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Mobilisations en cours

le 6 février 2018

6 février 2018 Appel à Manif par Stromae et Orelsan

vous devriez pouvoir (enfin) visionner "On va te faire te fête". Pour "vous n’avez pas les bases", le lien vers le drive devrait (re)fonctionner encore un peu.

Orelsan https://drive.google.com/file/d/1HZ... Stromae http://www.ustream.tv/recorded/112594237

3 février 2018 A. Motion votée en AG le 1er février L’AG des personnels et étudiants de l’Université de Picardie appelée parles syndicats SUD Education, SNPREES-FO, CGT, Snesup-FSU, CNT-STE, réunie le 1er février :
- Affirme son refus de la sélection des étudiant-e-s à l’entrée del’université et demande le retrait du projet de loi ORE et de Parcoursup
- Demande à la direction de l’Université de Picardie d’utiliser tous lesmoyens possibles pour stopper la mise en place de la sélection, notamment de ne pas transmettre les attendus et capacités d’accueil
- Rappelle la demande précédemment exprimée d’obtenir le budget permettant d’assurer nos missions de service public d’enseignement supérieur et de recherche
- Initie un comité de mobilisation pour amplifier le mouvement et convaincre nos collègues ainsi que les lycéen-ne-s et étudiant-e-s de l’ampleur du changement de société qui se profile…

B. Motion adoptée par l’assemblée générale des enseignants du département de philosophie de l’université Bordeaux Montaigne

Le rapport Baccalauréat 2021 a été remis au Ministre de l’Éducation Nationale le 24 janvier 2018 et doit servir de base à la confection d’un projet de loi devant être présenté en Conseil des Ministres le 14 février 2018. La réforme du Lycée que porte ce rapport n’aura donc pas été discutée plus de trois semaines avec les acteurs concernés. Son ampleur exigerait pourtant une large consultation afin d’atteindre un consensus.

En l’état, le « Rapport Mathiot » soulève de très vives inquiétudes et des réserves non moins importantes. La structure extrêmement complexe des formations proposées qui distingue des unités « générale », « d’approfondissement et de complément » ainsi que « d’accompagnement » (elles-mêmes subdivisées en « majeures », « mineures » et « mineures optionnelles ») ne pourra qu’aggraver les inégalités sociales entre les élèves et conduire à une mise en concurrence des établissements, des disciplines et des enseignants eux-mêmes. Par ailleurs, l’extension du contrôle continu au Baccalauréat remet en cause l’égalité de traitement des élèves devant le diplôme et fait peser sur les collègues enseignants du lycée le risque de toutes sortes de pressions des élèves et de leurs familles. Au-delà de ces inquiétudes, sur lesquelles de nombreuses associations de professeurs ont attiré l’attention du Ministre, le Département de philosophie de l’Université Bordeaux Montaigne s’inquiète de la place de la philosophie dans cette réforme. Si le rapport Mathiot se veut rassurant sur le sort de la philosophie qui devient « discipline universelle », puisque l’une des rares à être commune à l’ensemble des élèves de terminale, et qui reste la seule à conserver une épreuve nationale finale, aucun des couples de majeures des « humanités » dans « l’unité d’approfondissement et de complément » ne mentionne la philosophie. Si la philosophie doit être plus qu’une introduction de 2h ou 3h hebdomadaires ce sera dans certains établissements qui le souhaiteront et qui le pourront tant que les moyens humains le permettront. La disparition de tout enseignement de la philosophie à fort horaire (du type de celui des terminales L (8h) et ES (4h)) fait courir le risque de tarir la source des inscriptions d’étudiants dans les départements de philosophie, de diminuer drastiquement le nombre de postes ouverts aux concours de l’enseignement (CAPES et Agrégation) et menace, à terme, le maintien d’une recherche philosophique de haut niveau en France. Au fond, c’est la nature même de l’enseignement de la philosophie au lycée qui est remise en cause par cette auxiliarisation.

