L’Association "Sauvons la Recherche" Groupes de travail Comités loc. et transv. Université de printemps 2011 EUROPE
Accès thématique Emploi et précarité Communiqués de SLR Actualités communiqués partenaires
Médiathèque Les archives Documentation revue de presse Tribunes et Contributions
accueil contact plan du site admin
caractères +caractères -
article
réactions (45)
Accueil / Des témoignages / Aurevoir ou adieu ?

Aurevoir ou adieu ?

Par stanislas, le 16 février 2004

Après quatre ans de post-doc en Angleterre puis en France, je serai au chômage dans deux semaines. A mes collègues scientifiques je dis aurevoir mais ai presque envie de dire adieu.

J’ai signé la pétition. Mais la menace de démission qu’elle contient ne m’engage pas beaucoup car le 29 février je serai au chômage. Le 9 mars, alors que de nombreux chercheurs ayant des responsabilités collectives seront devant un choix difficile pour savoir s’ils mettent à exécution leur menace de démission, je me reposerai et n’aurai pas la chance de devoir faire un choix. Après plus de quatre ans de post-doctorat, je passerai à nouveau cette année les concours CNRS et MdC. Malgré mes efforts pour trouver un emploi jusqu’aux concours, il est manifeste que je passerai les auditions en étant au chômage. Je pense que je ne suis pas le seul post-doc dans cette situation.

Mais passerai-je ces concours ? J’ai l’impression que non. Cette comédie a trop duré. Après tant d’années d’efforts, même avec toute la bonne volonté du monde, on a envie de dire : "ciao tout le monde, j’arrête de jouer, c’est plus drôle". Le 29 février mon aurevoir aura donc un arrière-goût d’adieu.

Le message que vous lisez est celui d’un post-doc sur le point de tout plaquer. Je lance ici un appel, j’organise un concours : envoyez-moi un message en donnant une liste de bonnes raisons pour être à nouveau motivé. Le vainqueur sera sélectionné parmi ceux qui auront été les plus convaincants. Vous pouvez tenter votre chance en cliquant sur le lien ci-dessous "répondre". Mais je crains que ...

Stanislas.