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300 millions : le gouvernement annonce qu’il va régler ses dettes

Par Bertrand Monthubert, le 25 février 2004

Le gouvernement vient d’annoncer qu’il aller débloquer 293,8 millions d’euros correspondant aux crédits gelés dans différents organismes de recherche et le FRT (fonds de la recherche technologique). C’est une annonce qui doit encore être confirmée par Bercy pour qu’elle se traduise par le versement effectif des sommes aux organismes de recherche et au FRT. Le Collectif accueille avec intérêt l’annonce du gouvernement qui reconnaît pour la première fois, en actes, la légitimité d’une des demandes contenues dans l’appel "Sauvons la Recherche !". Il est donc légitime de verser en 2004 des crédits qui, ayant été votés, auraient dus être versés en 2002 et 2003. L’Etat éponge une dette, par rapport à des crédits votés. Mais il ne faut pas oublier que les crédits votés pour 2004 restent nettement inférieurs à ceux votés en 2002 (hors salaires, pour le CNRS, 410 millions € en 2002 et 342 en 2004). Dans ces conditions, déclarer que le budget de la Recherche augmenterait de 4,7% de plus que prévu cette année est assez indécent, dans la mesure où cela fait passer une dette épongée pour un cadeau. Enfin, il faut rappeler que sur ces 300 millions, environ 2/3 étaient déjà prévus au budget 2004. La véritable nouveauté porte sur le 1/3 dont le versement était initialement prévu pour 2005.

Nous souhaitons que ce premier pas du gouvernement soit suivi d’un second, dans la foulée. Le problème gravissime reste celui de nos jeunes scientifiques. Pour la première fois depuis 1945, l’emploi scientifique public baisse en France. Du fait de la récession globale de l’emploi scientifique public et privé depuis deux ans, il y aura en 2004 au CNRS, 4737 candidats, pour 222 postes de "chargé de recherche 2ème classe". Dans ces conditions, il serait irresponsable de se contenter de miettes. Nous maintenons plus que jamais notre demande de rétablissement des 550 emplois de titulaire supprimés en 2004 dans les organismes de recherche et la création de plusieurs centaines d’emplois dans les universités.

Le coût de ces créations de postes est dérisoire par rapport à ce qui vient d’être accordé. Il n’y a donc pas d’obstacle budgétaire à cette demande. Il suffit d’une volonté politique. Si ces postes sont accordés, les Etats Généraux de la Recherche pourront être organisés par un Comité d’organisation indépendant dont la composition sera négociée par la Collectif et le Ministère de la Recherche. Si un nombre suffisant de postes n’est pas accordé, les directeurs de laboratoire démissionneront le 9 mars comme ils s’y sont engagés, et les Etats Généraux démarreront immédiatement, avec un Comité d’organisation nommé par le Collectif.

Le Collectif " Sauvons la Recherche ", le 25 février 2004