Alors même que tout le monde s’accorde sur le trop grand cloisonnement des disciplines techniques, scientifiques et littéraires, le rapport Mathiot, au lieu d’ouvrir des parcours permettant de lier les disciplines à travers les grandes catégories traditionnelles, accroît cette séparation symbolique et pédagogique. Au-delà du renforcement du hiatus entre sciences de la nature et formelles d’un côté et Lettres, sciences humaines et sociales de l’autre qu’entérine le rapport Mathiot, ce dernier conduit donc à évacuer la philosophie comme spécialité. C’est pourquoi nous demandons que la réforme du lycée et du baccalauréat envisagée par le rapport Mathiot soit repoussée à une date permettant une consultation et des concertations beaucoup plus larges avec les différents acteurs de cette réforme.

C. Transmis par SLU 1/ Les organisations (syndicats et associations) appellent à une nouvelle journée de mobilisation le 6 février, veille du passage de la loi au Sénat : http://www.sauvonsluniversite.fr/sp... Envoyez les annonces de rv, AG et manifestations à SLU (ce sera déposé ici : http://www.sauvonsluniversite.com/s...)

2/ Coming soon ’Ils n’ont pas voulu de moi" (une production ParcourSup) : http://www.sauvonsluniversite.fr/sp... Benie, à la Courneuve, a le sentiment qu’il pourrait avoir un rôle dans le film : http://www.sauvonsluniversite.fr/sp...

3/ De nouvelles motions (en philo, Bordeaux, Nice, Rouen, Caen, Metz ont signé le même texte) : http://www.sauvonsluniversite.fr/sp... L’article de Médiapart sur la mobilisation du 1er février à Paris : http://www.sauvonsluniversite.fr/sp...

Et les photos que Jean-Claude Saget a prises de la manifestation du 1er février et envoyé à SLU. Un grand merci https://photos.app.goo.gl/9FbsXLh8m...

D. Manifestation du 6 février 2018 Trajet / parcours : Départ 14h de Luxembourg, en direction du ministère Manifestation et grève intersyndicale Collèges, lycées et universités https://paris.demosphere.eu/rv/59725

Trajet / parcours : Départ 14h de Luxembourg, en direction du ministère Rendez-vous particuliers :

11h00 : Mobilisation à Argenteuil et Bezons 11h00 : Assemblée générale université Paris-10 Nanterre 18h00 : Assemblée générale éducation - interfacs - inter lycées, ... Bientôt, d’autres rendez-vous d’organisations, ici sur Démosphère

Motion adoptée à l’unanimité

E. Vous trouverez ci-dessous un communiqué du président et du bureau de la 11ème section du CNU :

La 11ème section du CNU, réunie le 31 janvier 2018, exprime son soutien à "l’Appel du 20 janvier 2018" (Appel unitaire au retrait de la plateforme Parcoursup et du projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants - loi ORE).

Communiqué adopté à bulletin secret (35 voix pour, 2 contre et 8 blancs).

Le président et le bureau de la section CNU 11. Lien : http://www.sociologuesdusuperieur.o...

F.Fatiha Boudjahlat : le rapport Bergé prend les enseignants pour des assistantes sociales http://www.lefigaro.fr/vox/politiqu...

G.Rapport Bergé/Descamps : enseignants et milieux populaires A propos du rapport Bergé (LRM)/Descamps (UDI) : https://www.francetvinfo.fr/societe... (il y a un lien dans l’article sur le rapport proprement dit)

Mais si on veut vraiment des enseignants provenant des "milieux populaires" et "revaloriser" le métier, une seule solution : des concours organisés en 3e et en terminale, avec une bonne bourse de la 3e à la terminale, puis un salaire en première année post bac pour suivre des études universitaires disciplinaires jusqu’à un master (éventuellement orienté enseignement), suivi éventuellement d’un engagement à prendre un poste qques années.

