordeaux : 120 personnes en blouse et maillots rouge sous la pluie, sur un trajet victoire -préfecture. Une délégation a été reçue à la préfecture et les revendications du collectif ont été pour la second fois exposées (arrêt de la non-reconduction des CDD, augmentation du nombre de postes (toutes catégories confondues), discussions spécifiques sur l’emploi scientifique). Aucun progrès n’a été constaté par le collectif Aquitain des Contractuels de la Recherche sur ces questions précises.
*16 novembre 2012 Les méfaits de la LRU et du passage aux RCE provoquent encore et toujours l’indignation !
Ici la Motion des personnels de l’UFR SHS-Philosophie réunis en Assemblée Générale extraordinaire le 13 novembre 2012
*23 octobre 2012 JOURNÈE DE CARENCE, vous connaissez ?
"L’article 105 de la loi n° 2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012 (Journal Officiel du 29 décembre 2011) instaure le non versement de la rémunération au titre du premier jour de congé de maladie pour les agents publics."Cette mesure est appelée « journée de carence ». Document ci-joint
Ceci est en application dans d’autres universités, bien sûr ! Envoyez vos témoignages ! Comme le dit une collègue : "C’est dégueulasse, en particulier pour les petits salaires (catégories C). Cela peut calmer l’ardeur des enseignants qui rattrapent toujours leurs cours en cas de maladie de courte durée... Conclusion : venez fiévreux et partagés vos microbes avec vos collègues et les étudiants !"
*20 octobre 2012 des nouvelles de P7 et l’IDEX USPC :
L’AG de P7 réunie ce jour (19 Octobre) à voté (entre autres) la grève mardi 23 octobre et un rassemblement sur le parvis des Grands Moulins à partir de 13h, pendant que le CA décidant du vote de notre Idex (celui-ci engageant une fusion dont personne ne veut) aura lieu.
*14 octobre 2012
Nous recevons ce jour un message de Michel Barthelemy, ajouté au dossier ci-joint
"Dans ma réponse au courrier (...) de Frédéric Dardel (...) , j’ai mentionné la possibilité (...) d’éteindre la créance par le biais d’une procédure en CA. Par la suite, j’ai pu constater que d’autres collègues avaient cette information qu’ils ont évoquée dans leurs messages. Si d’aventure d’autres personnes souhaitaient adresser un courrier à la présidence de P-V, il serait peut-être bon de mentionner à nouveau ce point, puisque c’est la clé - procédurale et administrative - qui ouvre sur la fin de ce cauchemar pour qui vit cette situation depuis déjà trop longtemps.
Par ailleurs dans sa lettre F. Dardel indique que l’action des huissiers a été suspendue dans l’attente d’une rencontre entre Isabelle Debergue et l’agent comptable de P-V. (...) "
Information supplémentaire un appel à don a été lancé pour que I. Debergue puisse faire face aux 4000 euros réclamés par les huissiers ; consulter le document ci-joint
*13 octobre 2012 Isabelle Debergue, une ancienne doctorante à l’université P5, est menacée de saisie par des huissiers ; cela ressemble à un acharnement totalement disproportionné de la part de l’institution universitaire sur une personne en situation de précarité. A ce sujet, voici l’adresse de représentants de la CGT à la ministre de l’ESR. Les élus FERC Sup CGT et le représentant de la CGT au CNESER, interpellés par le cas d’une doctorante de Paris V, menacée de la saisie imminente de ses biens par des huissiers mandatés par l’Université, suite à une affaire juridique qui semble avoir opposé, il y a de nombreuses années, cette doctorante à son établissement, demandent à la ministre un complément d’information sur cette affaire, afin de s’assurer que l’Université concernée agit avec toute la clairvoyance et toute l’information nécessaires. Nous appelons le ministère à recommander dans le traitement de tels cas la plus grande compréhension de la part des établissements pour que soient trouvées (...) La CGT réclame que la situation des doctorants et l’avenir des jeunes docteurs soient sérieusement pris en compte dans la prochaine loi d’orientation et de programmation promise par la Ministre et les projets du gouvernement.
Information supplémentaire un appel à don a été lancé pour que I. Debergue puisse faire face aux 4000 euros réclamés par les huissiers ; consulter le document ci-joint
*5 octobre 2012
Message reçu ce jour :
Chers collègues,
veuillez trouver en pièce jointe la lettre que le Président de l’université Paris 1, Philippe Boutry, a adressé à l’ensemble des personnels par voie de courriels ici .
Comme le faisait remarquer un collègue de Paris 1, les déficits exposés dans cette lettre n’ont pas fait l’objet de publicité les années passées. Bien sûr, on se doutait que l’état des finances ne devait pas être formidable, mais pas au point d’être contraint de geler trente postes sur les cinquantes prévus pour 2013 :
"Aussi, est-il proposé que 20 postes d’enseignants-chercheurs sur les 50 postes vacants ou susceptibles de l’être à la rentrée 2013 soient publiés. Cet effort considérable en termes de gestion des flux est à rapprocher du nombre global d’enseignants (881 répartis entre 285 Pr, 462 MCF, 85 PRAG et PRCE auxquels il faut ajouter 48 MAST/PAST). Cette mesure globale de gestion prudentielle des emplois a pour objectif de faire face à l’augmentation des coûts salariaux et de couvrir le risque de non-compensation de l’accroissement de la masse salariale".
Quand la Ministre dit (en anglais) qu’elle n’a pas d’argent à (re)verser aux universités, ce serait pourtant la première mesure d’urgence à prendre pour le fonctionnement correct des établissements. Et la première mesure d’urgence à réclamer, même en temps de crise. Belle autonomie que celle accordée aux universités qui ne peuvent même plus payer les salaires des postes qu’on leur accorde !
*4 octobre 2012 AUJOURD’HUI manifestations contre les CDD dans la recherche
Le Collectif des précaires de Montpellier organise une manifestation le jeudi 4 à 14h place de la comédie.
La mobilisation de toutes et tous compte. - Les instituts organisent en ce moment la PURGE de leurs agents contractuels. Même les labos et les personnels (ITA et chercheurs) qui ont des bourses et des financements se voient entraver ou refuser le renouvellement de leurs CDD sur des critères purement administratifs sans rapport avec les travaux en cours et le CV de ces agents éconduits. Tout cela au mépris de la loi et de la circulaire d’application du 26 juillet 2012.
-Etudiants en thèse, vous voulez des perspectives pour concilier passion et avenir professionnel ? Venez avec nous.
-Statutaires, vous voulez du personnel compétent dans vos labo ? Venez avec nous.
-Chefs de groupe, vous voulez de la visibilité dans la gestion de vos projets de recherche ? Venez avec nous.
-Directeurs d’unité, vous voulez vous concentrer sur autre chose que la gestion des ressources humaines ? Venez avec nous.
Les CDDs sont les premiers à tomber aujourd’hui, vous serez les suivants à subir les contrecoups de cette politique ubuesque dans un contexte où les laboratoires travaillent déjà en sous effectif.
Aujourd’hui le blog Science2 de Libération relaie notre mobilisation ici et publiera le vendredi 5 octobre prochain un article de 2 pages dans le journal papier.
La grogne devient nationale, Nice (Le jeudi 4 Octobre de 10h00 à 12h00 place Masséna à NICE) , Toulouse et Bordeaux s’organisent aussi. Merci d’avance pour votre mobilisation, organisez le covoiturage en local, prenez vos blouses et vos casseroles pour faire du bruit.
VENEZ NOMBREUX
*Le Collectif des précaires de Montpellier*
Pour les slogans et dessins pour la manif, continuons à utiliser le forum ici , un lien pour récupérer des slogans et des tracts ici et ici et ici
Vous pouvez aussi utiliser le forum ou le face de bouc ici et ici
D’autres mouvements en France se mobilisent a Nice, Toulouse et Bordeaux. ici et ici
*27 septembre 2012 CDD dans la recherche
Nous recevons ce jour plusieurs messages soulignant le problème majeur de la précarité dans la recherche. Rappelons qu’une enquête importante avait été menée concernant la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche. A ce sujet, voir ici et ici. Au message d’une chercheuse à l’INSERM, retranscrit ci-dessous, Olivier Coux (Montpellier) répond, en signalant une mobilisation à Montpellier sur ce problème vital pour l’’avenir de la recherche dans notre pays :
J’avais déjà signalé ce problème majeur sur cette liste (débats SLR) il y a quelques mois. Il se trouve qu’à Montpellier les précaires sont assez mobilisés. Une manifestation sera même organisée le 4 octobre pour transmettre à la préfecture une lettre pour la ministre.(...) Le collectif des précaires a ouvert un forum ici Il y a notamment une pétition à signer ici
Le témoignage : Bonjour, je suis CR1 à l’INSERM et je vous contacte car nous sommes confrontés à un problème concernant les personnes en CDD (post-doc, ITA). en effet, plusieurs post-doc au sein de notre centre se trouvent du jour au lendemain non reconduits sur leur contrat alors que ces personnes ont obtenu un financement auprès des associations. Notre instance de tutelle, ici l’inserm, met en avant la loi sauvadet pour ne pas les reconduire afin qu’il ne dépasse pas les 6 ans de CDD ce qui contraindrait l’Inserm à les titulariser.
Je peux comprendre le cheminement, mais je pense que c’est une catastrophe d’une part d’un point de vue personnel pour les personnes concernées mais également laisse présager qu’il va être compliqué pour les labos de recruter des gens et de finaliser des projets. Ce qui est de plus compliqué c’est que les textes de loi ne sont pas clairs, et qu’il semble que les EPST appliquent des critères à géométrie variable. Des pétitons ont circulé depuis Montpellier, mais je suis étonné que l’on n’entende pas plus parler de ces problèmes. Je pense qu’il faut que les statuts évolus. Notre secteur ne peut pas être comparé et englobé dans la fonction publique.
Est-ce que le mouvement sauvons la recherche va se saisir de ce problème ? Merci de me répondre. Cordialement
Sandrine Marchetti, PhD INSERM U1065 Eq2, C3M Batiment Universitaire Archimed 151 route de Saint Antoine de Ginestière BP 2 3194
*20 septembre 2012 Au journal de 13 h de France 2 du 12 septembre 2012 nous avons appris avec surprise que d’après un rapport du Conseil d’État rendu public la veille, l’Ifremer serait un organisme de recherche ayant échappé aux coupes budgétaires subies par la fonction publique et aurait même vu, au cours des 5 dernières années, croître ses effectifs de 3 % et son budget de 11 %.
Ceci est faux.
Les effectifs permanents de l’Ifremer ont au contraire diminué et le recours aux contrats temporaires s’est généralisé. Entre 2007 et 2012, l’Ifremer a ainsi perdu 33 équivalents temps plein (ETP) en contrat à durée indéterminée (CDI), soit une baisse de 2,5%. A l’inverse, 14 contrats à durée déterminée supplémentaires (ETP) ont été signés pour pouvoir honorer des projets de type ANR (voir tableau n°1).
Le budget de l’Ifremer a également rapidement diminué. Entre 2007 et 2012, la chute en euros constants du budget attribué au titre de la Mission Interministérielle Recherche et Enseignement Supérieur (MIRES) a été de 4,2 %. Cette baisse sera certainement supérieure si tout ou partie du budget mis en réserve en 2012 est annulé (voir tableau n°2). La part relative de l’Ifremer dans le budget alloué à la recherche a également baissée depuis 2007. Alors que l’Ifremer représentait 0,690 % du budget de la MIRES en 2007, l’institut ne représente plus que 0,585% en 2012 (voir tableau n°3). Cette baisse de la dotation ministérielle est en partie compensée par l’augmentation des recettes issues des projets décrochés par les équipes Ifremer. Ces recettes contractuelles sont passées de 17,8% à 23,6 % du budget entre 2007 et 2011 (tableau n°4).
Nous nous indignons donc contre la désinformation autour du financement et de la gestion de l’Ifremer. A travers la baisse des moyens attribués à l’institut, l’État a ces dernières années mis en péril la recherche et de l’expertise maritimes françaises alors même que notre institut et ses personnels doivent faire face à une augmentation des tâches et des missions qui leurs sont confiées.
Nous demandons à l’inverse un vrai changement, maintenant. Ce changement passe par : une revalorisation des moyens alloués par l’Etat à l’Ifremer, à la mesure des services apportés à la France par ses vastes territoires océaniques ; des embauches de jeunes en CDI, afin de compenser les départs en retraite massifs qui mettent en péril l’avenir de nombreux laboratoires.
Contacts : Anne-Marie Alayse, déléguée syndicale centrale CGT Jean-Claude Masson et Carla Scalabrin, administrateurs élus CGT au CA de l’Ifremer
Texte complet avec tableau ici
*17 juin 2012 Pedro Cordoba apporte ce témoignage sur l’évolution des procédures d’évaluation à l’université, en Espagne [...]
La morale de cette histoire ne peut être plus claire : une évaluation volontaire destinée à mettre quelques grammes de beurre dans les épinards est devenue une évaluation-sanction qui brise définitivement la carrière de plus de la moitié des universitaires et mènera aussi à sa ruine l’université elle-même, atteinte au cœur par la baisse vertigineuse de son potentiel de recherche, brusquement réduit de moitié. Restera sa principale fonction aux yeux des politiques : faire baisser les chiffres officiels du chômage en assurant le gardiennage des jeunes – à charge pour elle, bien sûr, d’assurer la « réussite pour tous ». Quant à ceux qui réussissent vraiment et obtiennent un diplôme internationalement reconnu, leur voie est déjà bien balisée : il leur faut prendre le chemin de l’exil. à lire en entier ici
*12 juin 2012 Communiqué du SNCS-FSU : Québec
La loi « spéciale » 78 votée par l’Assemblée nationale du Québec à l’initiative du gouvernement du Premier ministre Charest, constitue une attaque en règle contre les libertés démocratiques élémentaires des étudiants et des enseignants en lutte contre la hausse exorbitante des frais d’inscription universitaires : droit de manifestation, droit de réunion, liberté d’expression et droits syndicaux. La mise en œuvre de la loi 78 s’accompagne d’un déchaînement de violences policières et d’arrestations. Le Syndicat National des Chercheurs Scientifiques (SNCS-FSU) dénonce la loi 78, demande la libération de tous les manifestants arrêtés et soutient la lutte des étudiants et des enseignants du Québec. Meudon, le 8 juin 2012. Retrouvez ce communiqué sur le site web du SNCS ici.
ET vous pouvez vous inscrire ici.
*4 juin 2012
« Comment le management tue ».
Nous avons reçu ce texte de notre collègue Denis Viennet,
à lire en entier ici
« Comment bien vivre son job ? », sous-titre le magazine Management. Il y a peut-être trop d’honneur à l’égard d’un tel journal, à concéder à sa lecture, le titre du numéro joue bien son rôle marketing, on est frappé par les mots et on a envie d’en savoir plus : « Le pouvoir de l’optimisme. Les techniques pour chasser les idées noires, limiter l’impact des événements pénibles et transmettre son enthousiasme ». En un sens la pub a gagné, on achète, mais à la nuance près qu’il ne s’agit pas de consommer des idées pour acquérir des « techniques » afin de « bien vivre son job », il s’agit de savoir ce que les managers, patrons et DRH ont dans le crâne, (...).
Comment le management tue-t-il ? Les suicidés, quels qu’ils soient, employé(e)s de Renault, de Peugeot, de France Telecom, de la Poste, de l’Education nationale, sont des esclaves qui ont pris conscience de leur état d’asservissement, (...)
Comment le management tue-t-il ? La réponse est inscrite dans le langage managérial, exprimant en même temps une logique et une manière de concevoir le monde, de le façonner, une manière de tout « gérer » sur le mode et la mode de l’entreprise, sous l’égide de la concurrence, de la compétitivité, de la performance, en instaurant la guerre de tous contre tous (...).
Maintenant, qu’en va-t-il de notre monde, lorsque ces impératifs managériaux viennent assiéger nos facs et nos écoles, et les pénétrer de l’intérieur ? Lorsque telle proviseure d’un lycée défend l’« autonomie » managériale et parle d’« ingénierie pédagogique » (voulant tuer par là en un mot l’art d’enseigner) ? (...)
Conflit étudiant au Québec : des milliers de manifestants bravent la pluie "ceci n’est pas une grève étudiante : c’est une société qui s’éveille".
A voir ici
et écouter ici : "Québec : des manifestations étudiantes à la crise sociétales" sur France Culture
*30 mai 2012
Ce matin avait lieu la CAP des bibliothécaires assistants spécialisés (BAS / catégorie B). A ce sujet, nous avons reçu d’un collègue la déclaration suivante :
"Au vu de la manifestation appelée ce jour par l’intersyndicale des bibliothèques (ici ) sous les fenêtres du ministére, la DGRH (*) a reçu une délégation de cette intersyndicale. Celle-ci a rappelé les revendications des personnels.
