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Communiqué du SNTRS-CGT

Il faut rompre avec la politique de recherche de Sarkozy !

Les Assises pourquoi faire ?

le 26 novembre 2012

Lundi 26 novembre, s‘ouvrira au Collège de France la séance finale des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Le même jour, les organisations syndicales des universités et des organismes de recherche appellent à manifester contre la précarité et pour l’emploi, en région ainsi qu’à Paris*.

Depuis 2005, le nombre des précaires a explosé dans les laboratoires. Embauchés, pour la grande majorité, sur des projets de 3 à 4 ans dans le cadre des appels d’offre de l’Agence Nationale de la Recherche, ils représentent actuellement de 30 à 40 % des effectifs.

Dans ses 60 propositions, François Hollande avait déjà oublié la proposition formulée par le Parti Socialiste en mai 2011 d’un plan pluriannuel de recrutement destiné, entre autre, à résorber la précarité. Actuellement, c’est le carcan de l’austérité qui pèse sur les choix budgétaires pour 2013. Aucune création de postes, en dehors des 1000 postes destinés au plan Licence eux aussi amputés de 20 % et des masses salariales bloquées qui conduiront les universités et les organismes à ne pas remplacer tous les départs de leurs personnels. Le CNRS annonce déjà pour 2013 la suppression de 177 postes de titulaires et de 290 postes de contractuels payés sur le budget de l’Etat. Et cette baisse est déjà compensée par de nouveaux précaires recrutés en CDD sur des contrats de recherche !

Puisque rien dans le budget 2013 et les suivants n’annonce la moindre volonté de résorber durablement la précarité, les personnels doivent se faire entendre haut et fort.

Les Assises auraient pu être un moment de débat collectif. Elles ont, cependant, été conçues pour n’être qu’un lieu d’expression pour les experts. Certes, des syndicats ont été auditionnés mais toutes les agences et les directions d’établissements mises en place sous le quinquennat précédent sont venues défendre leur pré carré. Lors des assises régionales, des organisations syndicales de personnels, d’étudiants, des responsables de structures de recherche ou de formation ont démontré le besoin d’une réelle réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche, ceci ne se retrouve pas dans les restitutions officielles des débats. Le slogan de campagne de François Hollande : « le changement c’est maintenant » est passé aux oubliettes de l’Histoire en moins de trois mois. Plus sensible aux pressions du patronat et des technocrates qu’aux revendications des personnels, le gouvernement a déjà annoncé ses choix sans attendre les conclusions des Assises. Le Crédit Impôt Recherche qui est la plus grosse des niches fiscales, sans aucun contrôle de son efficacité, est prolongé et élargi à l‘innovation. Les opérations du grand emprunt qui auraient pu faire l’objet d’un moratoire continuent. Les opérations de Partenariat Public Privé qui vont coûter bien cher aux universités dans les décennies à venir ne sont pas bloquées. Quant à la LRU, hormis un simple ravalement de façade, il n’est pas question de la remettre en cause.

Dans ce contexte d’austérité et de soumission aux exigences patronales, il faut défendre le service public, la recherche fondamentale, la démocratie ainsi que les salaires et les carrières des personnels. Il n’y a pas de fatalité à continuer dans le sillon de la politique de Sarkozy.

Le SNTRS-CGT appelle les personnels à participer nombreux aux initiatives du 26 novembre et à exercer des pressions actives sur leurs députés et sénateurs dans les mois à venir pour que les projets de loi qui suivront les assises tiennent compte de l’exigence d’un changement véritable.

Le Lundi 26 novembre manifestons :

Paris à 10 h de Jussieu au Collège de France

Et en province (Montpellier 14h au Peyrou, Toulouse 13h Place du Capitole, Nice 10h place Masséna, etc ..)