Bref...ce qui existait avant Jospin et les "profs des écoles", avant le passage à la licence puis au master pour entrer à l’EN. A cette époque, il s’agissait de cours à l’école normale d’instit (avant les IUFM) https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8... et les bourses IPES pour les enseignants se destinant au secondaire (qui suivaient une licence à l’université) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Insti.... 30 janvier 2018 Non aux masters payants à Nice

Pour information. On est dans le laboratoire de la ministre, à savoir son ancienne université de Nice et un des résultats immédiats de l’Idex accordé à cette université a été la suppression de 11 masters de l’université (gratuits ou presque) et la création de masters Idex (locaux donc qui peuvent être payants...) à 4000 euros par an... Faites-le savoir autour de vous, cela semble un cas très significatif... https://nonauxmasterspayantsanice.w...

27 janvier 2018 Vous trouverez ci-joint l’annonce (communiqué de presse) de la Coordination Nationale de l’Education du 27 janvier

de 13h à 17h

Université Sorbonne Nouvelle Paris3 Amphi B

et ci-dessous une pétition à signer proposée par l’Association française d’études américaines, et que l’on peut trouver sur le site du Snesup : http://snesup.fr/article/motion-de-...

La demande d’un positionnement du CNU sur la réforme est bien sentie. Cette motion me fait imaginer que des sociétés savantes et autres associations disciplinaires se sont certainement exprimées sur la réforme. Ou vont le faire. Il conviendrait de faire un travail de collecte, tout comme nous pourrions également en initier dans nos champs disciplinaires respectifs. Je suis certain que la présente liste devrait permettre de récolter quelques motions.

Voici le site de LA PETITION A SIGNER , ainsi que les signataires actuels.

MOTION CONTRE PARCOURSUP

Le bureau de l’AFEA, réuni ce 13 janvier 2018 à Paris, exprime son inquiétude vis-à-vis du dispositif Parcoursup, présenté improprement comme plus juste qu’APB et mis en place à marche forcée sans moyens supplémentaires, alors même que la loi concernant sa mise en place n’a pas encore été votée et qu’une grande partie de la communauté universitaire fait connaître par divers biais son désaccord. Sous prétexte de « davantage de justice » pour les étudiantes et étudiants, et tout en faisant croire à ces derniers et à leur famille qu’ils bénéficieront de parcours « personnalisés », Parcoursup instaure une sélection de fait. Parce qu’il demande aux universités de formuler des « attendus » et de trier les demandes d’inscription des bachelières et bacheliers, le gouvernement transforme le service public d’enseignement supérieur – normalement ouvert de droit à toute bachelière et tout bachelier, sur l’ensemble du territoire – en un marché de l’enseignement supérieur et aggrave la mise en concurrence des universités entre elles.

Le bureau de l’AFEA affirme son opposition vigoureuse à la mise en place de Parcoursup. Il appelle les collègues à ne pas participer à cette sélection qui refuse de dire son nom, et à réfléchir aux conséquences inévitables en termes d’accès aux universités, ainsi qu’aux effets qu’un tel changement de système aurait pour notre profession et notre statut d’enseignant-chercheur. Il souligne que face à l’afflux démographique lié au mini baby-boom des années 2000, le choix de la sélection des étudiants se substitue au financement par l’État. Dans ce contexte de sous-financement, il y a fort à parier que les universités exsangues soient tentées de recourir au recrutement massif d’enseignants du secondaire, ainsi qu’à la modulation des services à la hausse des enseignants chercheurs, dans les deux cas au détriment de la recherche et de son articulation à la formation (moins d’enseignants-chercheurs, c’est aussi à terme la fermeture des masters dans telle ou telle université comme celle d’études doctorales diplômantes). À ce titre, le CNU sera certainement amené à se prononcer aussi sur Parcoursup, dont on voit bien qu’il n’est pas un simple dispositif technique, mais un véritable cheval de Troie destiné à transformer un service public d’enseignement performant en un marché sélectif de l’enseignement supérieur.