Elle a rappelé la colère et l’indignation des personnels de cette catégorie quand ils ont pris connaissance du contenu des épreuves des examens professionnels, sujet qui n’avait jamais été évoqué devant les syndicats. Ces épreuves sont de niveau du concours de catégorie A.(Bibliothécaire), écrit et oral imposés aux BAS pour simplement changer de grade Elle a indiqué les négociations en cours avec ses anciens interlocuteurs (CTPM, ESR, DGRH à plusieurs reprises, cabinet du ministre Wauquiez...). Elle a donc revendiqué que les négociations ne soient pas reprises à zéro mais au niveau politique et décisionnaire où elles s’étaient arrêtées. Sur ce dernier point, l’intersyndicale demandera à être reçue très vite par le cabinet de la ministre. Problème : le ministère nous a (gentiment) indiqué qu’avant cela l’intersyndicale devrait contacter parallèlement la CPU puisque les créations de postes émanaient maintenant non pas du ministère mais des présidences des établissements autonomes . Les revendications de la filière bibliothèques sont d’ordre statutaire (concours, passage de grades, configuration de la filière, reclassement, débouché de C en B et de B en A...) et ne sauraient en aucun être mises entre les mains des présidents d’université et de leurs DRH.
Et si c’était le cas nous aurions à refuser de nous couler dans la LRU au moment où une dynamique se met en place contre celle-ci."
(*) Direction des personnels non-enseignants de l’Enseignement Supérieur
*29 mai 2012
Information provenant de Srasbourg
Agir Ensemble demande la suspension du projet de convention cadre entre l’Université de Strasbourg et SATT Conectus Alsace (Communiqué du 29 mai 2012) ici
*27 mai 2012Des nouvelles de Quebec
Voici quelques liens video envoyés par un ami québecquois ; 1. pour rire c’est ici 2. pour voir les manifestations : Manifestation de casseroles sur la rue Fabre, le 19 mai 2012. C’est tous les jours, partout, à 20h. ici et May 22, 2012- Montreal, Quebec, This is what an estimated 250,000 student protesters looks like from the air, Protesters defy Anti-protest bill 78 and mark the 100th day of student protests ! Called the Single biggest act of civil disobedience in Canadian history ici
A voir écouter aussi un discours de Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole des étudiants québécois, ici : "nous aspirons plus quà votre monde qui meurt, à votre éducation-marchandise (...). L’école de la grève est la meilleure formation... et gratuite en plus ! (...) On a appris ce que c’est que la résistance (...) et [comme le disait Gaston Miron] nous sommes devenus des bêtes féroces de l’ESPOIR
ET Appel à la désobéissance... les quebecquois ont fait ça
*26 mai 2012 la Fondation Sciences Citoyennes contribue à organiser au parlement européen de Bruxelles le 7 juin 2012 un évènement. Nous vous remercions de diffuser l’information largement autour de vous. L’organisation de cette table ronde avec des députés européens fait suite à plusieurs actions que la FSC a entreprises avec d’autres partenaires depuis un an concernant le prochain programme-cadre de l’Union Européenne pour la recherche. Nous plaidons pour que celui-ci soit orienté en fonction des besoins de la société et de l’environnement plutôt que des intérêts des grandes entreprises.
Plus de détails ci-après :
Consultation sur le livre vert du financement de la recherche et de
l’innovation européenne :
http://sciencescitoyennes.org/fsc-p...
Des scientifiques et des ONGs critiquent les projets de financement
de la recherche de la Commission européenne :
http://sciencescitoyennes.org/des-s...
Signez la lettre ouverte contre les projets de financement de la
recherche proposés par la Commission européenne :
http://sciencescitoyennes.org/open-...
Bonne fin de semaine et merci chaleureusement de votre soutien. Equipe FSC
*23 mai 2012
* En Espagne, comme au Quebec, ça continue... Lire ici.
*sur les nouveaux comité de sélection.
En mathématiques (section 25 et 26), pour ce que je peux constater, le passage d’une CS à un CS, par nature plus restreint, a plutôt dégradé les procédures de recrutement.
Je sais que le fonctionnement des commissions de spécialistes n’était pas idéal dans de nombreuses disciplines, mais je ne comprends pas en quoi les nouveaux comités de sélection peuvent apporter une amélioration dans un système déjà trop imparfait. Un retour d’expérience pourrait être intéressant pour dresser un tableau.
Pour ma part, je pense que quitte à croire que les Assises pourraient produire qqc de bon pour l’ESR, on pourrait y mener une sérieuse réflexion sur les procédures de recrutement. Je sais notamment que dans certaines sections du CoCNRS, les CR participent au recrutement des DR. Ne serait-il pas raisonnable, à défaut d’être règlementaire, que les MCU aient également leur mot à dire sur le recrutement des PU ? Je crois savoir qu’en Allemagne, système mandarinal s’il en fut, les doctorants participent parfois aux discussions sur le recrutement des profs.
Quelqu’un avait évoqué l’éthique et la déontologie des procédures du recrutement. C’est peut-être le moment de faire ce travail.
* Reçu d’un collègue Enseignant Chercheur cette cogitation
Au cirque
A quoi servent les agences de notation ? À dégrader la note des pays qu’elles évaluent, à mettre en concurrence les économies, à détruire les solidarités les plus élémentaires au niveau mondial, avec les résultats que l’on sait : ces nouveaux jeux du cirque nous rappellent simplement de quelle barbarie nous sommes toujours capables.
Et voilà qu’on nous propose d’être évalués individuellement à l’université. Je ne parle pas d’une évaluation anonyme, celle que nous avons connue au CAPES ou à l’Agrégation, d’une évaluation républicaine. Non, il s’agit d’importer dans des lieux de savoir ce théâtre de la cruauté sans lequel nous ne pouvons plus vivre quotidiennement. Travail de romain auxquels les citoyens de la Rome n’avaient même pas pensé !
Je passe sur le fait qu’à la frange de certains syndicats (dont on n’ose croire qu’ils espèrent cyniquement y gagner des adhérents afin de les défendre à leur tour contre l’évaluation qu’ils prônent), de même que dans les discours radiophoniques de notre président, l’évaluation individuelle s’impose comme une « bonne chose » . Ceux qui résistent sont des corporatistes mécréants. Comment ne pas s’incliner devant toute cette bonté ?
Il n’empêche que l’évaluation individuelle c’est la politique du chiffre de la police appliquée à l’université. L’insécurité suit.
Donc, avant d’entrer en piste, évalue ta chance. Écoute la foule crier : durant dix minutes tu seras un héros et surtout regarde : le gladiateur aujourd’hui c’est toi.
TE SALUTANT. Olivier Long.
*21 mai 2012
Témoignages reçus ce 18 mai 2012
Je suis au Québec et la lutte est vraiment, vraiment très importante et intéressante. Aussi très menacée par le vote aujourd’hui d’une loi d’exception scélérate. N’hésitez à suivre et à vous solidariser. Cordialement : Jules
et en Angleterre...Un rapport chiffre a 100 milliards de livres sur 20 ans le surcroit de dette de l’etat cause par des droits etudiants fixes a £9.000 par an en Angleterre (les etudiants emprunteront a l’etat le montant des droits d’inscription, emprunt qu’ils ne seront pas toujours en position de rembourser)
lire ici
*18 mai 2012 Evaluation : à quelle sauce ? Nous avons reçu d’un collègue EC (enseignant chercheur ) le texte ci-joint :
Trois mots sur l’évaluation (encore) Pour schématiser, il semble qu’il y ait deux types d’"évaluation" : l’une à la sauce LRU, l’autre à la sauce "une certaine frange du SNESUP". 1 L’évaluation à la sauce LRU, conçue comme outil de gestion des personnels. Il s’agit de distinguer les performants des non-performants, afin que les uns soient récompensés et les autres sanctionnés. (...) 2 L’évaluation "formative", ou "formatrice", ou à la sauce "une certaine frange du SNESUP". Ici, le but serait de "conforter l’EC en attestant de l’exécution de ses missions" … ou pas. (...)
Pour conclure, une évidence (?) : plus que d’évaluation, de reconnaissance (encore que…) ou d’évolution de carrière, il me semble que l’immense majorité des EC a avant tout besoin… qu’on lui foute la paix ! N’HESITEZ PAS A LIRE EN ENTIER ! ICI
*14 mai 2012 les engagements du ministère de l’ancien gouvernement n’ont pas été tenus. Les personnels des bibliothèques les rappelleront à celui qui se met en place en manifestant le 30 mai.La réforme de la catégorie B est rejetée par l’ensemble des syndicats de la filière bibliothèque. Comme pour nos collègues EC, chercheurs et BIATOSS : les gouvernements changent mais les revendications restent.
Mercredi 30 mai 2012 Rassemblement devant le Ministère avant l’ouverture de la CAP des Bibliothécaires assistants spécialisés pour exiger la réouverture des négociations sur la réforme de la catégorie B ! Lire l’appel ici
*5 mai 2012
- Québec : les étudiants ne décolèrent pas
AFP Publié le 05/05/2012 à 08:48
Jets de pierres, largage de gaz irritants, foule prise de panique, heurts, interpellations : le conseil national du parti au pouvoir au Québec a plongé vendredi au coeur du plus important et musclé conflit étudiant de l’histoire de la province francophone.
"Colère générale contre le Parti libéral" du Québec (PLQ), ont scandé plus de 2.000 manifestants venus de toute la province, réunis dans le parking de la succursale locale du géant américain de la distribution Wal-Mart, qui avait fermé ses portes à la mi-journée avant le début de la grand-messe annoncée. Les manifestants ont marché pacifiquement sur un peu moins d’un kilomètre pour arriver au Centre des congrès de Victoriaville, municipalité de 42.000 habitants, située à 170 kilomètres à l’est de Montréal. Lire l’article complet ici
- En visite à l’université, Obama mobilise sur le coût élevé des études (De Chapel Hill) Ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre un chef d’Etat et les étudiants de l’Université de Caroline du Nord étaient pleinement conscients de leur chance. Le mardi 24 Avril, Barack Obama leur a rendu visite à Chapel Hill dans le cadre d’une tournée de deux jours auprès de trois grandes universités américaines. (...) « On [Barack et Michelle Obama, ndlr] a fini de payer notre emprunt – attention hein, rappellez vous que je suis quand même le Président des Etats-Unis – eh bien, on a fini de payer notre emprunt il y a seulement huit ans ! » (...) Article complet ici
*3 mai 2012
La DGRH a envoyé le 3 avril dernier une note de service et une annexe aux présidents et directeurs des établissements relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche publique, pour leur demander d’appliquer la loi sur la résorption de la précarité dans la fonction publique.
lire ici
Communiqué de la CDIUFM suite au débat du 2 mai
Débat présidentiel du 2 mai : démenti solennel de la CDIUFM
Communiqué de presse
Le bureau de la Conférence des directeurs d’IUFM tient à faire part de son indignation et oppose un démenti aux propos du président de la République qui affirme lors du débat télévisé du 2 mai, dans un raccourci d’expression fréquemment utilisé, que les IUFM ont été supprimés. S’ils ont certes changé de statut en 2008, les IUFM sont loin d’avoir disparu puisqu’ils ont été intégrés au sein de l’université en tant qu’écoles internes, qu’ils accueillent aujourd’hui plus de 30 000 étudiants qui suivent leurs enseignements et que dans de nombreuses académies, la formation des professeurs stagiaires ne pourrait se faire sans eux.
Près de 3000 enseignants et enseignants-chercheurs y travaillent, sans compter les nombreux personnels administratifs et de service ainsi que les partenaires impliqués dans la mise en oeuvre des formations.
Au delà du caractère erroné de l’affirmation, juger que les IUFM ont été une catastrophe relève d’une caractérisation infamante pour l’ensemble de la communauté professionnelle qui y exerce ainsi que pour les étudiants qui y préparent des masters et des concours exigeants. Les IUFM sont et ont été la composante essentielle de l’action de l’État en matière de formation des enseignants. Ils attendent de leurs autorités de tutelle, comme toute structure universitaire soumise à évaluation, une appréciation objective et mesurée de leur action. Ils contribuent et contribueront, au sein des universités, à mettre en place les ressources humaines et intellectuelles utiles à l’amélioration du service public d’éducation.
Contact presse
ET LIRE AUSSI le communiqué du SNCS
Recherche publique : ce que nous voulons
ici
*20 avril 2012 Slovénie : grève de protestation contre la réduction de 15% des salaires des enseignants. A lire ici
*19 avril 2012
Manifestations à Bruxelles Une centaine de manifestants, représentant les organisations estudiantines francophones, ont manifesté jeudi à Bruxelles pour préserver la coopération avec les universités des pays en voie de développement, dont le budget fédéral est menacé. - RTLinfo.be Les étudiants se mobilisent pour préserver la coopération universitaire au développement
Au Canada « On est dans une situation où on crée un traumatisme chez les professeurs et les étudiants. » Lire ici
*15 avril 2012
Que deviennent nos métiers ? Comment et à qui en rendre compte ?
Journée organisée par l’Appel des appels Samedi 14 avril 2012
le programme complet , ainsi que l’annonce des réunions à venir est consultable ici. contrairement à ce qui était annoncé, B. Monthubert n’a finalement pas pu venir.
Réactions à chaud par Roland Gori :
Chers amis, je crois que nous pouvons être très heureux de cette forte et émouvante journée de l’Appel des appels qui atteste de la consistance et de la permanence de notre collectif.. Un grand merci à chacun pour sa contribution à la réussite de cette journée.
Nous nous sommes engagés à poursuivre et le 7 juillet c’est demain. Je crois qu’il nous faut très vite réfléchir aux modalités et à la logistique de cette journée. Je vais être pour ma part assez indisponible au cours du mois de mai et rarement à Paris à cause de séjours à l’étranger… Je ne recommencerai pas non plus l’improvisation d’un programme qu’avec Julie nous avons du organiser précipitamment. Donc pourrions-nous échanger par mail comme nous l’avons déjà fait pour préparer les choses ?
Je commence : Pourquoi ne pas reprendre en juillet mais sur un mode fortement allégé les mêmes tables rondes en divisant par 2 ou 3 le nombre des intervenants et en laissant une plus grande place au débat ? Et ce d’autant plus que les interventions de la salle étaient à la fois émouvantes et consistantes.
Il est programmé en effet une nouvelle journée le 7 Juillet, car du point de vue de Roland et du mien (on a pu parlé 5 minutes avant mon départ), cette journée ressemblait trop à celle du 22 Octobre à Saint-Denis sans aller plus loin. L’idée est de déboucher sur des propositions concrètes faces à la perte de sens de nos métiers que les acteurs du service public que nous étions tous ressentent très fortement.
*14 avril 2012
le 5 avril, la CPU (conférence des Présidents d’université) a recommandé aux universités de ne pas recruter dans la 75e section "criminologie" (voir motion ci-dessous)
Motion de la CPU relative à la création d’une section criminologie au CNU le 5 avril
L’annonce de la création d’une section "criminologie" au CNU a suscité une émotion certaine dans le monde universitaire. Sans entrer dans le débat sur la pertinence scientifique de cette innovation, la CPU condamne la précipitation et l’absence de dialogue qui ont caractérisé la procédure, d’autant plus que de fortes réticences se sont exprimées au sein de la communauté scientifique. Elle s’inquiète du flou qui entoure la naissance de cette section (conditions de rattachement, nombre d’enseignants concernés, incidence sur les autres sections). Elle souhaite qu’une concertation soit mise en œuvre au plus vite sur ce dossier et recommande aux établissements de ne pas recruter dans cette nouvelle section tant que cette concertation n’aura pas été mise en place.
*13 avril 2012
Idex et le CA de l’Inalco
Motion votée par le CA de l’Inalco le 12 avril 2012 adoptée par 19 voix pour et 11 contre.
