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Conférence de presse du comité SLR Besançon - Franche-Comté (2)

le 20 mars 2004

Une trentaine de personnels de l’université de Franche-Comté et de doctorants ou post-doctorants étaient représentés par Gilles Bossuet (ITA), François Vernotte (directeur démissionnaire), Guy Moreels (vice-président section 34 du CNU), Philippe Huetz (post-doctorant) et Laetitia Peifer (vice-présidente association des doctorants de Franche-Comté).

Les médias représentées étaient l’Est Républicain et Les dépêches-Le Progrès, pour la presse écrite, France Bleue Franche-Comté et Radio Bip, pour la radio, et France 3 Franche-Comté pour la télévision.

Intervention de Gilles Bossuet :

Tout d’abord il est important de rappeler que les ingénieurs, techniciens et administratifs sont partie prenante dans la production scientifique des laboratoires, la formation des étudiants à l’université et dans la gestion administrative et financière de ces structures. A ce titre, dans les établissements publics de recherche et les universités, ces personnels sont également concernés par la précarisation des emplois, les coupes budgétaires et la faiblesse des recrutements.

Nous rappellerons pour mémoire que sur les 550 emplois de titulaires supprimés dans le budget 2004, 350 concernaient ces catégories de personnels.

L’absence de création d’emplois statutaires, indispensables au bon fonctionnement des établissements de recherche et de l’université, participe d’une politique visant, consciemment ou non, à affaiblir et à démanteler à terme le service public de la recherche et celui de l’éducation.

Le projet de limitation des recrutements de chercheurs à 350 par an, alors que le flux de départ se situe entre 600 et 700 et la généralisation des CDD, (avec en 2010, 15% des emplois chercheurs statutaires actuels et 7% des emplois ITA transformés en contrats à durée déterminée) ne saurait constituer une solution au manque cruel de postes. En ne proposant aucun emploi stable et en ne garantissant aucun statut, cette politique de l’emploi scientifique entraînera une désaffection encore plus grande des jeunes étudiants pour les métiers de la recherche et contribuera à affaiblir davantage encore notre système de recherche et d’éducation.