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[Contre-idex-uspc] L’hécatombe continue

le 23 novembre 2012

Nous apprenons la démission de Christian du Tertre, VP aux Relations Humaines et à l’Organisation ; vous trouverez sa lettre ci-jointe .

Voir aussi le blog de Pierre Dubois

En voici quelques extraits : texte introductif, titres de paragraphes et conclusion

Ce document explicite les raisons pour lesquelles je démissionne du poste de Vice-Président aux Relations Humaines et à l’Organisation. Il indique, aussi, les formes à partir desquelles je souhaite continuer à contribuer au devenir de notre institution.

A propos de la trajectoire dans laquelle s’est engagée notre université : l’impasse 

Les choix stratégiques concernant l’Idex et l’université unifiée, impulsés par le bureau de l’Université (Le Président, les trois Vice-Présidents élus et la directrice de cabinet), depuis le printemps, créent des errements qui sont en train d’aggraver les difficultés de l’université, avec le risque de les transformer en autant d’impasses : les premières concernent l’organisation de l’institution ; les secondes son mode de gouvernance ; les troisièmes le travail et les compétences des équipes tant administratives que pédagogiques et de recherche.

1. Les errements associés à l’université unifiée : l’aggravation du caractère bureaucratique de l’organisation de l’université (...)

2. Une gouvernance à la dérive (...)

3. Des initiatives stratégiques contradictoires qui ont un impact négatif sur la consolidation de compétences collectives au sein de l’administration (...)

Devant une telle situation, rester dans l’équipe présidentielle avec pour mission de prendre en charge les Relations Humaines et l’Organisation, n’a plus de sens ; garder le silence sur cette situation non plus. Ce sont les principales raisons de ma démission.

De mon point de vue, la seule manière de changer de cap est de mettre en débat les contradictions qui habitent l’université afin de les instruire collectivement et d’identifier une nouvelle voie dans laquelle notre communauté puisse se reconnaître. Se taire, c’est aussi risquer d’accroître les tensions interpersonnelles et les disqualifications mutuelles.

Selon moi, sortir de l’impasse passe par : Une clarification de la stratégie qui permette de sortir de l’ambiguïté actuelle du vote du CA et de construire une université déconcentrée, plus réactive, plus attentive au travail réel de ses équipes et aux évolutions des demandes sociétales ; Un refus de la pression des délais résultant de la fuite en avant des tutelles. Il s’agit de protéger les équipes des échéances infernales associées à des projets successifs, impulsés sans discernement ; La formalisation des demandes sociétales en s’appuyant sur l’expérience des équipes. Cette élaboration redonnera du sens au travail ; L’invention de nouvelles formes de coopération entre les enseignants-chercheurs et les administratifs afin de former une communauté professionnelle et d’élaborer une doctrine politico-administrative adéquate, intégrant, notamment les enjeux du travail réel des uns et des autres ; Le développement de liens avec les collègues des autres universités voulant se dégager du processus actuel de l’université unifiée et désireux de construire un cadre à l’activité des universitaires, plus réactif et proche du réel des équipes.

La démarche que je propose d’engager, ne se veut pas une remise en cause, sur un plan personnel, des collègues qui assurent actuellement la direction de l’université. Ils sont, pour la plupart d’entre eux, engagés dans un travail très lourd. Ce qui est en cause relève du fonctionnalisme de court terme de leur action qui consiste, en définitive, à mettre en œuvre, au nom du « pragmatisme », une orientation désastreuse pour le travail de recherche et d’enseignement.

Rectifier la stratégie et la dynamique actuelles de l’université passe, en priorité, par une capacité collective : à faire remonter, jusqu’à la présidence, l’expérience des équipes et leur portée stratégique ; à élaborer une doctrine permettant de servir de référent dans l’opérationnel associé à l’action quotidienne.

Je me propose de contribuer à ce travail et appelle celles et ceux (enseignants-chercheurs et administratifs) qui partagent cette conviction à constituer, en adjacence au pilotage actuel de l’université, un groupe de réflexion fondé sur les retours d’expérience et engagé à poser les bases d’une doctrine qui inspire l’élaboration d’une université renouvelée ; une université refondée, en quelque sorte, pour laquelle nous nous sommes collectivement engagés et à laquelle j’aspire toujours.