Le conseil d’administration de l’Inalco réuni ce jour pour débattre pour la première fois du projet Idex du PRES Sorbonne Paris Cité
A pris connaissance de la lettre d’engagement signée par le président de l’Inalco le 14 décembre 2011 sans qu’il en ait été en quoi que ce soit informé
A pris connaissance du projet « Idex » du PRES Sorbonne Paris Cité dont la convention attributive d’aide (ci-après convention tripartite) qui sera signée entre l’Etat, l’ANR et le PRES précise qu’il en constituera l’annexe 1, « partie intégrante de la Convention » et qui aura donc valeur contractuelle
A pris connaissance de l’objectif de création d’une « université unifiée » contenue dans ce projet, objectif sur lequel il n’a jamais été amené à débattre
A pris connaissance des motions votées notamment par les départements Japon, Afrique, Europe, Chine ainsi que par le CREE et le CEJ, toutes deux équipes incluses dans le périmètre d’excellence du projet Idex ;
Affirme que
La lettre d’engagement du 14 décembre 2011 signée du président Legrand contient des engagements qui, aux termes de la loi et des règlements, relèvent des compétences du CA, et que, associée au projet Idex, elle a des implications sur la politique pédagogique, scientifique, sur les carrières des personnels. Cette lettre ne peut engager l’Inalco sans approbation des conseils compétents ;
La signature de la convention tripartite engagerait irrémédiablement l’Inalco dans un processus d’unification dont l’opportunité n’a été ni étudiée ni débattue par le CA qui n’en connaît donc aucune des conditions ;
Considère par conséquent
D’une part, que l’ensemble du processus Idex Sorbonne Paris Cité a été conduit dans des conditions d’opacité inacceptables, sans aucune information des Conseils élus ni respect de leurs compétences ;
D’autre part, que ce projet met gravement en péril, de manière immédiate, la pérennité et la cohérence des enseignements et des recherches menés dans le cadre de l’Inalco, et qu’il a par ailleurs pour objectif explicite d’aboutir à la disparition de notre établissement ;
Dès lors, seul à pouvoir en délibérer valablement, il refuse que l’Inalco ou une partie de ses personnels, de son budget de fonctionnement ou de ses équipements soient mis à la disposition de l’Idex Sorbonne Paris Cité du fait d’un engagement souscrit sans que les conseils compétents en aient été informés, aient été consultés et en aient délibéré ;
Il ne consent pas à ce que l’établissement soit engagé par la signature de la convention tripartite, étape juridiquement contraignante conduisant nécessairement à la création d’une université unifiée dont il ne connaît aucune des conditions d’organisation sans que les conseils compétents en aient été informés, aient été consultés et en aient délibéré ;
Il demande à ses représentants au sein du PRES ainsi qu’au CA du PRES de prendre toutes les mesures permettant de respecter cette position exprimée en vertu des compétences qu’il tient de la loi et des règlements.
*12 avril 2012
Quelque 500 professeurs d’université signent une lettre appuyant les étudiants en grève
Au moment où les injonctions devant les tribunaux se multiplient pour permettre le retour en classe dans les cégeps et les universités, plus de 500 professeurs d’université signifient dans une lettre leur appui aux étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité.(...) La grève étudiante au Québec en est à sa 59e journée.
Voir l’article en entier ici
*12 avril 2012 AU CANADA Deux exemples concrets pour une unité Biatoss / EC / ChercheursTémoignage d’un collègue BIATOSS
j’envoie ce message car je suis allé hier à une AG convoquée par les syndicats Biatoss/EC/Chercheurs de l’Université Denis Diderot/Paris 7. L’ODJ en était l’installation de l’IDEX, et autres LABEX. Sans rentrer ds le détail des sombres perspectives qui attendent les établissements concernés par le PRES Paris-Cité (notamment la disparition en tant que telle de l’Inalco), j’ai été choqué par une intervention qui opposait les personnels Biatoss aux autres catégories de cette université, particulièrement les EC. Malgré les rancœurs et les ressentiments que l’on peut comprendre je pense que ce type d’intervention va à l’encontre des intérêts de tous. Et que pendant ce temps les présidences, le ministère et ce gouvernement comptent les points en continuant d’appliquer à toutes et à tous et les uns après les autres la logique destructrice de la LRU.
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1er exemple puisé dans un CR diffusé par des élus à propos du dernier CA de l’Université de Paris 13 (membre de Paris Cité !) du 6 avril 2012 :
"Point 6 : informations par le président sur le compte financier et le budget.
Situation actuelle :
compte financier en déficit de 7 millions d’€ (5 M€ décaissables + 2M€ non décaissables)
Dans les raisons invoquées JLS (*) présente d’abord les causes du dérapage :
création de 60 postes de fonctionnaires et titularisation de 20 catégories C en pied de corps (**)" .
Ainsi la création de 60 postes nécessaires au fonctionnement des services et la titularisation de 20 personnes au niveau du SMIC sont-elle présentées comme un dérapage financier. Cela me semble un vrai motif d’indignation. (*) Initiales du pdt de Paris 13 (**) Début de carrière en catégorie C : le smic +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
2ème exemple parlant de lui-même :
Communiqué des Organisations Syndicales Force Ouvrière, FSU et UNSA de l’université d’Angers :
Lors d’une réunion liée au Comité Technique, le président de l’université, M. Saint André, et le vice président au C.A,. M. Robledo, ont annoncé aux organisations syndicales présentes la répartition des économies qu’ils envisageaient de mettre en place pour le budget 2012 afin de faire face à l’augmentation des dépenses de personnels et des charges immobilières non prises en compte par notre tutelle ministérielle.
Parmi ces mesures, la réduction de la masse salariale de 300.000 ? votée lors d’un Conseil d’Administration précédent sous la présidence de M. Martina a été maintenu. En conséquence, pour M. le Président, cela doit se traduire par une suppression de 45 emplois de contractuels à la fin août. Ces postes sont d’ores et déjà identifiés, mais la liste pourrait être modifiée en fonction des retours des composantes.
Nous ne pouvons accepter que les salariés quels qu’ils soient fassent les frais de la loi LRU et de la politique d’austérité mise en place par l ?État.
Le président lorsqu’il était candidat évoquait déjà une suppression de 10 à 15 postes sur des appels à projet. Il justifie maintenant le triplement de ce chiffre par le fait que cela n’était valable que sur une année pleine et non sur la période de septembre à décembre 2012. Pourtant, cela était déjà prévisible à l’époque. Aujourd’hui, même des postes dit "pérennes" seraient touchés et dans certains cas avec des personnels entrant en procédure concertée en 2012 (plus de 3 ans d’ancienneté).
Ce tour de passe-passe conduirait en fait à une économie sur le dos des salariés de 900.000 ? en année pleine pour 2013 et les années suivantes.
Nous refusons cette logique purement comptable qui réduit les personnels à des variables d’ajustement. Des êtres humains et des familles seraient touchés si ce plan de suppression d’emploi était confirmé.
Il faut rappeler que selon les chiffres fournis par le ministère, il manque 300 emplois de titulaires à l’université d’Angers pour être dans la moyenne nationale. L’embauche des CDD ces dernières années correspond ait à de véritables besoins.
Ce qui est annoncé aujourd’hui est la conséquence directe de la loi LRU (dite d’autonomie des universités) qui a obligé les universités à créer des emplois précaires en décentralisant des taches administratives sans fournir les moyens en contrepartie.
Nous ne sommes pas en sureffectif !
Aussi les Organisations Syndicales refusent ce plan de suppressions d’emploi et ont demandé une entrevue à la présidence pour exiger la recherche d’autres solutions.
Nous vous tiendrons informé de la réponse.
FSU, UNSA, Snpress-FO.
P.S. Les autres mesures envisagées par la présidence concernant l’emploi : - des mutualisations, - le non recrutement sur des emplois libérés par des concours en 2012, - le non recrutement sur des emplois titulaires vacants en 2012.
*7 avril 2012
1. Nous recevons de Pascal Maillard le courrier suivant
Suite aux difficultés que rencontrent des étudiants et des personnels étrangers de notre université, 15 associations et organisations ont pris l’initiative de rédiger une lettre ouverte au Préfet de la région Alsace, préfet du Bas-Rhin. Une cinquantaine d’élus et de représentants des conseils centraux, du CT et du CHS ont accepté d’être premiers signataires. Près de 500 signatures des personnels de l’UdS ont été recueillies en quelques jours. Nous sollicitons également un soutien national afin de donner plus de poids à nos exigences ; voir ici
Notre action a permis quelques délivrances de cartes de séjour mais de nombreux étudiants restent sous le coup d’OQTF injustifiables . Ils ont besoin de votre soutien. Merci de faire suivre ce message à vos collègues et vos contacts.
2. Démissions en rafale à la section 33 du CoNRS Mercredi 4 avril 2012 20h11
Ce message est pour vous annoncer qu’une large majorité des membres de la section 33 du CoNRS sont en train de démissionner. J’ai posté ce matin ma lettre de démission à Fuchs. Nous aurions pu le faire dès la fin février, mais nous avons tenu à assurer la pérennité du concours, qui vient de s’achever.
La raison de cette démission vient de ce que la direction du CNRS a promus au grade de DRCE un DR1 qui n’avait jamais été classé par la section, promotion au prétexte qu’il aurait rendu de grands services au rayonnement de la science française au Québec. Or ce "rayonnement" n’est pas le fait d’articles de portée considérable ou de congrès scientifiques, mais de rencontres, les "Entretiens Jacques Cartier" dont il suffit de consulter le programme pour se rendre compte qu’il ne s’agit pas de congrès scientifiques. Ces "Entretiens" franco-québécois qui se déroulent chaque année et dont le financement a émaillé la presse lyonnaise, sont le fait du "Centre Jacques Cartier", qui n’est pas un centre du CNRS et n’est pas soumis à son évaluation. Or il se trouve que ce collègue, Alain Bideau, avait été nommé chargé de mission auprès de la direction de l’InSHS en 2010, alors qu’il était déjà à l’âge de la retraite, mais fait rare, il avait obtenu une prolongation. Il est encore plus rare que, durant une prolongation, une personne soit promue à un grade supérieur. Cela a d’autant plus choqué la section que la direction de l’InSHS avait beaucoup insisté sur le fait qu’il ne fallait pas promouvoir un collègue tant qu’il siégeait en section. Deux poids, deux mesures…, d’autant que la récompense est donnée pour une activité tout à fait étrangère au CNRS.
Le simple courriel par lequel Patrice Bourdelais, directeur de l’InSHS a répondu à la lettre de la section a achevé de scandaliser les collègues démissionnaires, pour sa justification satisfaite de la décision prise. Par exemple, P. Bourdelais ose écrire : "La plupart des directeurs d’Instituts connaissaient, et avaient souvent participé à ces entretiens dont ils ont loué l’excellence"… On n’est jamais si bien servi que par soi-même. Quant à Fuchs, destinataire de la lettre de la section, il n’a pas répondu ni même accusé réception. Ce n’est pas la première fois que la section a été en conflit avec la direction de l’InSHS (le plus grave incident fut quand elle tenta de ne pas recruter une jeune chercheuse classée 1ère en liste complémentaire, et qui devait être nommée puisque l’un des deux lauréats avait renoncé ; mais citons encore le recrutement, chaque année, de professeurs détachés du secondaire en toute discrétion et sans aucun appel d’offre et sans évaluation…) mais ce dernier a été ressenti, au niveau de l’éthique, comme le plus grave.
En attaché le texte de la lettre envoyée par la section ici, et le texte du courriel de réponse de Bourdelais ici. Ci-dessous, quelques liens de presse. Très cordialement,
Michel Cahen, élu SNTRS-CGT à la section 33 du CoNRS
Un peu de doc sur l’affaire : http://www.leprogres.fr/rhone/2011/... http://libelyon.blogs.liberation.fr... http://www.libelyon.fr/info/2010/04... Le rapport de la Cour des Compte sur la gestion du Centre Jacques Cartier n’et pas public.
*31 mars 2012
Sur l’évaluation des Enseignant-Chercheurs (EC), un collègue transmet trois témoignages. Un collègue qui travaille dans le centre de recherches de l’opérateur historique des télécommunications, comme on dit, doit remplir une fiche d’évaluation tous les six mois. Une collègue professeure dans une université au Mexique doit faire la même chose tous les trois mois ! Voilà ce que sur quoi peut conduire l’évaluation systématique des EC en France. Un collègue britannique a pris sa retraite de bonne heure pour pouvoir se consacrer à la recherche et à la rédaction d’ouvrages. ce que, m’a-t-il dit, dans le système d’évaluation actuel en Grande-Bretagne, il ne lui aurait pas été possible de faire, tellement les EC sont tenus de publier, y compris des travaux pas suffisamment achevés à leur goût. C’est à méditer. et suivi de quelques réactions :
1. A ce propos, d’où sort la phrase suivante ? "En effet, à tous les stades de sa carrière, qu’il s’agisse de son recrutement, de sa titularisation ou de ses promotions, un enseignant-chercheur ou un chercheur est soumis au jugement de ses pairs et collègues." Surprise ! Elle vient du site du Ministère annonçant la mise en place d’une "Commission de déontologie afin d’analyser les procédures de recrutement et de promotion des enseignants-chercheurs et des chercheurs." http://www.enseignementsup-recherch... Alors, prenons le Ministère au mot : puisque nous sommes déjà évalués tout au long de notre carrière, il n’est nul besoin d’une évaluation supplémentaire.
2. Il me semble que ce n’est pas ainsi que cela fonctionne. A partir du moment où est créée une agence d’évaluation, elle ne va avoir de cesse d’étendre son activité. L’AERES prétendait ainsi évaluer les méthodes et procédures d’évaluation de leurs chercheurs par le CoNRS, faute de pouvoir évaluer directement les chercheurs en lieu et place des sections du Comité national. C’est un peu le principe de la tache d’huile. Plus généralement, comment justifier la pertinence de l’évaluation si ce n’est en multipliant les occasions d’évaluations et en raffinant ses pratiques ?
*24 mars 2012 RECHERCHE : L’URGENCE D’UNE RECONSTRUCTION. Par le bureau national du SNCS-FSU
Le monde de la recherche scientifique, exsangue des réformes imposées par le gouvernement depuis six ans, est aujourd’hui à la croisée des chemins. Peut-être le rétablissement d’un peu de souci du long terme, d’un certain sens du service public et de la dignité de l’Etat arrivera-t-il à se faire jour. Mais les travailleurs de la recherche scientifique ne doivent pas pour autant se croire tirés d’affaire. La propagande gouvernementale présentant la démolition générale opérée depuis 2006 dans l’enseignement supérieur et la recherche comme une réforme à succès a hélas contaminé les esprits. De même qu’on a martelé que le salut du pays reposait sur toujours plus de sévérité envers les immigrés, les jeunes et les chômeurs, on a réussi à ancrer dans maints esprits que les chercheurs scientifiques, pour faire du travail sérieux, devraient désormais chercher leur reconnaissance auprès d’agences d’évaluation et de financement fonctionnant comme des machines à exclure. (...). LIRE LA SUITE ici
*23 mars 2012
et en Belgique, la démission de Annick Stevens a fait beaucoup de bruit (voir article ici et ici) ; une pétition a été maintenant mise en ligne que l’on peut signer ici
*21 mars 2012
1.Un des effets largement ignoré de la LRU et du passage aux RCE est l’augmentation progressive des types de population prises en charge par l’Université au titre de l’indemnisation chômage (ATER en 2007, puis allocataires de recherche/doctorants contractuels (DC) en 20010, puis PAST en 2012). La pièce jointe montre sous forme de diagramme les changements à l’UTC (Université de Technologie de Compiègne). On observe ainsi une augmentation par un facteur 4 de l’effectif des populations prises en charge par l’UTC : 13 personnes indemnisées en moyenne au cours des années 2000, plus de 40 à partir de 2009.
Ainsi, à l’UTC l’indemnisation chômage à la charge de l’Université est passée de 88 700 euros en 2006 ("0,75 % de la masse salariale sur ressources propres- masse salariale Etat non comprise") à 334 893 (0,76% de la masse salariale totale) euros en 2011.
On observe, de plus, une augmentation des non renouvellements de contrats et des licenciements ; ainsi, les directeurs de département et autres chefs de service ont certainement un rôle majeur dans cette évolution qui peut laisser prévoir une augmentation de l’indemnisation à charge de l’Université dans les années à venir.
La situation est probablement semblable dans d’autres universités.
Merci de nous communiquer vos chiffres et diagrammes !
2. Par la motion ci-jointe adoptée en Assemblée générale (21 mars 2012), la Commission permanente du CNU exprime publiquement son indignation face à la création d’une section de « criminologie » par une voie politique, contre l’avis de la très vaste majorité de la communauté scientifique.
Nous vous invitons à diffuser cette motion *le plus largement possible* au sein des réseaux scientifiques et des associations professionnelles relevant de votre discipline, par le biais de listes électroniques.
