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Le CNU bientôt obsolète ? [MàJ]

Par la rédaction, le 5 février 2021

[MàJ] Tandis que des juristes rappellent la rupture que constitue cette mise au ban du Conseil National des Universités (voir ici), d’autres, plus pragmatiques, édictent de bonnes pratiques pour la Qualité des recrutements (voir ). Comme si ce dernier coup au service public de l’Enseignement Supérieur, à travers son autonomie seule garante de la qualité, n’était qu’une mise en conformité des textes...

Rappel : La loi LPR publiée au journal officiel le 24 décembre 2020 a modifié le code de l’Éducation, article L. 952-6, en ceci que pour le recrutement de professeur des universités, la qualification par l’instance nationale n’est pas requise lorsque le candidat est maître de conférences titulaire. Et c’est l’information qu’ont reçue tous ceux qui s’étaient inscrits à la qualification.

Ceci est confirmé par le courrier que les membres du Conseil national des universités (CNU) ont reçu du ministère.

Contrairement aux apparences, ceci préfigure plutôt la disparition du corps des maîtres de conférences. Ceux en postes seront promus professeurs au gré des ressources des universités, qui ont de plus en plus de mal à ouvrir des postes de titulaires. Les nouveaux entrants devront se contenter de tenure tracks avec la promesse de titularisation pour peu que l’on prouve sa capacité à lever des fonds. Ces postes à durée déterminée prévus par la loi LPR, pas du tout stressants, permettront sans doute un développement de l’excellence en recherche ; ils pourront être portés par les régions ou des établissements publics de recherche, comme cela se passe déjà à l’INRIA.

Par ailleurs les sénateurs ont voté en catimini un sous-amendement qui permet de façon expérimentale de recruter hors qualification des Maîtres de Conférence. Comme le rappelle le sénateur Pierre Ouzoulias : "Je suis surpris, très surpris que, par le biais d’un amendement et d’un sous-amendement, à minuit et demie, devant un auditoire clairsemé, nous soyons en train de déconstruire tout le service public de l’enseignement supérieur".

Et tout ça sous le contrôle du président de l’agence d’évaluation HCÉRES...qui a déjà évalué positivement un dispositif expérimental de recrutement en sciences économiques et sciences de gestion.

Y a-t-il encore besoin d’un.e ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ?