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Comment aider les victimes des purges

Hepimiz TURQUIE

Par KELLER Angélica , le 18 mars 2017

Voici le message reçu ce jour :

MAR 17, 2017 — Chers signataires,

la publication de notre appel sur le site du Monde à l’occasion de la nouvelle audience du procès des conseillers d’Ozgur Gundem en début de semaine à voir ici a permis de mobiliser davantage, continuons ! Asli Erdogan, Necmiye Alpay et Eren Keskin, entre autres, comparaissaient, et n’ont pas obtenu de changement de leur situation. Elles sont toujours privées de passeport en attendant le jugement qui devrait être rendu le 22 juin prochain.

Pendant ce temps, les purges continuent. Vendredi dernier, la chercheuse enseignante à l’Université du Bosphore Noémi Lévy-Aksu ainsi que le professeur Abbas Vali, tous deux signataires étrangers de l’appel "Academics for peace", ont vu leur autorisation de travail annulée. Si vous voulez témoigner votre soutien, voilà quelques suggestions transmises par Noémi Lévy-Aksu qui sont susceptibles de changer, concrètement, la situation des universités ou celles des victimes des purges :

1)Contribuer à la solidarité financière avec les enseignants victimes des purges. Le syndicat Eğitim-Sen, qui reverse un salaire minimum à ses membres licenciés, est au bord de la faillite devant l’ampleur des purges. La fédération Internationale de l’Education a ouvert un compte pour soutenir son effort, si vous souhaitez contribuer vous trouverez tous les détails à l’adresse suivante https://www.ei-ie.org/en/uaas/uaa_d...

2)Accueillir des universitaires licenciés dans le cadre du programme PAUSE d’aide aux chercheurs en danger ou crééer d’autres opportunités d’accueil.

3)Accueillir des doctorants de Turquie touchés par la répression. Beaucoup ont vu leur allocation et/ou leur poste d’assistant supprimés et sont dans l’incapacité de continuer leur thèse dans leur université turque d’origine.

4)Cesser toute collaboration avec le Conseil de l’Enseignement Supérieur d’Ankara , directement à l’origine de mon licenciement et impliqué dans toutes les purges qui se tiennent depuis des mois.

5)Reconsidérer les partenariats avec TÜBİTAK, l’Agence de recherche turque qui reste un partenaire de l’ANR et d’autres agences de recherche en Europe. Depuis des mois, TÜBITAK n’a cessé de discriminer les signataires de la pétition et autres opposants, par des mesures telles que la suspension de bourses et le refus de projets.

6)Si votre université est partenaire Erasmus de Boğaziçi, écrire au recteur (Mehmed Özkan), pour l’informer que vous suivez de près la situation et que vous attendez qu’il utilise tous les moyens à sa disposition, y compris le recours en justice, pour s’opposer à cette décision et empêcher de futures purges. Ce genre de démarches est encore plus nécessaire vis-à-vis des autres universités touchées par les purges où, contrairement à mon cas, les recteurs ont été à l’initiative des licenciements.

Merci à tous de votre suivi ! N’hésitez pas à partager et faire signer cet appel autour de vous : nous vous tiendrons informés de toute action possible.