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CR du pique nique et de l’AG du 3 mars 2004

le 4 mars 2004

Le pique-nique organisé par le collectif a permis de réunir 300 personnes dans le parc de la faculté de sciences. Parmi elle étaient présents de nombreux étudiants, chercheurs, enseignants chercheurs, directeurs d’unité de recherche ainsi que les représentants du collectif "Sauvons la recherche". L’orchestre de Jazz de l’université et le foyer des étudiants se sont beaucoup investis pour donner à ce rassemblement une atmosphère extrêmement conviviale au cours duquel les échanges et discussions ont été nombreux.


Télécharger la présentation faite aux étudians des fonctionnements de l’université et de la recherche et des difficultés auquelles elles sont confrontés aujourd’hui.

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Assemblée générale

Dans son introduction Laurent Counillon a expliqué de façon très claire les points suivants :

- Rôle de la recherche fondamentale comme socle de la recherche appliquée, elle-même moteur de l’économie d’un pays et de l’augmentation du PIB. - Rôles de l’Université dans l’enseignement et la recherche. La majorité des formations de recherche sont devenues des unités mixtes CNRS/Université, Inserm/Université, INRA/Université etc . En France, c’est sur les campus universitaires que sont localisés la majorité des laboratoires de recherche. L’université est le lieu où existe une transmission directe des avancées la recherche aux jeunes générations via l’enseignement. La coupe progressive des postes et des budgets depuis des années, accentuée de façon drastique cette année menace gravement la recherche donc le niveau de l’enseignement et la valeur des diplômes qu’obtiendront les étudiants. En effet, l’enseignement et en particulier la nouvelle réforme LMD repose, comme le souligne le Ministère, sur une recherche d’excellence. La mise en place de cette réforme, nécessite des moyens humains et financiers importants, moyens nécessaires pour l’encadrement et l’accompagnement beaucoup plus personnalisé des étudiants dans leur cursus et l’augmentation de la durée des stages dans les laboratoires. Néanmoins, aucun poste n’a été créé cette année en France à l’université et les crédits des équipes de recherche ont été encore sérieusement amputés.
Dans ces conditions il ne sera pas possible de garantir un niveau d’enseignement permettant de préserver la valeur de ces nouveaux diplômes.

Il a rappelé les revendications du collectif :
- Versement immédiat des sommes non versées en 2002
- Restitution des 550 postes de chercheurs transformés en CDD
- Mise en place d’Assises Nationales de la Recherche

Isabelle Mus-Veteau a insisté sur le fait que le collectif maintient ses revendications à propos des postes, contrairement à ce qu’ont pu entendre certains doctorants. Le collectif est bien conscient des effets d’annonces du gouvernement (la restitution de 120 postes seulement par exemple). Ceci est nettement insuffisant. La restitution des postes reste une revendication majeure. Par ailleurs, un message a été envoyé à tous les DU pour les inviter à se réunir le vendredi 5 mars à 17H afin de préparer la journée de démission du 9 mars. Cette réunion sera menée par Pierre Chardin et permettra d’avoir les nouvelles du collectif national.

Le débat s’est engagé sur 3 points principaux

1) La démission des signataires prévue le 9 mars :

De façon générale les directeurs d’unités (DU) jugent que ce qui a été proposé est totalement insuffisant. Plusieurs DU présents à l’AG (SHS et Math) ont affirmé qu’ils maintiendraient l’engagement qu’ils ont pris en signant la pétition et qu’ils démissionneront. Bien sûr ils espèrent "ne pas y aller tout seul". Il a été proposé que les DU présents s’engagent aujourd’hui à démissionner. Par ailleurs "il paraît difficile d’essayer de faire prendre conscience aux étudiants de l’enjeu du mouvement si dans le même temps on ne tient pas notre engagement". Plusieurs personnes sont revenues sur la situation catastrophique et intenable en SHS : 600 euros par chercheur et par an ! L’ampleur des coupes de postes est telle que tout le monde est découragé
Beaucoup ont re-affirmé leur soutien aux directeurs, pour qu’ils ne cèdent pas sous peine d’être accusés d’avoir "fait de l’esbrouffe". Il faut établir un rapport de force avec le gouvernement grâce à cette démission que le gouvernement peut ou pas, accepter. Il est peu probable que des démissions en bloc soient acceptées. Certains ont rappelé que cette démission était une idée de génie médiatique et que beaucoup de personnes dans et hors du monde de la recherche ont signé en voyant des "grands noms" signataires. Il est important de ne pas décevoir cet élan.

2) Les états généraux ou assises de la recherche

Isabelle rappelle que le gouvernement organise des "assises" et le collectif des "états généraux". Le collectif refuse de travailler avec le gouvernement tant que la confiance n’aura pas été rétablie et que nos revendications ne seront pas satisfaites.

Certains chercheurs demandent quelles propositions le collectif propose t-il concrètement. "il faudrait réfléchir à ce que l’on veut faire de la Recherche. Quelle est l’étape qui va suivre le 9 mars ? est ce que le collectif a des propositions ? " Réponse du collectif : l’organisation des Etats généraux est prévue. Il serait bien, justement, de commencer à faire des propositions et même si l’on peut, d’organiser localement ce genre d’états généraux pour les faire remonter ensuite au niveau national. Pour l’instant il est important de préparer la journée du 9 mars. Réponse d’un chercheur : "il existe déjà des forums de discussions, un dialogue est entrain de s’établir. Il faut aller sur ces sites et lire, il très intéressant, de lire ce qu’écrivent les post-doctorants en particulier qui représentent la charnière importante qui manque en France. Les assises sont entrain d’être organisées, par le collectif, une association qui a même été créée pour aider financièrement à mettre en route ces assises. Nous avons une opportunité unique de réfléchir à ce qu’est notre métier. Il faut lire, discuter et prendre garde à ce que toutes les disciplines s’entendent. Si l’on pouvait organiser des assises ici, ce serait encore mieux."

3) La mobilisation et l’information des étudiants sur l’enjeu du mouvement actuel pour leur formation

Les étudiants se sont inquiétés de savoir comment faire plus et mieux dans le cas où les démissions ne seraient pas acceptées. Les étudiants présents ont déploré l’absence de beaucoup d’entre eux qui semblent "uniquement intéressés par leurs notes" et peu ou pas leur avenir. Dans l’ensemble ils se plaignent de n’avoir pas été informés surtout dans les premières années, Deug etc ... . Par ailleurs ils déclarent aussi qu’on ne les pousse pas assez vers la recherche. Les enseignants chercheurs ont expliqué leurs scrupules à pousser des jeunes dans des voies sans issu.

Enfin, un texte commun collectif/syndicats a été rédigé pour appeler à la manif du 9 mars