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Les universités doivent ouvrir

le 30 novembre 2020

Ainsi donc les universités seraient si peu essentielles qu’elles pourraient attendre février 2021 pour rouvrir. On ne compte plus les alertes sur le désespoir des étudiants, tout particulièrement les nouveaux entrants en L1 ou ceux commençant une thèse, seuls face à eux-mêmes, sur la détresse psychologique d’enseignants ayant perdu tout contact avec leurs étudiants, parlant seuls face à leur écran ou une salle vide.

Cette décision est inadmissible, voici plusieurs propositions d’action

  • signons la pétition Reprise immédiate des Cours à l’Université
  • signons cet appel qui a été lancé avant le mardi 24 novembre « Pour la reprise immédiate des cours ».
  • retrouvons nous le 4 décembre 2020 à 12h devant le ministère de l’ESR(I) à l’appel du Comité de Défense de l’Université de Nanterre (retrouver leur appel ci-contre)
  • écrivons à la médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur (mediateur@education.gouv.fr) voici un modèle de lettre :

Madame la médiatrice,

J’ai écouté attentivement mardi 24 novembre l’allocution de M le Président de la République.

J’ai entendu que les cultes pouvaient reprendre, dès samedi 28 novembre, dans la limite de 30 personnes à la fois.

J’ai entendu que les cinémas et théâtres pouvaient reprendre, dès mardi 15 décembre.

J’ai entendu que les lycées pourraient reprendre avec leur effectif complet, autour du 20 janvier.

Par ailleurs, je sais que dans de nombreux lycées, les étudiant.es de BTS et de classe préparatoire continuent à avoir cours, le plus souvent en classe entière, au mépris des consignes sanitaires actuelles. (source)

Pourquoi une partie des étudiant.es ont droit à avoir cours, et pas les autres.

Depuis début octobre, madame la médiatrice, les universités se sont adaptées, ont consacré beaucoup de temps et d’énergie à mettre en place un enseignement hybride, avec une moitié des cours en présentiel, et une autre en distanciel. Bien entendu, nous faisons du mieux possible, en distanciel, pour garder nos étudiant.es motivé.es, pour leur transmettre le plus possible de savoirs et d’esprit critique. Mais ce distanciel ne peut qu’être un palliatif de courte durée, pas un mode d’enseignement durable.

Aujourd’hui, les étudiant.es sont désespéré.es, les étudiant.es de L1, anciens de terminale, n’ont quasiment pas eu de cours en classe depuis mars 2020, et ne reprendraient qu’en février ? Cela signifie un an à la maison, quasiment...

C’est un désastre pédagogique qui s’annonce.

Madame la médiatrice, je suis enseignant-chercheur à l’université, et je ressens comme une injustice épouvantable envers nos étudiant.es qu’il ne soit pas possible, dès lundi 30 novembre, ou au moins dès le 15 décembre, à la fin du confinement, dans le respect d’un protocole sanitaire strict, de reprendre les cours en présentiel, avec respect des demi-jauges dans tous les locaux, et de toutes les autres mesures barrière, comme c’était déjà le cas début octobre.

Au minimum, les étudiant.es de L1 devraient être prioritaires et reprendre sur les campus dès lundi, et les années ultérieures progressivement dans les semaines à venir, pourquoi pas.

Madame la médiatrice, les études , l’avenir des jeunes générations, nos enfants, nos étudiant.es, ne peuvent pas être moins importantes que le cinéma, le théâtre, le sport, les cultes, ou les sorties au restaurant.

Quel message à la jeunesse, Madame la médiatrice, que leurs études valent moins que des sorties dans les bars ?

Pouvez-vous demander au Président de la République, au gouvernement, aux ministres, aux préfets, aux recteurs, aux présidents d’université, la réouverture immédiate des universités dans le respect du protocole sanitaire strict en place depuis octobre ?

Je vous prie de recevoir, Madame la Médiatrice, mes respectueuses salutations

  • réjouissons-nous en lisant la lettre ouverte adressée au président de la République "Adde nulla ut nulla Toto caput est" (ci contre)

Notons par ailleurs que certains présidents d’universités portent les mêmes inquiétudes, par exemple ici pour Aix Marseille université, Sorbonne université, l’université de Paris sciences et lettres, l’université de Paris, l’université Lyon 1, l’université Côte d’Azur, l’université de Bordeaux, l’université de Strasbourg, l’université de Grenoble Alpes et l’université Paris-Saclay., voir aussi cette déclaration à Nantes