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Propositions d’actions quotidiennes dans les labos

le 13 mars 2004

L’Assemblée Générale de l’UMR 5573 « Dynamique de la Lithosphère » (CNRS et Université de Montpellier 2), réunie ce vendredi 12 Mars pour débattre de « l’après 9 Mars » propose à la majorité des votants les actions suivantes si aucun signe d’apaisement ne vient du gouvernement avant le 19 Mars :

I. Se donner les moyens d’étendre la mobilisation auprès des collègues personnels de la recherche, étudiants, citoyens mais aussi collègues et partenaires étrangers. A notre niveau, nous nous proposons de :
- Rédiger un texte court en anglais expliquant le contenu et la portée du mouvement SLR que nous joindrions à chaque message vers des collègues étrangers
- Faire apparaître un flash d’information en entrée du site web du labo relatif à « la recherche en danger »
- Apposer des banderolles ou affiches (« Sauvons la Recherche, Recherche en danger, Labo en danger ») aux fenêtres du labo visibles de l’intérieur et de l’extérieur de la fac et propager cette idée dans les labos voisins
- Faire connaître nos missions (créer et diffuser du savoir) ainsi que l’impossibilité où nous nous trouvons de les accomplir suite à la politique du gouvernement, auprès des citoyens et auprès des étudiants
- Nous sommes favorables à une mobilisation 1 jour/semaine sous forme d’une grève dans les rues et non dans les labos tant que le gouvernement n’aura pas rétabli la confiance

II. Décider de boycotter les élections des membres du futur Comité National du CNRS :(1) en ne nous portant pas candidat et (2) en ne votant pas afin que les élus soient illégitimes. Il est en effet paradoxal de vouloir réformer de fond en comble nos organismes et d’organiser dans le même temps un renouvellement des sections qui nous engage sur plusieurs années. Tout comme la démission des dirlabs qui était risquée pour les premiers signataires, le risque est grand pour ceux qui souhaitaient se porter candidat au CN et qui retiennent leur candidature. Il est donc crucial de répercuter cette idée auprès de nos collègues. Ceci ne remet pas en cause l’utilité du CN.

III. Ne pas transmettre toute évaluation de dossier, qu’il émane du Ministère de la recherche, du CNRS, de l’IFREMER ou d’un quelconque organisme afin (1) de marquer notre désaccord sur la disproportion entre le temps qu’il nous est demandé de consacrer à ces évaluations et la modicité voire parfois l’absence de financement des programmes ; (2) de faire savoir à l’administration des organismes que nous pouvons paralyser le système.

IV. D’organiser une réflexion interne dans le laboratoire visant à transmettre nos propositions au débat organisé dans le cadre des Etats Généraux de la Recherche. Nous nous retrouverons donc régulièrement 1 fois/semaine entre midi et 14h avec 1 thème abordé à chaque réunion. L’idée est de partir de notre vécu et de nos difficultés quotidiennes pour tendre vers des aspects de fond plutôt que de partir des projets émanant du CNRS ou DUNERF. Nos conclusions seront transmises aux relais régionaux du Collectif SLR afin qu’ils soient confrontés aux autres réflexions et ensuite être débattus nationalement par les membres SLR du comité « Beaulieu-Brezin-Trautmann ».