Nous vous informons qu’un recours en justice est envisagé contre les arrêtés portant création de cette section (lire l’encadré en fin de motion) Le bureau de la CP-CNU
*17 mars 2012
1. le Conseil de l’ufr de Poitiers refuse de mettre en place la certification TCF pour l’accès à la nationalité Française. Une motion exprimant sa volonté de ne pas collaborer à une politique de rejet des étrangers mise en place par le gouvernement, que le conseil d’UFR dénonce, est consultable ici.
2. Explications au sujet de la pétition sur les IUT (voir le §2 du 16 mars dans cette rubrique), par Pascal Vaillant.
Le sort de beaucoup d’IUTs est en ce moment très difficile (plus d’autonomie, plus aucune marge de manoeuvre ni en termes de postes ni en termes budgétaires, siphonage plus ou moins visible des ressources [jusqu’à il y a peu enviables] des IUTs par d’autres composantes d’université, etc.) Je conseillerais toutefois de s’informer et de réfléchir avant de signer cette pétition, qui n’est pas juste une protestation mais véhicule aussi une vision particulière de l’avenir des IUTs qui est loin d’être neutre, et qui ne fait pas l’unanimité (...). Le texte complet de P. Vaillant est disponible ici.
*16 mars 2012
1. En cette fin de semaine, de nombreuses voix s’expriment contre la marche forcée imposée sur les IDEX par le gouvernement. SLR s’est toujours opposé à cette politique . Voir plusieurs articles publiés sur le site : ici et ici et ici et ici et ici
A podcaster aussi , les documents suivants, récemment reçus :
Echanges entre collègues : ici ; Lisez donc : ici ; Les Universités pour un plat de lentilles : ici ; Lettre ouverte Paris Sorbonne : ici ; Note de G Casamatta : ici. L’Idex de Toulouse analysée par le SNCS local : ici.
2. une pétition contre la disparition (programmée !) des IUTs. ici
3. A travail égal salaire égal : protestation des catégories C contre le "repyramidage" à l’université d’Evry
Le Parisien s’est fait l’écho mercredi 14 mars d’une réunion de personnels Biatoss titulaires appelée par l’appel reproduit ci-dessous à Evry.
Ce problème des bas salaires de titulaires catégorie C de la fonction publique, aspect qui manque dans l’appel du 23 février deviendra sans doute de plus en plus difficile à gérer par les présidents d’université.
Car F. Hollande l’a rappelé dans son discours de Dijon : pour la première fois le PS dirigera le national et le local, il sera difficile aux présidents de dire : je suis pour vos revendicaions, mais c’est le ministère qui bloque.
Suite au succés de cette réunion, une autre en présence de la direction aura lieu la semaine prochaine.
REPYRAMIDAGE DES EMPLOIS DANS LA FONCTION PUBLIQUE A l’UNIVERSITE D’EVRY VAL D’ESSONNE, LES TITULAIRES CAT. C NE VEULENT PLUS ETRE LES DINDONS DE LA FARCE ! APPEL AU RASSEMBLEMENT ET A L’ACTION LE 13 MARS A 12H30
A l’heure où on ne renouvelle pas un fonctionnaire sur deux,
à l’heure de l’Autonomie des Universités,
à l’heure du repyramidage des emplois et de la disparition programmée des cat. C,
à l’heure où l’emploi "contractuel" de la fonction publique explose,
à l’heure où l’on légifère pour déprécariser les emplois précaires dans la
fonction publique et où,
à l’Université d’Evry Val d’Essonne, l’on organise des CONCOURS pour
"STABILISER LES MISSIONS" (des collègues contractuel(le)s),
les collègues TITULAIRES cat. C NE VEULENT PLUS ÊTRE LES OUBLIE(E)S de l’Université, ELLES(ILS) VEULENT FAIRE ENTENDRE LEUR VOIX.
ELLES(ILS) ONT ENTRE 10 ET 33 ANS d’ancienneté, ELLES(ILS) émargent à 1350 EUROS NETS PAR MOIS, ELLES(ILS) occupent des fonctions de cat. B et même parfois de cat. A, ELLES(ILS) passent les concours quand il y en a, ELLES(ILS) postulent à l’avancement par liste d’aptitude,
mais RIEN n’y fait, PAS de promotion, PAS d’augmentation de salaire, Pas de prime...................... PAS DE RECONNAISSANCE. TROP, c’est TROP ! Nous invitons le Vice-Président aux Ressources Humaines, à venir dialoguer avec nous lors d’une réunion d’information syndicale
*15 mars 2012
Et en Espagne aussi, un appel à signer
Dear Colleague, (...) You may be aware of the funding cuts that the new Spanish government has in the agenda. Although the European Commission recommended otherwise, Spain is planning to cut the R&D budget quite severely, throwing the Spanish research system into a delicate situation. An open letter with the support of as many researchers worldwide as possible will be eventually sent to the Prime Minister and the Members of the Parliament. You can find it here. It would be great to have your support by signing the letter on-line in that web page. Please forward this e-mail to anyone in your institution that may be interested. Many thanks.
*14 mars 2012
1. Un communiqué du président de paris VII
Un collègue nous a transmis ce communiqué qui traduit bien les déceptions, lorsque l’on confronte les attentes et la dure réalité des financements accordés.
Chères collègues, chers collègues
Lors de leur réunion du 14 mars 2012, les membres du bureau du PRES Sorbonne Paris Cité ont pris acte de la dotation que l’Etat a décidé d’attribuer au projet d’Initiative d’Excellence « Université Sorbonne Paris Cité » à la hauteur de 800 M€. Ils notent que la réduction très importante de cette dotation par rapport aux sommes demandées (1,3Md€) amènera des révisions significatives du projet.
Il est essentiel de prendre le temps nécessaire à la discussion collégiale dans les instances élues des différents établissements. Le projet est ambitieux : il doit mener à la création de l’université unifiée Sorbonne Paris Cité. Son succès dépend de son appropriation par la communauté universitaire toute entière.
Je vous remercie de votre attention. Cordialement, Vincent Berger
Le bureau du PRES est composé du président de Sorbonne Paris Cité et des huit présidents et directeurs des établissements fondateurs.
2. Elections sous haute tension à l’Université Via Domitia (Perpignan)
Sur les élections en cours dans les universités, il est instructif de consulter le blog de Pierre Dubois.
Un collègue raconte ce qui est vécu à l’UPVD (Université Via Domitia (Perpignan)) :
Perpignan est une ville moyenne qui oscille entre un héritage héliotropique et une pauvreté résidente et extrême, riches et bobos attirés par un climat d’exception et une sorte d’hispanité enclose (...) Pas d’industries, toujours trop peu d’entreprises viables et de débouchés. Après les grèves longues et dures de 2007 et de 2008, l’équipe de direction de l’UPVD a expérimenté autant que possible les incommensurables nouveautés de la LRU et des décrets assassins et elle s’apprêtait à plonger dans les délices compétences élargies (malgré une évaluation négative des instances nationales), lorsque l’heure du bilan a sonné. Le 15 mars, les trois conseils doivent être réélus. La campagne a été courte mais violente, l’évaluateur dirait passable. La presse locale s’en est fait l’écho ce jour : coups bas, petites phrases, rebondissements, guerre des communiqués… Voir le journal local L’Indépendant : Elections sous haute tension à l’Université Via Dominitia ici
Du côté de l’équipe sortante, un vice-président sortant tarde à se définir comme candidat mais apparaît plébiscité par une fratrie de personnels qui semblent vouloir conserver (ou acquérir) ce que la LRU a procuré a certains : politique de continuité, dit-on, mais comme le remarque un ancien président (juriste), de bilan aucun… Le candidat de la liste des sortants et quelques nouveaux est plus connu pour son sens de la gestion et de la communication. De l’autre côté, une candidate dont le programme (soutenu par un autre ancien président, qui a vilipendé le précédent) semble pétri d’intentions, mais aussi de contradictions, semblait placée dans une posture plus revancharde. Mais voilà qu’arrive un challenger, candidat d’abord porté par le Snesup-Fsu, affichant un discours critique vis-à-vis des premiers et pointant un déficit de démocratie et un dépérissement de l’institution. Craignant sans doute de rassembler trop peu d’opposants, les membres de cette 3e liste ont choisi in extremis de fusionner avec la 2e afin de former une coalition plus forte contre la liste des sortants. Le challenger est devenu le candidat de la coalition de gauche (avec quelques éléments relevant paradoxalement d’une inspiration plus radicale, et d’une nature plus hétérodoxe). Alors que la question était jouée, aux yeux des plus sceptiques, les pronostics ont brutalement changé et la petite communauté universitaire semble désespérément déchirée et divisée. Adviendra le pire ou un vague espoir de retour à des modes de fonctionnement plus humains, et plus savants à la fois…
Les urnes livreront leurs secrets demain 15 mars à 18 h et le Président sera élu le 30 mars.
*11 mars 2012.

- Olivier Long, Projet de rassemblement sur la place du Panthéon, mars 2012, montage en 3D (DR : Olivier Long)
1. Manifestation anti LRU à Paris, 10 mars 2012
Un rassemblement s’est tenu hier après midi en soutien à l’Appel de l’Enseignement Supérieur et de la recherche qui a recueilli ce jour près de 7000 signatures . Vous trouverez ici un petit reportage photos/video. Merci à Jean-Marc Warszawski. Voici un cliché du rassemblement, en vrai, Place de la Sorbonne, ici .
Quelques photos
2. Résister à la domination des grands groupes de l’agrobusiness et de l’alimentation - une autre génétique est possible.
Un communiqué de la CGT INRA consultable en entier ici
Certains utilisent, auprès des élus ou des medias, les conclusions de l’INRA pourtant diverses et mesurées, pour appeler à la généralisation des cultures d’OGM. Nous tenons à rappeler, en tant que première organisation syndicale de l’INRA et forte de notre représentation dans l’ensemble des instances de l’organisme, que les choses sont loin d’être aussi simples.
Les recherches scientifiques conduites à l’INRA sont hélas contraintes par les choix du marché, les orientations actuelles du gouvernement et celles de l’OMC. De ce fait, le développement de recherches indépendantes sur les plantes, y compris transgéniques, est soumis à une agriculture livrée à la spéculation, qui est déjà la cause de graves déséquilibres mondiaux. Le développement à marche forcée de la transgénèse vise surtout à accroître la marchandisation du vivant. Alors que cette technique pourrait être porteuse de progrès, son actuelle instrumentalisation par les oligopoles (…) Seule une recherche publique et totalement indépendante des financements privés est légitime pour mener des études sur les avantages et les inconvénients des OGM. (…) En savoir plus, sur leur site :
*8 mars 2012.
Le ministère et le CGI (Commissariat Général à l’Investissement) veulent aller très vite sur la mise ne place des IDEX. beaucoup trop vite d’après les personnels concernés, à Orsay comme à Toulouse.
Voici une video sur la mobilisation a Toulouse, le 7 mai.
A ce sujet, voir " Le gouvernement a de la suite dans les IDEX Ainsi, le congrès des trois conseils de l’Université Paris Sud était réuni ce matin, suite à une demande des élus au président sortant Guy Couarraze. Le congrès a voté à l’unanimité les motion et déclaration ci dessous et ci-joint.
Motion voté à l’unanimité par le congrès des trois conseils de l’Université Paris Sud.
Elle été votée après un débat précisant que l’université ne signera aucun contrat du projet Idex avec l’Etat " à très brève échéance de quelques semaines voire quelques mois".
Le projet Idex Paris Saclay fait partie des huit projets sélectionnés au plan national. Cette sélection s’est faite à la suite d’un oral qui s’est tenu le 30 janvier et dont la teneur a été découverte avec inquiétude par les personnels et étudiants de l’université comme dans les instances élues de l’établissement que sont les conseils centraux. Les 3 conseils centraux de l’Université réunis en congrès protestent contre la façon dont ce projet a été piloté, à l’écart de toute concertation dans les conseils de notre université.Le Congrès exige que la concertation de tous les acteurs soit dorénavant la règle dans la réflexion pour la construction d’une université Paris Saclay où notre université puisse prendre toute sa place en continuant à assurer pleinement l’ensemble de ses missions dans la collégialité qui caractérise le fonctionnement universitaire. Le congrès refuse tout calendrier précipité et demande que toute formalisation d’un projet Paris-Saclay sous une forme contractuelle avec l’Etat fasse l’objet d’élaborations concertées avec l’université, le texte final avec ses annexes devant être validé par le CA de l’Université en préalable à toute signature avec l’Etat. La signature de tout contrat du projet Idex avec l’Etat ne peut être à très brève échéance de quelques semaines voire quelques mois avec des engagements concernant l’université Paris Saclay, sur des points faisant l’objet des groupes de travail venant d’être mis en place, notamment sur la structuration, et la gouvernance.
Déclaration votée à l’unanimité :
"L’Université Paris Saclay, si elle se créait , devrait 1/ être un établissement public reposant sur des collaborations réelles, avec les pratiques collégiales et démocratiques de nos universités, 2/ avoir une politique de ressources humaines fondée sur les statuts de la fonction publique, 3/ être construite autour de l’ensemble des missions des universités, et penser avec la même ambition les enjeux de formation pour l’ensemble de ses secteurs de formation, du L jusqu’au D, avec l’ensemble de ses étudiants et les enjeux de recherche pour l’ensemble des secteurs disciplinaires de l’Université Paris Sud.
C’est à ces conditions, qu’il nous faut obtenir, que ce projet deviendra compatible avec l’avenir de notre université."
*5 mars 2012.
Chasse aux étudiants étrangers : la barbarie d’un Etat
Lire ici la contribution de Pascal Maillard, publiée dans mediapart Une politique inique et absurde terrorise aujourd’hui des milliers d’étudiants étrangers inscrits régulièrement dans nos universités et dans l’ensemble de nos établissements d’enseignement supérieur. A l’approche de l’élection présidentielle, le gouvernement aurait-il décidé d’en faire les otages de sa dérive idéologique ?(...) Il faut aujourd’hui témoigner et dire ce qui est. Ce que je fais ici, en tant que citoyen indigné. Mais c’est aussi un appel à s’engager. Contre la barbarie d’un Etat. A l’Université de Strasbourg qui accueille plus de 20% d’étudiants étrangers, les expulsions se multiplient depuis le début de l’année. Elles ont doublé, peut-être triplé.(...)
sur le sujet : 1. écouter l’émission de france culture , 3 jours de suite à partir d’aujourd’hui
2. un témoignage : la chasse peut aussi atteindre des chercheurs étrangers titulaires (mon cas dans les années 90) par la porte du regroupement familial. Mon expérience personnelle pendant le mandat, au premier ministère, de Alain Juppé est un feuilleton du même type pour me persuader de quitter en interdisant à mon épouse le droit de regroupement familial. Un 1er refus de la demande d’admission, suivi d’un refus non justifiable de la demande d’introduction (un droit). Une acceptation 15 jours après à l’arrivé de Jospin sans explication.
*2 mars 2012.
et en Espagne aussi :
"During the last two years, in the context of the current economic crisis, Spanish research has been a victim of drastic budget cuts, with the Public Research Centers (OPIs) suffering cuts twice the average (30% compared to 16%). This implies a loss of credibility and competitiveness of the Spanish science policy, and prevents the needed change in the country’s economic base from the current one, to one rooted in Research and Development (I+D). Particularly worrisome has been the steep decrease and almost disappearance of research positions beyond the postdoctoral level (a 90% cut in the case of the Spanish Research Council – CSIC). "
Lire en entier ici
*29 février 2012.
Une petition pour défendre le département de français à l’Université de Leiden (pays-bas)
Dear colleagues, I am writing you to ask you to please sign the petition that goes below to save the department of French at Leiden University, Holland. Our dean has expressed the intention to eliminate the departments of French, Italian and German in order to better profile the Faculty of Humanities in an orientation towards studies of the world beyond Europe (as if French were not spoken outside of Europe). The decision to eliminate French is not based on fiscal considerations, since the department is solvent and brings in lots of outside research funds. Since the elimination of the department of French will seriously hamper the teaching and research in French language, literature and linguistics at Leiden University, I would like to ask you to please sign the petition below. Although it is in Dutch, the various things requested are rather straightforward : you fill in your name, function and location, and you will receive a mail that asks you to confirm (’bevestigen’ in Dutch). On the link below you will find, in the right margin, all further information about our action. petition ici
Many thanks for your support, Annelies Schulte Nordholt Dr. A. Schulte Nordholt, French Department (Literature) Email : A.E.Schulte@hum.leidenuniv.nl Universiteit Leiden,
*25 février 2012.
