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Le 9 mars et ensuite.

Par marc benhamou, le 1er mars 2004

Qu’adviendra-t-il après le 9 mars ? C’est là une question majeure dont dépend l’issue du vote des DU qui seront réunis en AG ce jour-là.

Beaucoup de DU ont signé la pétition en pensant ne jamais avoir à vraiment démissionner de leurs fonctions administratives. Les concessions lâchées par la ministre visent à cibler ces DU pour les détacher du reste des signataires. Garder ceux-ci parmi nous dépend de notre capacité à clarifier au moins deux points : 1) Quelles seront les conséquences des démissions : au niveau des commandes, des responsabilités civiles (vis à vis des étudiants, des techniciens et des post-docs), plus généralement de l’existence même des Unités (celles-ci sont créées au nom d’un candidat ; si celui-ci démissionne l’Unité est-elle dissoute ?). Si les démissions ne représentent pas un réel danger pour la survie des Unités il faut en informer de manière détaillée les DU signataires dès maintenant. Sinon, il faudra une démarche collective pour trouver une issue aux problèmes qui seront posés par les démissions. Le débat sur ce point doit être lancé parmi les signataires le plus tôt possible. 2) Quelles échéances après le 9 mars ? Bien sûr une démission des DU transfèrera la pression sur le ministère. Mais ce gouvernement a démontré une capacité inédite à la surdité face aux protestations des différents secteurs sociaux touchés par sa politique. Des perspectives rapprochées doivent être dégagées qui permettront de continuer à faire monter la pression sur le gouvernement après le 9 mars, a fortiori si les démissions entraînent une fermeture des Unités, situation qui ne peut être tenable très longtemps. Bien sûr la réponse à ces deux questions dépend de l’étendue des démissions, mais inversement l’étendue des démissions dépend aussi de la réponse à ces questions. Il est à craindre que les DU qui auront renoncé à démissionner ne se déplacent même pas le 9 mars à l’AG et donc ne soient plus en position d’être convaincus par le débat qui aura lieu alors. Ainsi, l’issue du 9 mars dépend du 10 mars. C’est donc dès maintenant que ces questions doivent être débattues.