L’Association "Sauvons la Recherche" Groupes de travail Comités loc. et transv. Université de printemps 2011 EUROPE
Accès thématique Emploi et précarité Communiqués de SLR Actualités communiqués partenaires
Médiathèque Les archives Documentation revue de presse Tribunes et Contributions
accueil contact plan du site admin
caractères +caractères -
article
réactions (0)
Accueil / communiqués partenaires / En finir avec l’arbitraire, le sous-emploi et les discriminations au CNRS et à l’université

En finir avec l’arbitraire, le sous-emploi et les discriminations au CNRS et à l’université

Communiqué public de l’Assemblée générale du 19 juin 2019 (EHESS)

le 24 juin 2019

Lire (et signer) la pétition ici

L’acharnement contre Akim Oualhaci en section 36 cette année, tout comme celui contre Mathieu Grossetête les deux années précédentes, ou encore les déclassements depuis trois ans en sections 35, 37, 39, 53, sont l’expression emblématique de l’autoritarisme gestionnaire et du mépris de l’autonomie scientifique qui fondent la politique de recrutement de l’Institut des Sciences Humaines et Sociales du CNRS. Ces pratiques inacceptables touchent également d’autres instituts du CNRS (notamment à l’INC (Chimie), en section 14). Dans la section 36, l’évaluation démocratique des projets de recherches (plus que des seuls CV) par des spécialistes de la discipline, a été bafouée une fois de plus. Elle fait place à des pratiques arbitraires et brutales, jamais publiquement justifiées, et qui ressemblent à s’y méprendre à des pratiques discriminatoires.

Voilà donc le vrai visage de la « politique d’excellence » vantée par le PDG du CNRS (Antoine Petit) : une attaque frontale et conjointe contre l’autonomie des disciplines et contre l’évaluation démocratique des dossiers des candidat.e.s. La mise en avant de cette prétendue « excellence » va de pair avec une diminution drastique du nombre de postes mis au concours et une précarisation catastrophique dans l’enseignement supérieur et la recherche. En 10 ans, les effectifs d’ITA et chercheur.e.s du CNRS ont diminué de plus de 1000 postes !

Nous, précaires et statutaires du CNRS et de l’enseignement supérieur réuni.e.s en assemblée générale, exigeons que justice soit faite en accordant un poste à Akim Oualhaci, déclassé à trois reprises successives - un fait inédit depuis la création du concours de chargé.e de recherche au CNRS- et plus largement à l’ensemble des déclassé.e.s au concours de chargé.e.s de recherche, victimes des ingérences répétées de la direction dans les classements des concours depuis trois ans.

Nous rappelons qu’une autre politique de l’emploi scientifique est possible et nécessaire. Et que seule la restitution des postes supprimés depuis 10 ans et la création massive de postes dans l’ensemble de l’enseignement supérieur et de la recherche fera taire notre légitime colère.

Nous appelons dès à présent toute la communauté scientifique, précaires et titulaires de l’Université et du CNRS de toutes les sections à :
- signer la lettre des Directeurs.trices d’Unité dans les jours qui viennent ;
- organiser localement des AG sur les lieux de travail pour amplifier la mobilisation et développer des moyens d’action (grève, boycott du travail administratif, refus des vacations par les chercheur.e.s du CNRS, etc.) ;
- relayer les informations sur la mobilisation dans l’espace public, notamment sur les réseaux sociaux ;
- nous rassembler le 4 juillet 2019 pour le Comité National du CNRS à Paris Descartes, afin de montrer massivement notre présence face à la Direction et aux médias et de porter nos revendications (les informations plus précises sur les heures et modalités suivront rapidement ce communiqué).

Des groupes de travail organisent ces moments d’actions, n’hésitez pas à nous rejoindre.

On peut suivre le groupe CNRS++, à l’origine de cette mobilisation, sur Facebook et sur Twitter