1. Et au Canada aussi :
Frais de scolarité : la manif déborde : Quelques milliers d’étudiants et cégépiens ont envahi le square Phillips, rue Sainte-Catherine, jeudi après-midi... La suite ici
2. AGREGATION DU SUPÉRIEUR : LA FUITE EN AVANT...
Le ministère de l’enseignement et de la recherche a communiqué un projet de modifications majeures du décret « fixant les dispositions statutaires communes applicables aux enseignants-chercheurs et portant statut particulier du corps des professeurs des universités et du corps des maîtres de conférences ». Ces modifications visent à modifier les dispositions d’accès au corps des professeurs des universités dans les disciplines juridiques, politiques, économiques et de gestion. Tout en maintenant l’agrégation « externe » pourtant critiquée par la communauté (...) le ministère propose d’ajouter dans les disciplines concernées de nouvelles dérogations à celles déjà existantes.(...) contrairement aux procédures de « droit commun », l’inscription sur liste d’aptitude serait confiée, non pas au CNU, mais à un jury intégralement nommé par le ministre. (...). Télécharger ici le communiqué complet du SneSup.
*23 février 2012.
1. Des scientifiques se rebellent contre le monde de l’édition.
L’article du figaro est aussi accessible dans la revue de presse , avec un extrait donnant le lien de la pétition ; voir ici
2. C’est à Valencia, Espagne : Des incidents ont éclaté lundi à Valence, dans l’est de l’Espagne, où la police est intervenue à coups de matraques lors d’une manifestation de jeunes qui protestaient contre les restrictions budgétaires dans l’éducation, selon des journalistes sur place.
http://www.youtube.com/watch?v=U9WD...
http://www.youtube.com/watch?v=N1jC...
http://www.youtube.com/watch?v=7pWc...
*21 février 2012.
Plusieurs annonces nous parviennent :
1. Histoire de cloisonnement des Instituts CNRS Bonjour à tou(te)s, Nous avons crée un OSU (Observatoire des Sciences de l’Univers) fédérant des laboratoires : * Astro-Physique-Chimie avec des chercheurs INP, INSU, * Chrono-environnement avec des chercheurs INEE, ... * Géosciences ... Cet OSU est donc une composante Astro-Physique-Chimie-Temps Fréquence-Environnement (Terre-Homme). Seulement, la direction de l’INEE a interdit aux chercheurs INEE de voter ou de se présenter pour le Conseil de l’OSU !!! Pas normal pour moi !
Ai-je raison ? Quelqu’un(e) peut-il(elle) me répondre ?!
2. Appels d’offres gigognes excusez ma naïveté et ma candeur :
Nous venons d’être labexisés dans un monstrueux conglomérat de laboratoires. Et j’apprends que l’argent, à l’intérieur du labex, sera distribué sur... appels d’offres, internes au labex. Je pensais naïvement que ce serait distribué en grande partie aux différentes unités partenaires d’une façon un tant soit peu équitable, par exemple au prorata du nombre de personnes dans les différents constituants, qui géreraient chacune la somme allouée comme bon leur semble, par ex. comme on le fait chez nous d’un budget banal de laboratoire (réunion des chercheurs, conseil de labo, décisions sur les demandes d’équipements communs, demandes individuelles, vacations, etc..). Est-ce que ça va être pareil pour tous les labex ?? On m’a expliqué : "tu comprends, si on répartit comme ça, ça va faire 3 kopeks par personne". Sans blague !
3. A l’INSA "soulèvement" contre le projet Idex. L’unanimité des élus EC au CA est contre (toutes listes confondues), et l’AG organisée jeudi a réuni 150 personnels (l’INSA compte 450 personnels permanents !), avec très forte majorité pour dire que non seulement le projet Idex n’est pas convenable, mais qu’il n’est même pas négociable tellement tout est à jeter. Voir les pièces jointes ici.
Si ça pouvait entrainer les autres établissements, ce serait bien !
S’il pouvait y avoir contact entre les différents CA pour se coordonner ce serait bien aussi...
A noter que le président du CA de l’INSA, Christian Desmoulins, est partie prenante dans le projet, et que cette réaction constitue pour lui un sérieux camouflet.
4. Ci-dessous, (et ci-joint) la motion "évaluation" adoptée au sein de la section 04 (science politique) le lundi 13 février en réponse à la consultation ouverte par la CP-CNU auprès de l’ensemble des sections du CNU.
En voici la dernière phrase :
"La section 04 refuse le principe d’une évaluation individuelle, périodique et systématique des enseignants-chercheurs."
Motion de la section 04 du CNU sur l’évaluation des enseignants-chercheurs
Dans le cadre des réformes engagées par la loi LRU et ses décrets d’application (notamment le décret du 23 avril 2009[1]), les missions du CNU évoluent. Outre les traditionnelles missions d’évaluation scientifique pour la qualification aux fonctions de maîtres de conférences et pour l’avancement des carrières des enseignants-chercheurs qui souhaitent une promotion, le CNU doit désormais remplir une mission d’évaluation quadriennale des enseignants chercheurs.
Dans le prolongement de la motion adoptée par notre section le 4 novembre 2008 et du communiqué du 2 avril 2009 rédigé par la CP-CNU et le C3N (qui réunit trois composantes du Comité national de la recherche scientifiques), la section 04 du CNU souhaite faire connaître son point de vue sur la mise en place de l’évaluation quadriennale des enseignants-chercheurs à partir de 2012 :
- La section rappelle que la mission d’évaluation des enseignants-chercheurs est assurée par le CNU depuis fort longtemps. Elle procède à une évaluation approfondie à l’entrée dans la carrière (lors de la procédure de qualification aux fonctions de maître de conférences et de professeur d’université), puis à chaque demande d’avancement de grade.
- La section, comme le monde scientifique en général, a toujours été attachée au principe de l’évaluation par les pairs. Le milieu professionnel est soumis depuis fort longtemps à de multiples procédures d’évaluation, lors de la qualification par le CNU, lors du recrutement comme maître de conférences, lors du concours d’agrégation du supérieur, lors de l’intégration à un laboratoire, lors d’une demande de mutation professionnelle, lors d’une demande d’avancement de grade, lors de la soumission des articles aux revues, lors de la soumission d’un projet scientifique au CNRS, à l’ANR ou à tout autre agence de moyens et, plus récemment, lors de l’évaluation des formations par l’AERES, lors de l’évaluation des équipes de recherche par la même agence, lors des procédures d’évaluation mises en place par les universités elles-mêmes… la liste est loin d’être exhaustive.
- La section estime que la pratique de l’évaluation quadriennale prévue par la loi LRU reflète une conception néomanagériale visant à introduire les instruments de gestion issus du secteur privé dans les organismes publics, dans un double objectif : susciter la compétition entre les agents et entre les structures de recherche et d’individualiser les carrières, notamment par la modulation des services, en fonction des "mérites" supposés de chaque enseignant-chercheur. La section s’inquiète des usages purement administratifs de l’évaluation scientifique, notamment au niveau des établissements. L’évaluation peut ainsi devenir un simple instrument de gestion des ressources humaines. Loin des objectifs affichés d’améliorer la qualité de la recherche scientifique, elle risque d’être mise au service de la gestion de la contrainte budgétaire.
- La section rappelle qu’aucune étude scientifique n’a démontré, à ce jour, la corrélation entre des évaluations individuelles intensives des chercheurs/enseignants-chercheurs et l’amélioration de la qualité de la recherche. Elle souhaite mentionner que des méthodes mal maîtrisées d’évaluation peuvent nuire à la qualité de la recherche. Une évaluation qui reposerait principalement sur un décompte des publications dans des revues (la « bibliométrie »), par exemple, peut avoir pour effet d’ignorer le contenu qualitatif des travaux ; de pousser à privilégier des recherches de court terme ; d’inciter à délaisser des domaines qui sont minoritaires et donc faiblement indexés. Ses faiblesses ont été rappelées par de très nombreuses études.
- L’évaluation peut être susceptible d’introduire des « effets pervers » qui peuvent nuire à la qualité de la recherche scientifique, à l’inverse de l’effet recherché, comme le note le Rapport mondial de l’UNESCO sur les sciences sociales de 2010.
Développement de stratégies individualistes et d’un esprit de compétition contraire à la logique de production scientifique nécessitant des efforts collectifs
Développement de stratégies de publication à court terme et sur des problématiques à forte visibilité, en privilégiant la recherche de « gains » individuels immédiats et contribuant à délaisser les terrains moins visibles nécessitant un investissement de recherche plus long.
La section 04 refuse le principe d’une évaluation individuelle, périodique et systématique des enseignants-chercheurs.
Textes adopté en séance plénière le 13 février 2012
[1] Art 2 : « [Le CNU] procède à l’évaluation de l’ensemble des activités et de leur évolution éventuelle des enseignants-chercheurs régis par le décret du 6 juin 1984 susvisé. Cette évaluation est prise en compte pour les mesures relatives à la carrière des professeurs des universités et maîtres de conférences et à l’attribution de certaines primes et indemnités. Pour chaque section, les critères, les modalités d’appréciation des candidatures et d’évaluation des enseignants-chercheurs sont rendus publics. Il en va de même des conditions dans lesquelles les sections formulent leurs avis. Un rapport publié annuellement rend compte de l’activité de chacune des sections. »
*19 février 2012.
Turquie : Professeurs et étudiants emprisonnés
oui, je sais, ce n’est pas l’Europe, mais tout de même la porte d’à côté ; alors, ne fermons pas les yeux à cet appel d’une collègue :
Chers Collègues, je voudrais attirer votre attention sur la situation tragique de nombreux collègues et étudiants turcs emprisonnés sans procès depuis des mois, souvent des années, pour une prétendue "complicité avec un mouvement terroriste", accusation qui a remplacé sous le régime AKP celle de "communisme" qui servait à enfermer les démocrates pendant la dictature. Suite aux rafles d’octobre dernier, qui ont visé des figures très connues de l’intelligentsia turque, parfois âgées et de santé fragile, s’est constitué à Paris un groupe d’universitaires afin de travailler sur la liberté d’expression et de recherche en Turquie. Quelques collègues de Paris 1 en sont déjà membres. Ce Groupe International de Recherche (GIT) a des antennes dans plusieurs pays, y compris la Turquie où à titre individuel - mais pas au niveau des instances dirigeantes des universités - des professeurs ont pris le risque de se mobiliser pour tous ces universitaires, éditeurs, traducteurs, journalistes, et centaines de jeunes étudiants détenus(à l’isolement dans les tristement célèbres prisons de type F en ce qui concerne les hommes). Ajoutons qu’il y aurait environ 1250 enfants toujours emprisonnés en Turquie pour des raisons politiques. Voici l’adresse du site internet : www.gitfrance.fr Les articles en anglais dont la page web du GIT fournit les liens sont éclairants. Notre collègue Ahmet Insel y est cité. Les médias européens sont très discrets sur cette situation. Quant à Bruxelles, "on est au courant, mais...." Une nouvelle vague d’arrestations d’intellectuels (plus d’une centaine) a eu lieu il y a à peine quelques jours. "Mais"... les droits humains en Turquie, cela passe après la Realpolitik. Le reste de la page web du GIT fournit des informations importantes sur la situation, et indique notamment comment soutenir le groupe en ajoutant sa signature, ou comment se joindre aux activités pour ceux qui veulent manifester leur solidarité plus concrètement. Cordialement, Dalita Roger-Hacyan —
*17 février 2012.
Courriel reçu de la sénatrice Catherine Tasca en réponse à un courriel adressé aux membres de la Commission Mixte Paritaire pour le Sénat, demandant le retrait de l’amendement 62 du code de la Recherche qui remettait en cause le statut de la Fonction Publique de l’Etat pour les personnels des EPST : Madame, Vous aviez souhaité attirer mon attention sur l’amendement 62 introduit par le gouvernement à l’Assemblée nationale lors de l’examen du projet de loi relatif à l’accès à l’emploi titulaire et à l’amélioration des conditions d’emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique. Je vous informe que la commission mixte paritaire qui a eu lieu cet après-midi a décidé, à mon initiative, la suppression de cette disposition. Souhaitant avoir répondu à vos inquiétudes et vos interrogations, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de ma parfaite considération. Catherine TASCA
Concernant cet amendement 62, voir sur le site l’article
Dépêche AEF : Précarité : l’amendement sur les « contrats de mission » du projet de loi Sauvadet est rejeté en commission mixte paritaire (Sud-Recherche)
*14 février 2012.
1. Une collègue de l’Institut Cochin (Paris) nous signale la publication du contrat d’objectifs de’ l’INSERM : "dans le temps c’était contrat d’objectifs ET MOYENS. Il ne reste plus que les objectifs....... Pour les moyens, se reporter aux "ressources propres", c’est à dire les CONTRATS péniblement obtenus par les chercheurs.............. courage !"
2. Des nouvelles de l’IDEX de Toulouse
Communiqué des organisations syndicales de l’Université Paul Sabatier : Ferc-Sup CGT Paul Sabatier, SGEN, FSU, Sud-Solidaires, UNSA Le projet IDEX-2 nommé UNITI ici à Toulouse a été sélectionné et est maintenant enfin librement accessible à la communauté Toulousaine. Au moment où de plus en plus de personnels et d’étudiants lisent le texte et s’inquiètent notamment du mode de gouvernance autoritaire qu’il prône pour imposer une université à deux vitesses, les représentants des organisations syndicales, reçus mardi 7 février par la direction de l’UPS, se déclarent attérés par le décalage entre le discours tenu par le président de l’UPS et le texte écrit. Celui-ci n’a eu de cesse de répéter que tout restait à faire dès lors que nous demeurions (...). lire le document entier ici
*10 février 2012. les sanctions prévues par l’IDEX de Toulouse D. Steinmetz nous écrit : Savez vous ce qu’est le vote à la majorité inversée ? Toulouse vient d’obtenir son IDEX, avec une gouvernance qui sera une université unique ayant statut de grand établissement. Les universités actuelles se transformeront en collège. L’Université de Toulouse sera dirigée par un directeur exécutif qui ne rendra compte que devant un conseil de surveillance de 12 membres dont 3 seulement seront élus ( 1 Enseignant, 1 ATOS, 1 étudiant). Pour rendre le processus irrévocable, il est prévu de faire signer un pacte dès 2012 à toutes les universités et écoles de Midi Pyrénées. Mais, dans leur sagesse profonde, les initiateurs de l’IDEX veulent prévoir un mécanisme de sanction pour châtier ceux qui ne seraient pas suffisamment disciplinés :
extrait du texte page 59 et 60
Les collèges s’engageront réellement à mettre en oeuvre les changements radicaux exposés dans ce dossier. Notre engagement collectif doit servir de socle au respect mutuel du Pacte et à la mise en oeuvre du changement institutionnel ; l’esprit de gouvernance consistera à commencer par résoudre les différences par notre implication plutôt que par un processus « légaliste » formel. Nous devons cependant également envisager la possibilité qu’un collège manque à ses engagements ; or aucune règle n’est complète sans la mention de ce qui se produirait dans le cas (qu’on espère peu probable) de tels manquements. Les dispositions suivantes rendront crédibles les évolutions proposées. Les mesures radicales à l’encontre des dérives fonctionnant rarement, le Pacte prévoit des règles des actions rapides destinées à établir cette crédibilité : - Le DGE de l’UT ou son directeur de recherche pourront émettre des avertissements. - En cas d’infraction répétée, un panel composé d’une majorité de membres indépendants sera réuni pour évaluer les dérives et proposer un recours ou des sanctions adaptées. Le panel fera rapport au conseil de l’UT, qui se réunira et prendra une décision en l’absence de tout directeur appartenant à l’établissement concerné. Afin d’être crédibles, les sanctions seront rendues quasi‐automatiques par un mécanisme de vote à majorité inversée : la décision du panel sera adoptée à moins que tous ses membres ne rejettent ses conclusions au cours d’un vote à bulletin secret. - Les sanctions consisteront en un retrait progressif de l’accès au financement IDEX et à d’autres services (labellisation, etc.), le dernier recours pouvant être l’éviction de l’UT d’un membre ou d’une unité. Il convient de rappeler ici que, les membres ayant conjointement conçu et souscrit au Pacte, leur motivation intrinsèque et la pression de leurs pairs devraient suffire à garantir le respect des règles.
Donc la sanction sera automatique sauf si tous les membres du conseil de surveillance la refuse dans un vote à bulletin secret. Il y a de nombreuse autres bonnes pages ( tout aussi effrayantes) que l’on pourrait présenter.
*8 février 2012. La présidente de l’Université Montpellier 3 écrit à François Hollande. En quelques mots, Anne Fraïsse exprime de façon percutante la colère des acteurs de l’ESR ; non seulement ils ont dû souffrir les réformes de l’actuel gouvernement, mais maintenant, ils ont en plus l’amertume de voir que "le candidat socialiste recrute ses conseillers parmi ceux qui ont aidé à mettre en place la LRU, ceux qui "dialoguent" aimablement avec Mme Pécresse sur l’avenir de de la recherche en France (...). A lire et diffuser cette lettre qui ignore (et fustige) la langue manageriale : ici en attaché.
