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Thierry Mandon : Il y a urgence à créer des postes d’enseignants-chercheurs titulaires à l’université

pétition

le 12 septembre 2016

Voici un échange reçu ce jour 12 septembre 2016. La démarche des universitaires de cet établissement, sous la forme d’une pétition adressée à la présidence de l’université, avec un résultat nul justifié par une réponse fin de non recevoir brutale et stéréotypée, montre une fois de plus quelle est la situation des universités en matière d’encadrement au quotidien. Également, la manière dont cette non action est justifiée évoque moins une communauté universitaire qu’une entreprise avec son rapport de domination traditionnel employeur/employé. Est-ce ainsi que les universités vivent ?


Message transféré --------

Bonjour,

Je me permets de revenir vers vous pour vous donner des nouvelles de la pétition (« Il y a urgence à créer des postes d’enseignants-chercheurs à l’université ») que les enseignants-chercheurs titulaires de sciences de l’éducation de l’université de Saint-Étienne, avaient fait circuler et que beaucoup d’entre vous ont signé (2847 signatures à l’heure actuelle). Alors que notre situation n’a fait qu’empirer lors de cette rentrée en raison d’une hausse du nombre d’étudiants, l’équipe présidentielle ne nous a accordé aucun poste d’E/C titulaire supplémentaire. Nous demeurons 5,5 E/C titulaires pour 610 étudiants. Les contrats précaires d’un an sous-payés ont été renouvelés (192 h de cours : 788 euros ; 384h de cours : 1600 euros). Le nombre de vacataires (+ de 40) a encore augmenté. Pour justifier ce refus de nous accorder des postes supplémentaires, l’administration a eu recours à l’argument massue traditionnel : « Il n’y a pas d’argent ». D’autres arguments plus pernicieux ont néanmoins été mobilisés : 1) Le recrutement d’un nouvel enseignant-chercheur entraînerait quasi-mécaniquement une augmentation du nombre d’étudiants. Le raisonnement est le suivant : dans la mesure où un nouvel enseignant-chercheur tend à étoffer l’offre de formation (en créant un parcours de licence ou de master associés à "ses" spécialités), il provoque une hausse des inscriptions d’étudiants. 2) Il a été argué que le peu d’heures complémentaires des E/C en poste montrait qu’ils n’étaient pas aussi débordés qu’ils ne le prétendaient. Or, si nous prenons peu d’heures complémentaires, c’est évidemment parce qu’avec toutes les responsabilités pédagogico-administratives qui nous incombent (et dont nous vous avons fait la liste plusieurs fois avec des chiffrages horaires précis), il nous est impossible de multiplier les heures de cours sous peine d’"exploser en vol". Nous invitons les collègues à fourbir leurs armes contre de tels arguments, qui ne manqueront pas de leur être opposés.

Seule avancée, le CHSCT a été saisi de notre situation et nous espérons qu’il pourra accentuer la pression sur l’équipe présidentielle.

La situation catastrophique de notre département n’est malheureusement qu’un cas parmi tant d’autres. C’est d’ailleurs dans cette perspective que nous avions conçu la pétition : partir d’un cas particulier pour en dégager des revendications plus générales susceptibles de rallier les enseignants-chercheurs d’autres disciplines. En cette rentrée, alors que nous pouvons espérer que les mobilisations sociales vont reprendre après la trêve estivale, nous rediffusons la pétition afin de montrer que nous n’abandonnons pas la lutte.

Thierry Mandon : Il y a urgence à créer des postes d’enseignants-chercheurs titulaires à l’université

https://www.change.org/p/thierry-ma...

Les effets sur l’emploi des politiques d’austérité se font cruellement sentir à l’université. Parce ... Bien à vous tous,

Stanislas Morel Maître de conférences à l’Université de Saint-Étienne Éducation, Cultures, Politiques / Centre européen de sociologie et de science politique