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Renaud Muselier, tête de liste UMP en PACA, refuse d’entendre le collectif 06 « Sauvons la recherche » . Lettre ouverte

le 18 février 2004

Monsieur,

Permettez-moi de vous adresser, ainsi qu’à M. Muselier, les remarques suivantes.

_Nous représentons un vaste mouvement de chercheurs et enseignants-chercheurs qui se battent pour que l’université et la recherche française ne sombrent pas dans les prochaines années. Nous sommes conscients que des réformes doivent être entreprises dans le système actuel mais nous ne comprenons pas que la seule réforme décidée par le gouvernement, sans aucune concertation avec les acteurs de la recherche, soit des coupes budgétaires massives et la suppression de toute perspective d’avenir professionnel pour nos excellents jeunes docteurs de retour de formation postdoctorale à l’étranger.

Conscient du danger réel et immédiat d’un déclin des formations universitaires et des perspectives de développement de nos partenaires industriels de la Région (pôle industriel de Sophia-Antipolis, par exemple), nous tentons de dialoguer avec nos élus locaux actuels et futurs. C’est dans ce contexte que je vous ai contacté (comme nous l’avons fait avec d’autres personnalités tel que M. Vauzelle). Je vous ai demandé l’autorisation de nous tenir dans le hall d’entrée d’Acropolis, ce que vous avez accepté par téléphone. Je vous ai même, à votre demande, fait parvenir le texte de la pétition que nous voulions faire signer par les participants à votre meeting.

Or, sur place, le responsable du service d’ordre (et ce après en avoir discuté avec vous par téléphone devant moi) a refusé de nous laisser entrer. Ainsi parqués à l’extérieur du bâtiment nous n’avons pu convaincre les arrivants de s’arrêter, en plein vent et froid, quelques minutes pour s’informer.

Le refus de M. Muselier de s’intéresser à son arrivée sur les lieux, même deux minutes, aux inquiétudes des chercheurs de la région niçoise, nous a particulièrement choqué, et ce alors que nous avions été reçu quelques jours plus tôt par M. Estrosi qui semblait comprendre nos positions et écoutait avec intérêt nos argumentaires et suggestions.

Une partie non négligeable de vos supporters d’hier nous soutiennent (plus de 160 signatures de la pétition dans des conditions limites). Nous sommes donc extrêmement inquiets qu’un candidat à la présidence de notre région ne se préoccupe pas des retombées, sur la région, de la situation catastrophique de l’enseignement supérieur et de la recherche.