*6 février 2012. Au jeu de l’EXCELLENCE (IDEX) comment on gagne ?
Quelques éclaircissements seraient les bienvenus. Voici ci dessous le texte d’une lettre ouverte adressée par les élus SNESUP de l’INSA de Lyon au Premier Ministre à propos de l’IDEX Lyon-Saint-Etienne
Lettre ouverte à Monsieur le Premier Ministre
Monsieur le Premier Ministre, Nous avons pris connaissance avec intérêt de vos propos, tenus vendredi dernier, dans lesquels, vous vantiez la qualité du projet Idex Lyon-Saint-Étienne, et de la nécessité de l’accompagner en dehors du giron des Initiatives d’Excellence. Nous sommes tout disposés à vous croire. Malheureusement, nous ne disposons pas des mêmes éléments que vous pour en juger. Nous sommes pourtant des élus au Conseil d’Administration, au Conseil Scientifique et au Conseil des Études de l’INSA de Lyon, qui est un des établissements concernés par ce projet. Mais au nom de la concurrence féroce (dévoiement de l’ancienne notion de "saine émulation" lorsque les sommes mises en jeu dépassent un certain seuil), les administrateurs du PRES de Lyon et ceux des établissements concernés n’ont pas eu la possibilité de lire le projet. Seul un document de synthèse en français nous a été transmis. Bien entendu, nous avons tous bien compris qu’en cohérence avec l’argument précédent, ce document ne contenait aucun des éléménts forts, originaux et déterminants qui font la pertinence et la qualité de ce projet que vous louez dans votre discours. Les Conseils d’Administration des établissements concernés par l’Idex Lyon-Saint-Étienne, ainsi que celui du PRES, n’ont été consultés que sur un accord de principe, de participation à ce projet, sur la base d’une charte élaborée par les présidents et directeurs des établissements, et présentée comme une garantie contre les effets négatifs portés par le projet. A notre connaissance, les termes de cette charte ont été amendés par les différents Conseils d’Administration des établissements, à tel point que personne n’est capable de donner le contenu exact du texte définitif. Nous nous étonnons qu’un concours national porté par une agence nationale, l’ANR, ne fasse pas la publicité de l’ensemble des projets déposés par des établissements publics dans le cadre de l’Appel A Projets "Initiatives d’Excellence". A la lecture de vos propos, nous avons compris que ce texte est maintenant disponible et nous vous sollicitons donc pour que l’un de vos collaborateurs veuille bien nous faire parvenir le texte du projet présenté par les porteurs, au jury international. Nous pouvons nous charger de sa diffusion auprès des 11500 personnels, les 130000 étudiants concernés ainsi que leurs élus. Ce projet, comme les autres IDEX d’ailleurs, n’est absolument pas construit par la communauté de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche rhônalpine, il n’est donc pas partagé et encore moins soutenu. En revanche, tous les établissements concernés, sont porteurs de projets d’avenir, élaborés par l’ensemble des acteurs de terrain, pour répondre au développement de la recherche et à celui de la région. Ils méritent un financement récurrent et pérenne à la hauteur de leurs objectifs ! Avec nos remerciements anticipés, recevez Monsieur le Premier Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations
Les élus SNESUP-SNCS-FSU des personnels au Conseil d’Administration, au Conseil des Etudes, au Conseil Scientifique de l’INSA de Lyon
*4 février 2012. Au jeu de l’EXCELLENCE (IDEX) comment on gagne ?
Le commentaire aujourd’hui d’un collègue, après l’annonce des lauréats de la deuxième vague : "Que François Weil, la députée PS Geneviève Fioraso, les collègues de Lyon, Grenoble, Nancy et autres recalés provisioires de l’Idex sèchent bien vite leurs larmes de crocodile : tout le monde finira par avoir le sien. L’Idex étant le meilleur outil de privatisation-restructuration du moment, il faudra bien qu’ils y passent un jour, qu’ils mangent leur plat de lentilles, même froid. Le président du CS de Paris 4, qui se voit déjà président de l’université voire du PRES six-quatre-deux, se glorifiait déjà hier matin d’avoir obtenu son Idex, grâce (je cite) au "coaching" des cabinets de "consulting" Deloitte et Je-ne-sais-plus-lequel, qui lui avaient appris comment monter son projet et réussir son "grand oral" (sic) devant le jury de l’Idex, celui-là même qui l’avait recalé l’an dernier au motif que dans le premier projet, la gouvernance dudit Idex n’était "pas assez resserrée" (re-sic). Le tout en jurant la main sur le coeur qu’il était un grand défenseur de l’université publique..."
*2 février 2012.
Une société intoxiquée par les chiffres. Propositions pour sortir de la crise globale. (L’Harmattan)
Est-ce un livre noir de l’université fondu dans un livre noir de la société néolibérale ? Est-ce un essai portant sur les alternatives ? Vous en saurez un peu plus en vous rendant sur le blog , ou encore sur le site de l’Harmattan. Cet ouvrage donnera lieu à une présentation, suivi d’un échange et d’un moment de convivialité, le jeudi 22 mars, de 19h à 21h, à l’Espace Harmattan, 21 bis, rue des Ecoles, 75005 Paris.
*1 février 2012.
POURQUOI JE DÉMISSIONNE DE L’UNIVERSITÉ APRÈS DIX ANS D’ENSEIGNEMENT Nous avons reçu cette lettre ouverte d’une collègue belge.
Extraits : (...) D’abord contraintes par les autorités politiques, comme on l’a vu de manière exemplaire avec le processus de Bologne, il semble que ce soit volontairement maintenant que les directions universitaires (à quelques rares exceptions près) imposent la même fuite en avant, aveugle et irréfléchie, vers des savoirs étroitement utilitaristes dominés par l’économisme et le technologisme.(...). Il en résulte tout le contraire de ce qu’on prétend promouvoir : en une dizaine d’années d’enseignement, j’ai vu la majorité des meilleurs étudiants abandonner l’université avant, pendant ou juste après la thèse, lorsqu’ils ont pris conscience de l’attitude qu’il leur faudrait adopter pour continuer cette carrière ; j’ai vu les autres renoncer à leur profondeur et à leur véritable intérêt intellectuel pour s’adapter aux domaines et aux manières d’agir qui leur offriraient des perspectives. Et bien sûr j’ai vu arriver les arrivistes, à la pensée médiocre et à l’habileté productive, qui savent d’emblée où et avec qui il faut se placer, qui n’ont aucun mal à formater leur écriture pour répondre aux exigences éditoriales, qui peuvent faire vite puisqu’ils ne font rien d’exigeant.(...) Pour l’illustrer par un exemple, un Darwin, un Einstein, un Kant n’auraient aucune chance d’être sélectionnés par l’application des critères actuels. Quelles conséquences pense-t-on que donnera une telle sélection sur la recherche et les enseignements futurs ? Pense-t-on pouvoir encore longtemps contenter le « client » en lui proposant des enseignants d’envergure aussi étroite ? Même par rapport à sa propre définition de l’excellence, la politique des autorités scientifiques et académiques est tout simplement suicidaire.(...)
*31 janvier 2012.
Un article publié par Educpros suscite des remarques de la part de collègues BIATSS. 12 critères "d’excellence" sont énumérés et le douzième est particulièrement mis en cause car il "génère potentiellement, dans son application concrète, une vraie souffrance au travail." Extraits soulignés par nos collègues : Ambition et dynamisme de la politique des ressources humaines 12.1. Le projet intègre-t-il un volet consacré aux ressources humaines et à la « politique des talents » ? 12.2. La politique définie est-elle suffisamment ambitieuse et cohérente avec la stratégie de l’Initiative d’excellence et est-elle de nature à susciter une adhésion collective au projet ? 12.3. Cette politique est-elle suffisamment diversifiée, attractive et exigeante : jeunes chercheurs, chercheurs confirmés (chaires d’excellence, mesures d’attraction de « leaders » scientifiques mondiaux), qualité et rigueur des procédures de recrutement, bonne mobilisation des outils RH nouveaux offerts par la loi LRU (contrats, politique des rémunérations, etc.) en liaison avec les financements sollicités pour l’Initiative d’excellence ? 12.4 Quelle plus-value apportera le projet d’IDEX en matière de recrutement, d’attractivité, de mobilité et de gestion de carrière ? Les procédures envisagées, les mesures décidées et leur traduction sur le plan financier sont –elles convaincantes ?
Tout un programme !!!
*30 janvier 2012.
Etudiants étrangers : M. Broué dénonce un scandale à François Fillon Le blog Sciences² publie la lettre envoyée hier au Premier Ministre François Fillon par le mathématicien Michel Broué. Il y dénonce le scandale que constitue le refus de titre de séjour à un jeune chercheur biélorusse particulièrement brillant, (...). "Monsieur le Premier ministre, cette situation est inacceptable, au plein sens du terme. Je ne l’accepte pas, et je n’imagine pas qu’un seul de mes collègues ait une reaction différente de la mienne."
*28 janvier 2012.
- Bibliometrie Evaluation à l’INSERM Une question : quel rapport entre l’Information scientifique et technique et le pilotage ?........ ou plutôt on ne le voit que trop bien ! BREF, POUR TOUT SAVOIR sur les différents index, facteurs etc à recommander aux futurs élus aux CSS pour ne pas être pris au dépourvu ! La dixième session de l’Atelier Bibliométrie de l’URFIST aura lieu le JEUDI 16 FEVRIER 2012 à l’INSERM. Elle aura pour objet : "La bibliométrie comme outil d’évaluation et de pilotage à l’Inserm". NNNNN fera une présentation des différents indicateurs bibliométriques utilisés à l’Inserm dans le cadre de l’évaluation, ainsi que de leur utilisation en tant qu’outil de pilotage et d’aide à la décision dans cet organisme. L’Atelier se tiendra à l’Inserm, 101 rue de Tolbiac - Paris 13ème, de 14h à 17h Inscription nécessaire sous le lien :
- Une recherche et une formation de qualité en criminologie au sein de l’Université française, est-ce possible ? Maneuvres et magouilles autour d’une section de Criminologie au sein du CNU, publié le 23 01 2012 sur le site de Laurent Mucchielli.
« L’association française de droit pénal (AFDP) tient à exprimer son indignation face à la création d’une section interdisciplinaire dite "expérimentale" de Criminologie au sein du CNU, doublée de la mise en place d’un Institut National de la Criminologie. L’AFDP met en garde contre l’instrumentalisation de la criminologie à des fins politiques et dénonce tant la méthode, qui a présidé à la mise en place de cette nouvelle instance, que l’inconsistance de son objet :
La nomination des 48 membres de cette section, en marge des élections au CNU, est un contournement inacceptable du processus démocratique, mise en place par le décret n°92-70 du 16 janvier 1992 relatif au Conseil national des Universités.
La criminologie ne saurait constituer l’objet d’une section du CNU, dès lors qu’elle n’est qu’un champ d’étude au croisement de nombreuses disciplines et non une discipline à part entière.
L’AFDP reconnait cependant que la formation et la recherche en criminologie dans l’Université française souffrent d’une grande disparité et d’une faible visibilité et soutient en conséquence la conférence élargie des directeurs d’Instituts de sciences criminelles et de centres de recherche en droit pénal en criminologie, qui formulera en 2012 des propositions concrètes pour revaloriser les diplômes universitaires de criminologie et redynamiser la recherche universitaire en ce domaine ».
Les épisodes précédents de cette controverse :
Criminologie en France : bientôt l’unanimité contre le projet ministériel ?
Criminologie en France (suite) : pour un moratoire total sur les projets actuels
La « criminologie » en France et ses arrières-plans idéologiques
*23 janvier 2012.
Excellentes, les écoles de commerce ? Mon œil ! par un Etudiant d’une école de commerce
Présentées comme les centres de formation des élites économiques, comme l’ultime bastion de la méritocratie au sein d’un système scolaire malade, les écoles supérieures de commerce jouissent d’un prestige aussi exceptionnel qu’injustifié.(...) Issu d’une famille modeste (mon père est ouvrier à la retraite, ma mère femme au foyer), j’ai intégré il y a trois ans une école de commerce qui truste chaque année une place dans le premier tiers des différents classements. J’ai consenti des efforts importants pour poursuivre mes études au sein de cet établissement, espérant qu’il m’offre l’opportunité d’une véritable ascension sociale. Extrêmement déçu par une formation qui doit s’achever prochainement, je souhaite, sans stigmatiser telle ou telle école, faire la lumière (...). Lire la suite ici.
Sciences-Po : Paris roule carrosse quand Lille crie famine par Axel Devaux | Etudiant à Sciences-Po Lille
Actuellement étudiant en troisième année à l’IEP de Lille, je n’ai pu m’empêcher de découvrir avec une certaine stupeur les discussions qui émaillent la récente polémique des rémunérations du directeur de Sciences-Po Paris. Avec d’autant plus d’étonnement que la situation est loin d’être aussi fastueuse dans les autres Instituts d’études politiques (IEP) de France.(...) Lire la suite de cette tribune ici.
*21 janvier 2012.
Sauvons la Recherche répond à Mr Guéant. Lire sur le site : Fierté de l’autonomie ?
*18 janvier 2012.
Pour info, le soutien de base du CNRS (50 kE demandés) de l’observatoire astronomique de Strasbourg (UMR) est passé à 0 en 2012. Seuls les plus gros labos ont encore quelque chose.
*17 janvier 2012.
Baisse ahurissante des crédits dans certain laboratoire d’astrophysique
ce courriel nous a été envoyé le 15 janvier 2012
Bonjour,
Comme je ne vois aucun relais dans la presse des baisses hallucinantes de crédits octroyés aux laboratoires d’astrophysique je vous transmet ici cet info.
Plusieurs laboratoire leader Français de cette discipline viennent de voir une réduction du soutien de base (hors projet) du CNRS de 50 à 90% .
Sont concernées plusieurs laboratoire mondialement connue dans le domaine (IPAG, IRAP, IAS ou Lesia etc...) et je pense qu’il est nécessaire d’alerter l’opinion publique sur cette info.
Mon laboratoire (IRAP) à vue par exemple sa dotation passer de 300k€ en 2011 à à peine 70k€ en 2012...
Je pense que SLR est l’organisme approprié pour relayer l’indignation qui sévi dans nos labos, je me permets donc de vous écrire pour vous transmettre ce fait.(...)
A ce sujet, voir aussi la lettre envoyée et signée par certains directeurs de laboratoires d’astrotrophysique à J.F. Stephan, directeur de l’INSU et le communiqué du Conseil Scientifique de l’INSU
Les moyens des universités pour 2012 provoquent la "colère" des syndicats
Article à lire en entier ici
Les moyens de fonctionnement des universités vont moins augmenter en 2012 que les années précédentes, un choix fait dans un contexte budgétaire "contraint" selon le ministre Laurent Wauquiez, mais dont la communauté universitaire "en colère" a refusé de débattre lundi. Par université, les variations de moyens vont de 0% (Artois, Cergy, Marnela-Vallée) à +6% (Le Mans). Et pour 20 des 83 universités, celles sous-dotées dont les effectifs d’étudiants augmentent, la hausse dépasse le taux de 2,5%.(...)
Voir ici le tableau de l’évolution des subventions depuis 2007.
Message d’Italie :
we have a similar movement in Italy now !
dear friends, I am an Italian professor, engineer, and I was at Ecole Polytecnique on sabbatical, so I know a little the French system. Some collegues in France pointed me to your movement, which appears to be much more organized than mine, and more experienced, so I would be really appreciating if you could help me, with suggestions, comments on the Harvard blog where I wrote the letter to the Minister Profumo, signed by very good people and scientists, including the brother of former Italy and Eu President Romano Prodi.
TWO PROPOSALS TO FORWARD EXCELLENCE IN ITALY http://imechanica.org/node/11626
The letter started out of a discussion from a group of Humboldt fellows which I founded. (...)
Lirre la lettre en entier ici
UNE RÉPONSE : par une personne maitre de conférence (HDR) EHESS Il est une erreur d’assimiler les propositions de Michele Ciaravella à celles de SLR. Il n’est pas necessaire d’être italien pour comprendre que celui-ci, au contraire, ne veut qu’etendre encore plus la mondialisation des evaluations en tout genre- du classement de Shanghai aux ANR/ARES. L’AVNUR cité comme reference absolue dans ce texte n’est que l’avatar italien de ces dernières. Son appel ne devrait figurer sur cette liste que comme modèle à eviter à tout prix.
