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La Marseillaise

le 13 décembre 2013

13 décembre 2013

Grâce à sa vidéo diffusée à l’audience correctionnelle du 28 novembre 2013, un physicien italien qui vit à Marseille a permis à cinq jeunes étudiants accusés de violences sur des policiers de montrer aux juges que c’est eux qui le 18 janvier 2012 à 2h du matin avaient été victimes de violences illégitimes caractérisées. Ce vidéaste a souhaité rester anonyme. On apprend dans l’entretien qu’une policière s’est proposée de poser devant les jeunes blessés allongés au sol, place Jean-Jaurès. Un an de prison ferme a été réclamé contre un major de police du groupe de nuit des motards, le seul fonctionnaire identifié sur la vidéo parmi les 27 présents. Les juges rendent leur délibéré demain dans ce « dossier du mensonge » où même les médecins de garde-à-vue ont minimisé les blessures sévères infligées aux étudiants. (...)

26 Février 2004

  • [La Marseillaise évoque le mouvement des chercheurs en première page, avec pour titre "Canebière : Les chercheurs expérimentent la voie publique" (bon titre).]

Page 4. Titre " Bouillon de Culture sur la Canebière". Pendant quelques heures, les chercheurs ont choisi La Canebière pour parler de leur métier. Bon papier de Stéphane Revel, qui évoque l’installation du Collectif SLR devant l’Agora des Sciences ce 25 Février, avec l’aide originale, médiatique, inspirée et sympathique des Petits Débrouillards. Ambiance bon enfant, peut-être indispensable à la popularité du mouvement..

En page 39, ce même jour, une photo "douloureuse" de Claudie Haigneré, qui semble avoir beaucoup vieilli ces derniers jours, sous le titre "Face au mécontentement dans la recherhe, Jacques Chirac tente de reprendre la main". Le papier annonce la nouvelle loi d’orientation sur la recherche annoncée par Jacques Chirac pour la fin de l’année, ce Chirac-là tentant visiblement de prendre de la hauteur (comme un avion sans ailes ?), avec une palanquée de mesures (créations de plans de diffusion de la culture scientifique, ….) non chiffrées…..

Edition du 10 Mars

En première page, photo d’un jeune chercheur déposant symboliquement une lettre de démission dans une urne, avec le titre "Démissions Responsables". En page 3, "Le fait du jour"…., évoque 2500 chercheurs dans les rues de Marseille, avec pour titre "Les pieds à Marseille et la tête à Paris". L’article évoque le côté "populaire" du mouvement : Une mère de famille portant une pancarte "Maman en colère, plus de postes, plus de bourses, non à l’exil de nos enfants". Remarquons aussi ce point mentionné par deux chercheurs du CEA, en réponse au Premier Ministre qui parlait de l’intelligence des mains, cherchant encore une fois à diviser la France entre "Manuels" et "Intellos" : "Notre métier (..) s’effectue souvent avec les mains". En encadré, une interview de J Ben Ari, évoquant l’incompréhension du gouvernement, le déclenchement des Etats Généraux de la Recherche (initiative du collectif SLR), le fait que les ponts sont pour l’instant coupés avec le Ministère et qu’on se dirige tout droit vers un blocage administratif des labos. Offensif….

En page 37, l’Actu (au niveau national), reprend la démission collective des chercheurs à Paris. Les chercheurs, réunis en AG à l’Hotel de Ville de Paris, sont ensuite allés en cortège (15000 personnes ?) au Ministère de la Recherche, remettre les lettres de démission (dans des urnes). Une banderole, en tête du cortège, évoquait le fait que "100% des prix Nobel sont des statutaires", en réponse aux mots malheureux d’un politique de l’UMP. Alain Trautmann, porte parole du collectif, évoque le soutien attendu du côté de l’Université (point qui reste à suivre avec attention).

Un article évoque le gouvernement "muet" sur les financements. Le papier fait le fait sur la situation financière. Il est rappelé, qu’au delà des promesses de Jacques Chirac, rien n’a évolué en ce qui concerne l’accroissement de la part du budget consacré à la recherche. L’idée évoquée de "taper" dans les stocks d’or paraissant pour le moins fantaisiste, et pour le plus signe de l’énervement d’un gouvernement enfermé dans une logique comptable, si ce n’est dans des choix "clientélistes", sacrifiant la créativité en général (intermittents du spectacle, éducation, recherche,...), si ce n’est l’intelligence…

On peut noter aussi, en encadré, les réactions des partis politiques :

Le PS en profite pour rappeler les promesses "fausses" de Chirac et le manque de clairvoyance du gouvernement. Le PRG (en la personne de Schwartzenberg, ancien ministre de la recherche) stigmatise l’attitude électoraliste du Premier ministre, préférant les commerçants aux chercheurs. Le PCF soutient le mouvement en défendant la recherche publique, source d’avenir pour le pays. Le MRC évoque l’inertie du gouvernement. L’UMP "regrette" la décision des chercheurs …….. (bigre !) L’UDF souhaite un geste de réconciliation, suggérant de débloquer quelques postes (on marchande, Mr Bayrou ?) En vrac, les réactions de de Raffarin, Haigneré et Copé, qui ne sont que sciure de langue de bois.

A noter enfin l’édito au vitriol de Del Picchia, qui hallucine sur le fait que Raffarin en est encore à chercher le SENS de la démission des chercheurs. "Raffarin ne dispose pas de l’intelligence lui permettant de comprendre le sens de ces démissions". (dur).