MCF (HDR) EHESS
*16 janvier 2012. Réaction de l’UNEF aux propos de NS sur le logement étudiant. à lire ici
EXTRAIT : Si l’UNEF s’inquiète de la dernière annonce en date du président de la République, c’est que le gouvernement s’est attaqué à plusieurs reprises aux droits étudiants en matière de logement. Ainsi a-t-il voulu restreindre par deux fois les aides au logement (en 2008 et en 2010), avant de reculer face aux protestations des étudiants et de leurs familles.
Et puis, on vous le dit (écoutez V. Pécresse ou L. Wauquiez) , tout va très bien dans le monde de l’ESR... Sauf que notre ministre n’a pas eu de chance avec sa réunion de concertation : "Les représentants de la communauté universitaire boycottent une réunion avec le ministère", à lire ici
*14 janvier 2012. L’Autriche vient d’abolir les frais d’inscriptions aux Universités
Un collègue qui lit l’allemand nous a communiqué cette information publiée dans le journal der standard.
Il a bien voulu nous en faire une traduction en français (ci-dessous) ; grand merci à lui ! C’est une affaire à suivre, car il me semble que cette levée de frais d’inscriptions risque d’être temporaire...
SEMESTRE D’ETE 2012 Les Universités Autrichiennes suppriment les Frais d’Inscription KATRIN BURGSTALLER, derstandard.at, 10/10/2012 11h11 Le gouvernement a laissé passer le délai de réparation – Étudiants de longue durée et d’États tiers en profitent - Les universités veulent un dédommagement – Le Ministre refuse Bonnes nouvelles pour tout ceux qui jusqu’à maintenant ont du payer des frais d’inscription universitaires. Pour les étudiants ressortissants des pays tiers et ceux qui ont dépassé la durée minimale des études, les frais d’inscription du semestre d’été 2012 sont complétement supprimés dans les universités autrichiennes. L’unique chose à payer est l’adhésion à la ÖH (le CROUS autrichien) de 17 euros par semestre. La Cours Constitutionnelle Autrichienne a supprimé fin juin 2011 le règlement des frais d’inscription universitaires à cause du manque de précision du règlement et a laissé au gouvernement fédéral un délai jusqu’à la fin février 2012 pour réparer cette imprécision. Le gouvernement a laissé passer ce délai sans rien faire, car les mandats de paiement pour les frais d’inscriptions doivent être envoyés ces jours-ci. "Nous n’avons pas le choix que de renoncer aux frais d’inscriptions pour le semestre d’été", a fait savoir la Conférence des Universités et qu’elle attend toujours un dédommagement pour les sommes manquantes. Jusqu’à la fin, les universités espéraient encore que la question des frais d’inscriptions serait réglée à nouveau. Les Universités perdent 17 Millions d’Euro pendant le Semestre d’été "Le Ministre de la Recherche est apparemment toujours convaincu qu’il pourra changer l’attitude de la SPÖ (PS autrichien)", dit la Conférence des Universités. Car les universités autrichiennes perdent 17 millions d’euros ce semestre. Si le gouvernement n’offre pas une solution jusqu’à l’automne 2012, ils menacent d’appliquer le règlement "sous leur propre responsabilité" et d’encaisser les frais d’inscriptions de tout ceux qui les avaient payés auparavant. Selon l’avis du juriste de la constitution, Heinz Mayer, les universités pourraient percevoir des frais d’inscriptions de n’importe quelle somme à partir de mars 2012 dans le cadre de leur autonomie, si le gouvernement ne "répare" pas la loi. Surtout parce qu’il existe des avis contraires et que la situation légale n’est pas très claire. Les universités ne vont probablement pas exiger des frais d’inscriptions de tous leurs étudiants. L’université de Vienne perd sept millions "Par la perte du dernier reste des frais d’inscriptions pour des étudiants de longue durée et des étudiants de certains pays non-EU, il manque à l’Université de Vienne sept millions d’Euros", dit le recteur Heinz W. Engl. "Pour cette raison, l’Université de Vienne a demandé avant Noël des entretiens pour discuter des conventions de prestations. Les premiers entretiens avec le ministère sont fixés. Nous tablons sur un compromis avec le ministère , autrement nous nous trouvons dans la nécessité, de passer par la voie légale via la commission de conciliation." "Encaisser ses frais d’inscriptions en automne en régie autonome comme auparavant serait une variante possible", a déclaré la porte-parole du rectorat de l’Université de Vienne dans un entretien avec derStandard.at. "Une autre possibilité serait que le Ministère de la Recherche nous rembourse les sommes perdues." ÖH menace d’appeler à la justice "Nous saluons la fin des frais d’inscription et espérons que le gouvernement admettra finalement l’accès libre et ouvert aux universités et établira une base juridique appropriée dans cette direction", dit Martin Schott de la direction de la ÖH dans un entretien avec derStandard.at. Ce n’est qu’un jeu tactique du Ministre de la Recherche de mettre les rectorats sous pression et de les forcer, d’encaisser des frais d’inscriptions sur "une base juridiquement assez douteuse" d’une façon autonome. Si les universités encaisseront de nouveau en régie autonome les frais d’inscriptions, comme la Conférence des Universités l’a annoncé, la ÖH attaquera en justice. Le Ministre refuse le dédommagement des frais d’inscriptions Le ministre a souligné dès le début qu’il ne ferait aucune réparation, mais un nouveau règlement socialement équilibré ; c’ est le commentaire du bureau du Ministère de la Recherche Karlheinz Töchterle (Grüne) recueilli par derStandard.at. Il avait proposé un modèle avec de nombreuses composantes sociales, la SPÖ a refusé les discussions sur le contenu. Actuellement, aucun entretien au sujet des frais d’inscriptions n’est prévu avec le partenaire de la coalition (ÖVP, Conservateurs). Le Ministère ne veut faire aucune réparation des frais d’inscription pour le semestre d’été. Les conventions de prestations pour la période 2013-2015 seront discutées à partir du printemps. (Katrin Burgstaller, 10/10/12) Remarque Les opérateurs des Fachhochschulen (FH, sorte de IUT qui forment des techniciens) et universités privées peuvent décider eux-même s’ils instaurent ou non des frais d’inscriptions – contrairement aux universités publiques. Actuellement les opérateurs des FH-de l’Haut-Autriche, du Burgenland, la FH Joanneum GmbH, la FH du Ministère de la Défense, la FH des Emplois de Santé de Haut-Autriche, la FH de Vorarlberg ainsi que la FH de Kärnten ne chargent pas de frais d’inscriptions. [L’Autriche – ca. 8 millions d’habitants – comprend neuf Länder (régions) avec une certaine autonomie : Vienne, Burgenland, Basse-Autriche, Haut-Autriche, Salzburg, Tirol, Vorarlberg, Steiermark (Styrie), Kärtnen (Carinthie)] Link :
*10 janvier 2012.
Cette année électorale devrait nous permettre d’enrichir cette rubrique. Voici pour l’instant la lettre de remontrances que la Région (PS ?) du Languedoc Roussillon a envoyé le 14/12/11 à ces pauvres recalés du deuxième tour de l’idex. Le ton est viril "la faiblesse de la gouvernance régionale, démontrée par les échecs à l’Idex, doit être corrigée au plus vite". Où est passée l’autonomie ?
Appel pour des négociations équilibrées avec les éditeurs de revues scientifiques
Faire de la recherche pour pas cher, travailler plus pour gagner moins : pas de problème, c’est connu, les chercheurs travaillent par passion ’est à peine s’ils prennent le temps de dormir et de se distraire. Donc tout va bien avec les vacataires et les CDD en tous genres… et puis, même si on n’a pas décroché un truc d’EXCELLENCE, on saura se débrouiller, grâce aux idées et aux copains : il y a bien encore un peu de solidarité entre passionnés !
Mais comment s’en sortir pour être à jour sur la biblio, alors que l’accès aux articles (même ceux dont on est l’auteure, parfois !...) coûte de plus en plus cher ? cela devient difficile de publier sans ce support…
Alors, même si tout le reste ne vous gêne pas trop, peut-être que là, ça vaut le coup de donner un coup de poing… euh ! une petite signature sur une pétition ?
Ce jour, dans les brèves de vousnousils, quelques témoignages.
Malgré l’assouplissement promis par le gouvernement, les témoignages d’étudiants étrangers, sans visa de travail du fait de la circulaire Guéant, ne cessent d’affluer. Plusieurs d’entre eux, menacés d’expulsion malgré une embauche en CDI, dénoncent aujourd’hui l’absurdité de leur situation.
L’AFP dresse le portrait de Diego, jeune architecte diplômé de l’école nationale d’architecture de Lyon, embauché en CDI par une agence de paysagistes. Sa demande de changement de statut a été rejetée car son métier "n’est pas en tension". Pourtant, selon Gilles Buna, président de la communauté urbaine de Lyon, ce texte est "une connerie gouvernementale", étant donné le "caractère irremplaçable" de Diego. Ce que confirme son employeur, qui a dénoncé une loi "anti-productive pour les entreprises".
20minutes.fr publie le témoignage de Marie, jeune mauricienne embauchée en CDI dans une société d’informatique à Nantes, déboutée de sa demande de visa à la préfecture car "il y a trop de demandeurs d’emplois dans ce secteur". Or "mon employeur manque de candidats" a déploré la jeune fille. "Si je devais rentrer chez moi, je ne ferais pas forcément une publicité positive à la France".
La jeune fille sera soutenue par Yves Lecointre, président de l’université de Nantes, à une cérémonie de parrainage d’étudiants étrangers organisée par des personnalités universitaires ce mardi à Paris.
*31décembre 2011.
Pour finir l’année, l’ANR nous offre un exemple emblématique des dérives provenant d’un financement sur projet, par une agence (l’ANR) sans conseil scientifique. Ainsi, à peine créé, le projet sur "l’étude des contaminants de l’environnement et leurs effets" à été supprimé. Ainsi, le lobby des industries chimiques a vraisemblablement obtenu l’arrêt du financement d’un type de recherche qui le dérange pour pouvoir polluer, voire intoxiquer en toute tranquillité. En protestation, une pétition a été lancée . 1097 personnes ont signé cette pétition en ce debut 31 décembre 2011.
*22 décembre 2011.
LES CHERCHEURS ONT DU MAL A CROIRE AU PERE NOEL !
Voir l’article du Blog de Henri Audier intitulé "Le massacre des bébés chercheurs en France. (...)"
EXTRAITS :
"Cette année n’est pas pire que les autres. Il est même clamé partout que la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux ne s’applique pas à l’enseignement supérieur et la recherche ; preuve que ces secteurs seraient bien des priorités. Propagande oblige. Mais qu’en est-il en fait ?
Prenons le CNRS par exemple, 107 emplois de chercheurs supprimés cette année. Un recrutement en baisse d’environ 70 possibilités. Sans parler bien sûr des ITA. Mais c’est « compensé » par des CDD sur les « ressources propres » de l’organisme. Des CDD qui sont toujours plus nombreux, avec toujours moins de débouchés. En huit ans, l’âge moyen d’entrée au CNRS a augmenté d’un an et demi : 31,5 ans pour entrer au grade le plus bas, CR2 (et pour 1,5 SMIC à bac + 13), 37 ans pour le grade un peu au-dessus, CR1.
Où est le tour d’illusionniste ? Simplement, le gouvernement remplace bien les départs en retraite à 100 %, mais ne remplace pas du tout les autres départs (décès, mobilités, etc.), ce qui permet de supprimer 107 emplois, tout en affirmant le contraire. Par cette petite mécanique, il y a moins de chercheurs CNRS … qu’il y a 20 ans."
Pour lire l’article en entier, c’est ici.
*21 décembre 2011.
Urgent - Pétition : non au démantèlement de l’IUFM Site de Metz .
Des collègues ont lancé cette pétition ; ils ont besoin de notre soutien : "Nous n’arrivons toujours pas à ces 1000 signatures. La fermeture du site est annoncée pour début 2012.
Il est possible d’inverser la tendance si nous arrivons à faire signer un maximum de collègues".
Vous pouvez signer leur pétition ici
Voici quelques commentaires de signataires :
"La LRU et les compétences élargies, vers lesquelles se sont précipitées de nombreuses universités, les conduisent à des difficultés financières et, un peu partout, les IUFM sont utilisés et détruits peu à peu (postes, budget, locaux...) pour éponger des dettes dont ils ne sont pas responsables."
" A l’approche de l’élection présidentielle, pourquoi cette frénésie de destruction des IUFM ?"
" C’est, hélas, la conséquence de l’intégration des IUFM dans les universités et de la mastérisation ... les Ecoles Normales ont duré 150 ans, les IUFM une quinzaine d’années ... aujourd’hui, je considère qu’il n’y a plus de réelle formation des enseignants ..."
Vous pouvez y ajouter les votre aussi !
*20 décembre 2011.
POUR REDUIRE SON DEFICIT L’UNIVERSITE DE RENNES 1 GÈLE 33 POSTES EN 2012 !
Vous trouverez ci-joint le communiqué de presse des élus CGT au conseil d’administration de l’Université de Rennes 1. Depuis le CA a voté le budget avec 19 voix pour 3 contre (2 CGT 1 UNEF) 2 abstention (liste réussir) 3 refus de vote (UNSA). Les élus CGT ont démissionné en pleine séance. Le comité technique d’établissement réuni hier 19 décembre à voté à l’unanimité contre les propositions de l’université au titre de la campagne d’emplois 2012. Le CTE sera reconvoqué le 3 janvier sur le même ordre du jour.
*18 décembre 2011.
1. Evaluations impossibles (encore)
D’autres CA d’université ont voté des motions à l’unanimité : à Amiens et à Paris 3.
2.Le Compte-Rendu (CR) du Comité de liaison de la section 04 du CNRS décrit une baisse du budget global et du recrutement. Ainsi, celui des ITA est "en chute libre" . Lire le CR complet ici.
*16 décembre 2011.
Révolte au conseil d’administration de l’Université de Nantes, qui a compris (mais un peu tard) : « L’État organise la déstabilisation financière de ses universités pour mieux ensuite exiger d’elles des coupes sombres dans leur budget qui mettent en danger leurs missions de service public et la qualité de l’enseignement. Cette pratique cynique et brutale, menée au nom de la "responsabilité", foule au pied l’autonomie des établissements et dément dans les faits le discours officiel sur la priorité donnée à l’enseignement supérieur et à la recherche. Au moment même où l’État réduit les ressources des collectivités locales et critique leurs dépenses réalisées en-dehors de leurs compétences, il pousse les universités à développer leurs ressources propres en se tournant vers ces mêmes collectivités. »
Le texte complet est ici
*16 décembre 2011.
1. Evaluations impossibles (suite)
C’est maintenant le CA de l’université de Strasbourg qui s’exprime par une motion votée à l’unanimité, lire ci-joint
1 bis. Les collègues n’ont plus à déposer de dossier pour février ! ; voir l’article d’EducPros
2. Et puis, une autre bonne nouvelle ... démontrant qu’il ne faut pas hésiter à se battre et à réclamer !
C’est une histoire qui se termine bien, à l’IUFM de l’académie de Créteil. Les étudiants de M2 enseignement du Val de Marne qui seront en stage à partir du 9 janvier ne devaient connaître leurs affectations ... qu’à la rentrée des vacances de Noël ! Une lettre fort à propos et la résolution des formateurs du site de Bonneuil a apparemment été concomitante (voire cause !) d’un changement soudain de résolution du recteur. Une affectation a été attribuée à chaque étudiant-stagiaire pour la rentrée.
*15 décembre 2011.
Le CNESER, réuni le 12 décembre 2011, ► informé de la motion adoptée par l’Assemblée des personnels de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour avec l’ensemble des syndicats présents sur le site, et contresignée par 450 membres du personnel et étudiants Motion des personnels de l’UPPA réunis en assemblée générale à lire ci-joint
► informé du fait qu’après remise au Président de l’Université des 450 signatures de membres du personnel et d’étudiants sur cette motion, le CA de l’UPPA du 1er décembre 2011 a repoussé le vote des grandes masses du budget, demande au Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de répondre positivement à ces revendications, pour l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et pour l’ensemble des Universités qui sont dans la même situation.
*14 décembre 2011.
Evaluations impossibles
Les universités ont reçu fin novembre l’annonce de la mise en place en 2012 de l’évaluation par le CNU des Enseignants Chercheurs (EC) par tranche quadriennale en fonction du mois de naissance. Les établissements doivent retourner pour le 15 janvier les listes des EC à évaluer, que ce soit dans la procédure normale ou pour la prise en compte des demandes individuelles.
Des CA d’Université réclament un moratoire d’au moins 6 mois , car "ce dispositif est établi sans informations préalables suffisantes des EC, sans définition précise des éléments à prendre en compte pour cette évaluation (...)" ; de plus, "il est extrêmement difficile au personnel administratif de faire face à la surcharge de travail engendré par cette nouvelle tâche. "
Vous trouverez ci-joint les motions votées par les CA des universités de Bourgogne et de Paris Sud .
*13 décembre 2011. Mauvaises solutions pour l’université
C’est le titre de l’article publié sur son blog dans mediapart, par Pierre Aucouturier (médecin, professeur à l’université Paris VI)
EXTRAITS : (...) écho des difficultés rencontrées par plusieurs universités ayant du mal à boucler leur budget. (...) un observateur mal informé ou mal intentionné pourrait voir là une défaillance des universitaires eux-mêmes ; d’autant qu’ils sont souvent et injustement considérés comme plus prompts à réclamer des moyens nouveaux plutôt qu’à bien gérer ceux existants, et que le gouvernement explique à qui veut le croire que ce secteur a été couvert de milliards ces dernières années. (...) Les universités sont dans le rouge parce que le passage aux compétences élargies s’est traduit par un désengagement de l’Etat, laissant les universités face à leurs « responsabilités », en vérité la pénurie. Car dans l’idéologie du gouvernement, l’université ne doit plus être un service public financé par l’Etat mais (...)
*10 décembre 2011.
Quoi de neuf au au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ? Eh bien , nous avons un directeur général de l’Enseignement supérieur et de l’Insertion professionnelle . Quelles sont ses missions ? informer sur l’entrepreneuriat, "accompagner dans la création ou reprise d’entreprises". C’est cela maintenant la mission de l’université ? Pour en savoir plus , un click ici.
D’ailleurs, le saviez-vous ? les grands industriels comme Renault savent que pour l’avenir, il faut investir dans l’enseignement supérieur...
*7 décembre 2011.
1. « Évaluer » le CNRS ? Questions sur une visite de l’AERES.
SNCS hebdo publie des précisions sur le comité AERES qui a pour charge d’évaluer le CNRS, et cela en "une petite semaine" ; on est au royaume d’Ubu : des domaines entiers de recherche n’existent plus pour nos évaluateurs !!
Ci-dessous, l’introduction de l’article par Christophe Blondel, trésorier national du SNCS-FSU ; l’article entier est consultable sur le site de SLR et sur celui du SNCS
On connaît enfin le comité constitué par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur pour évaluer, en une petite semaine, le Centre national de la recherche scientifique. La biologie n’y est représentée que par des médecins (le conseil de l’Agence lui-même s’en est ému*), les mathématiques par des mathématiciens appliqués, la valorisation est représentée par un véritable commando de quatre personnes ! On cherche en vain l’épistémologue ou le philosophe qu’il eût pourtant été logique de convoquer pour évaluer un organisme dont la mission première est l’avancement de la connaissance… Tombera-t-il donc de cet aréopage autre chose que des règles de plan social, assorties du sempiternel sermon sur la science au service des demandes « sociétales » ? Le CNRS est bien plus que cela. Il faut préserver sa capacité à entreprendre des recherches affranchies des contraintes économiques et des carcans disciplinaires. L’AERES est mise au défi de voir que la plus grande richesse de l’établissement est la liberté intellectuelle des chercheurs qui le font vivre depuis trois quarts de siècle et ont, grâce à ce cadre exceptionnel, accumulé leurs plus grandes découvertes.
2. Le PPP de Vinci à l’université Paris-Diderot : une photographie de l’université après la loi LRU.
Une enquête surle chantier de l’Université Paris 7/Paris-Diderot vient d’être publiée par mediapart
Extraits de conclusions : L’histoire du PPP de Vinci à l’université Paris-Diderot ne raconte pas seulement les couacs et dérives d’un chantier de BTP qui cherche à aller plus vite que la musique. C’est aussi une photographie de l’université après la loi LRU. Qu’y découvre-t-on ? Un président tout-puissant face à une représentation syndicale réduite à la portion congrue. Des universitaires désormais dotés de compétences budgétaires et financières sans avoir ni le temps, ni l’envie, ni toujours les compétences pour les exercer. Signés par des facultés déboussolées, les partenariats publics-privés ouvrent un boulevard aux professionnels de la construction et de la banque. Eux savent et peuvent faire valoir leurs intérêts. Dans ce contexte, le rapport de force semble structurellement tourner en leur faveur. Et qu’en dit l’ancienne ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, aujourd’hui chargée du budget de l’Etat ? Sera-t-elle prête à dépenser des centaines de milliers d’euros, voire des millions, si les permis de construire du chantier de Paris-7 sont annulés ? Au fil des mois, plusieurs alertes ont été transmises au cabinet de Valérie Pécresse. Implicitement formulées par certains, tout à fait officiellement par d’autres, dont Yann Gasnier, l’avocat de l’agence In/On, qui a écrit en janvier 2011 à celle qui était encore ministre des universités. A part un échange sur un point de détail, sur le fond, il n’a reçu... aucune réponse.
*6 décembre 2011
Reconstruire l’Ecole - Sauver les lettres Communiqué de presse du 6 décembre 2011 Romilly.com
En décembre dernier, le ministre de l’Éducation Nationale promettait, après le décès de Jacqueline de Romilly, « de perpétuer la mémoire et l’esprit de son oeuvre ». Le collectif Sauver les lettres, à cette occasion, rappelait que le meilleur hommage était la préservation et le développement du latin et du grec en collège et en lycée, par (...). Or depuis douze mois et sans aucune vergogne, toutes les mesures malthusiennes de réduction des effectifs et des horaires ont été maintenues ou aggravées dans le secondaire. (...) en lieu et place d’une politique volontariste de développement du latin et du grec, le ministère, dans un document de style marchand et aux relents managériaux, propose, « pour valoriser les initiatives pédagogiques innovantes en langues et cultures de l’Antiquité », un « prix Jacqueline de Romilly » (...)
Lire l’intégralité de ce communiqué ici
*5 décembre 2011
1. Les conseils centraux d’Université ont du mal à fonctionner...
Nous avons reçu l’annonce suivante : L’action continue à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour
Pour information, notre communiqué ci-dessous Et la revue de presse : ici, ici et ici
Prochaine étape : mardi 6 décembre, faire de la réunion d’information une manifestation SNASUB-FSU
2. L’association des sociologues de l’université dénonce la politique migratoire française
Les sociologues de l’enseignement du supérieur s’indignent de la politique menée par le gouvernement à l’égard des étudiants et enseignants étrangers. Il y a quelques jours, la préfecture de police de Paris est encore une fois intervenue dans le cursus universitaire d’une étudiante, en prenant une décision brutale et inadmissible. E., doctorante en sciences sociales, étrangère extra-communautaire, doit renouveler chaque année son titre de séjour ; début novembre 2011, elle s’est vue notifier un refus de renouvellement assorti d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sous 30 jours, au motif de « progression insuffisante » dans ses études depuis son entrée en France. C’est donc un agent préfectoral qui juge de la pertinence du travail mené par nos étudiant-e-s ! C’est pourtant là l’une de nos missions. Comment cet agent pourrait-il connaître les conditions objectives de réalisation d’un doctorat en sciences humaines et sociales, particulièrement en sociologie ? Lire l’intégralité de ce communiqué de l’ASES
*1 décembre 2011
1. Un IDEX voté à l’aveugle. Un lyonnais nous raconte : « le 29 Novembre 2011, le CA du PRES [lyonnais] a voté le document ainsi qu’une charte d’engagement pour les établissements membres. Je vous aurais bien fait suivre tout ça mais le problème c’est qu’on n’a pas les documents....ça vous me direz c’est classique, ce qui l’est moins c’est que le CA du PRES lui-même ne les avait pas !
- Le document est en anglais et confidentiel, seul un résumé a circulé.
- Quant à la charte, elle a été remaniée en parallèle de sa signature par les établissements, du coup on ne sait pas dans quel état de modification elle était au moment de son adoption....et ceux qui l’ont adoptée ne connaissent pas non plus la version finalement retenue ! Ubuesque non ?
Bon ils ont voté quand même parce qu’entre gens de bonne société on se fait confiance mais là quand même j’ai l’impression qu’on touche le fond ! Quand on en arrive à voter des engagements sans même en avoir le détail... »
2. Non à la constitution d’une « université globale » de droit privé chapeautant Paris 2, Paris 4, Paris 6 et le Muséum ! PETITION
Le PRES P2-P4-P6-Muséum est une "fondation de coopération scientifique" de droit privé, sans représentation des personnels ni des étudiants.
Compte tenu également des modifications dévoilées ces dernières semaines, cette fondation devrait contrôler (...) :
Voir le document entier ci-joint
* 30 novembre 2011
Le CA de l’Université de Haute Alsace demande la démission du Président d’université
Communiqué de la FSU du Supérieur 68 (SNESUP-FSU, SNASUB-FSU)
Le 29 novembre 2011 La gouvernance de l’UHA était bloquée depuis plusieurs mois. La présidentialisation organisée par la loi LRU de 2007 a très vite trouvé ses limites lorsque le CA n’a plus été en phase avec le président, et ceci dès 2008. Au-delà des responsabilités personnelles des uns et des autres, les conditions de « l’autonomie » dans le cadre de difficultés budgétaires croissantes ont été pour beaucoup dans cet échec du politique. Les diverses situations de blocage sont devenues dramatiques (...). Document ci-joint.
* 29 novembre 2011
On nous signale la création d’un blog : "La précarité au quotidien" http://pecres.hautetfort.com
Le collectif P.E.C.R.E.S. (Pour l’Étude des Conditions de travail dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche) propose aux personnes travaillant (ou ayant récemment travaillé) dans l’enseignement supérieur et la recherche dans un statut précaire de s’exprimer directement sur ce qu’être (ou avoir été récemment) précaire dans l’ESR veut dire en lançant un blog destiné à recueillir les récits, témoignages et analyses de la précarité, telle qu’elle est vécue au quotidien. L’objectif d’un tel blog est d’offrir un espace d’expression pour les personnes que la précarisation de l’ESR, exponentielle ces dernières années, touche en premier et le plus frontalement ; (...)
L’appel complet est consultable ci-joint.
* 28 novembre 2011
Tremble Wauquiez, l’UNEF se réveille. Après avoir analysé le projet de loi de finance 2012, L’UNEF dénonce un budget contre les étudiants : Les étudiants vont être les premiers à payer ce budget de rigueur et le désengagement de l’État...En affichant des milliards pour les universités sans assurer les moyens nécessaires à leur fonctionnement, le gouvernement se dédouane de la responsabilité de la pénurie Voici leur communiqué. Les Crous sont menacés : Les étudiants se mobilisent contre l’austérité imposée aux Crous... l’UNEF appelle les étudiants à poursuivre la mobilisation en se rassemblant devant les CA des CROUS de leur académie tant que des réponses n’auront pas été données sur le paiement de leur bourse en décembre. Voici leur appel.
* 25 novembre 2011
Suite aux annonces rendues publiques sur les « Universités dans le rouge », vous trouverez- ci-joint un choix des échanges et témoignages qui sont apparus sur les listes débats SLR et Prepa-coord (liste de la CNU) hier.
* 24 novembre 2011
Et en Angleterre...
La campagne nationale des etudiants contre les coupes budgetaires et les frais d’inscriptions (NCFAC) avait appele a une journee d’action aujourd’hui, dont un releve d’activite se trouve ici.
A noter que le ministre des universites, David Willets, a ete empecher de parole a Cambridge, ici.
Cette journee arrive en preparation de celle du 30 novembre sur la question des retraites, qui devrait concerner pres de 3 millions de personnes. Consulter les liens ici et ici.
* 23 novembre 2011
à consulter ces témoignages sur le vol de personnels enseignants précaires par nos universités !
le dernier témoignage :
mardi 22 novembre 2011 à 13h15, par yannick J’apporte également mon propre témoignage, dans une université de l’ouest parisien. J’ai effectué un semestre de vacations de cours de langue étrangère, de février à juin. J’ai le statut auto-entrepreneur et pensais donc être en règle. Fin octobre, je reçois finalement un recommandé de l’université m’informant que comme je n’ai que deux ans d’ancienneté en tant qu’AE (et non les 3 années requises), elle refuse de me payer… J’ai travaillé 3h par semaine le soir pendant 5 mois et n’ai pas reçu un seul centime. C’est tout simplement du vol. Je ne sais pas quels sont les recours disponibles, mais ça remonte le moral de trouver autant de personnes dans le même genre de situation.
* 22 novembre 2011 Au Comité Technique d’Etablissement de l’Université de Poitiers, Les syndicats unis refusent que l’Université paye pour l’incurie gouvernementale. Voir le message diffusé ci-joint ainsi que la déclaration de l’UNSA sur le budget des universités cité dans le document précédent.
Extraits Hier lundi 21 novembre s’est tenu le premier Comité Technique d’Etablissement de l’Université de Poitiers. A l’ordre du jour de ce comité figurait la question des moyens 2012 avec en préambule un exposé du Président Gesson des difficultés auxquelles nous devrons faire face (comme toutes les autres universités (...). Ces difficultés tiennent en un mot : désengagement de l’Etat ; et une conséquence prévisible : le déséquilibre du budget. Mais devant ces difficultés, l’équipe actuelle semble résignée (...)
Ce serait donc aux Universités de payer pour l’incurie du gouvernement actuel et les effets délétères de sa politique d’enseignement supérieur et de recherche ! (...)
* 21 novembre 2011
voir le nouvel article Comment meurt un centre de documentation
les à côté de la LRU
15 novembre 2011
cahier de doléance - suite.
Ce "cahier de doléances" a été entamé le 8 novembre par les témoignages que vous trouverez plus bas, en italique et datés du 8 novembre.
Cette page se veut évolutive et sera régulièrement complétée en fonction de vos apports, les nouvelles contributions apparaissant datées et en haut de page.
1. Nous avons reçu un courrier décrivant les problèmes rencontrés par des maîtres de Conférences de l’Université de Bretagne Sud concernant leur classement d’ancienneté. Ce document est à consulter ci-joint. Sa conclusion : « Si vraiment la loi était appliquée, on ne verrait pas tant d’aberrations... Le ministère impose des directives incohérentes et certaines Universités (autonomes ??) suivent sans se poser de questions et sans anticiper sur les conséquences... Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. »
Suite à l’application de la loi LRU et du passage aux RCE (Responsabilité et Compétences Elargies), des universités sont dans l’incapacité de boucler leurs budgets et sont placées sous tutelle (bel exemple d’autonomie !). Voici deux exemples documentés, concernant les université de Nantes et de Limoges.
2. Voir ici le courrier reçu d’un collègue syndiqué SneSup, de l’université de Limoges.
Extrait : « En tant que section Snesup, nous avons alerté de longue date sur les dangers du passage aux RCE, et nous sommes désolés d’avoir eu raison si tôt (voir reportage France 3 Limousin notamment).
3. Et reçu de Nantes, ce message d’Olivier Ertscheid, maître de Conférences en sciences de l’information :
C’est désormais officiel, l’université de Nantes est mise "sous tutelle". Voir (notamment) ces 2 textes : A Nantes .
Voir aussi le blog de Pierre Dubois à ce sujet :
* 8 novembre 2011 Nous avons reçu (le 8 novembre 2011) d’un collègue la lettre ci-jointe provenant de la commission 26 du CNRS .
Celle-ci s’ajoute à des informations récentes concernant des collègues chercheurs espagnols du ’Centro de Investigacion Principe Felipe’ (Valencia) : ils viennent d’apprendre que pour cause de problèmes budgétaires la moitié d’entre eux allaient être licenciés sous peu. D’ores et déjà, des étudiants en thèse ont vu leur financement bloqué, sans qu’aucune chance ne leur soit donnée de finir leurs travaux ; voir ici . CIPF aujourd’hui, qui demain ? .
Nul doute que les chercheurs d’autres pays européens font les frais de la même politique d’austérité budgétaire.
Cette rubrique est ouverte à vos témoignages.
Vous pourrez ainsi contribuer à un Cahier de Doléances.
Pour le compléter, utilisez le forum de l’article, ou bien envoyez vos contributions sur la liste SLR débats en mentionnant DOLEANCES dans le titre.
Research is dying at CIPF [JPEG | 95.4 ko]
Lettre commission 26 du CNRS et Reponse [PDF | 34 ko]
Idex INSA [Zip | 490.1 ko]
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Modulation a l UPEC [Word | 56 ko]